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14/03/2019

PHILIPPE MEYER, MA RADIO, HISTOIRE AMOUREUSE

 

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre-Dame-des-Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D.des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

 

chaque dimanche à 19h

 

 

Mise en scène : Benoît CARRE

 

de et avec Philippe MEYER

 

accompagné de Jean Claude LAUDAT

 

 

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Ce n’est pas à proprement parler un spectacle au sens où nous sommes accoutumés de l’entendre, ni un « seul en scène », ni un numéro de « stand up » pour parler cet affreux jargon, qui est la forme la plus sotte et la plus misérable de la représentation théâtrale qui soit, qui nous vaut de voir s’agiter sur le plateau un ou une andouille n’ayant pas grand-chose à dire mais tenant mordicus à le faire savoir, plus riche de poncifs et d’idées préconçues, souvent par d’autres que lui-même, qui sont autant de jugements de valeur confondus avec des opinions, comme s’il était toujours au bar du coin.

Non c’est bien autre chose que cela, c’est un moment de confidences ponctué de chansons françaises, qu’accompagne discrètement mais efficacement Jean Claude Laudat, à l’accordéon,  et c’est le plaisant Philippe Meyer qui nous  parle, de sa voix de violoncelle, lui qui est si client de l’orchestre de contrebasses…

Intitulé « Ma radio, histoire amoureuse » cet entre-soi presque intime, entre amoureux de bons mots, de piques vachardes mais si feutrées que les salons que connut Elisabeth de Gramont enfant ne renieraient pas, ce rendez-vous autour de moments anciens ou plus récents que partage celui qui de son côté du poste nous donnait à entendre, avec ceux qui sont désormais devant lui est comme une belle tranche de joie de vivre à laquelle officiant et spectateurs communient avec bonheur.

 

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( photos : Karine Letellier )

 



Parce que la radio de Philippe Meyer, quand bien même la revendique-t-il, est aussi la nôtre : sans auditeurs, pas de programme, mais sans programme, pas d’auditeurs. Cette équation est sans fin.

Ce monologue partagé, émaillé de textes de chansons connues ou inconnues mais qui toutes rendent un vibrant hommage à l’humour et l‘esprit français, aux auteurs de talents, à la nostalgie même, est construit comme la lente montée de l’auteur vers les ondes, et il est plaisant de lui entendre rendre un hommage furtif et sincère à Ivan Levaï, ou Patricia Martin, Alex Taylor que les programmateurs actuels confinent dans les placards sans leur demander de contribuer au bonheur auditif des uns et des autres…

Au cours de cette heure quinze de soliloque, qui semble néanmoins être nimbée des parfums d’une jolie conversation tant les propos évoquent pour chacun de nous des moments précis, qui les petits matins de France Inter, qui les matinées du samedi, ou celles du dimanche sur France Culture, plus polémiques, plus aigües avec l’aréopage ordinaire de  ceux dont on perçoit la complicité amicale avec le maître des lieux, ou du moins de la tranche horaire, nous voyageons dans un temps béni, celui des belles heures durant lesquelles l’image ne tente pas de tout rafler d’une mise qu’elle veut nécessairement productive.

Rendons grâce au  Lucernaire, toujours affûté, toujours aux avants postes de ce qui se fait de mieux, d’avoir programmé cette causerie chaque dimanche jusqu’au 26 mai, à 19 heures.



Il y a des moyens plus sots et plus ennuyeux d’achever un week end, comme d’envisager le lundi matin…



Frédéric ARNOUX ©

 

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09:44 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

18/02/2019

Jean-Louis XIV de Nicolas LUMBRERAS

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Théâtre des BELIERS parisiens

 

14 bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Jules Joffrin)

 

LOC. 01 42 62 35 00

 

Pl. de 18 à 36€

- de 26 ans : 10€

 

www.theatredesbeliersparisiens.com

 

du mardi au samedi à 21h

matinée le dimanche à 15h

 

Texte et mise en scène : Nicolas LUMBRERAS

 

avec,

 

Emmanuelle BOUGEROL, Constance CARRELET,

Serge DA SILVA, Benjamin GAUTHIER, Nicolas LUMBRERAS, Benoît MORET.

 

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Qu'opposer au totalitarisme sinon la subversion ?

Même si cette dernière est rétrospective, elle n'en est pas moins savoureuse un peu à la façon de ces kouign-amann - certes un peu lourds - mais qui révolutionnent à coup sûr nos papilles gustatives ! …

Ce n'est donc pas par hasard si le spectacle en fait mention.

Louis-Dieudonné, dit le Grand, dit également le Roi-Soleil sera pour les besoins de la cause, c'est-à-dire, la Montespan, rebaptisé Jean-Louis.


Mais en attendant, nous découvrons Sa Majesté dans son intimité avec la favorite du moment quand l'annonce de l'arrivée de sa royale épouse tombe inopinément pour mettre fin à leurs ébats.

Marie-Thérèse n'est pas commode et bien qu'appartenant à la famille des Habsbourg coule en ses veines du sang espagnol.

A défaut de " rumba dans l'air " il va y avoir de la corrida.

( Signalons au passage que la dame danse parfaitement le flamenco ce qui dans les moments critiques la défoule sans nul doute. )

Afin d'échapper aux foudres de son épouse et rejoindre au plus vite sa tendre Athénaïs Louis s'invente en catastrophe une

" tata Régine " qu'il lui faut aller voir, la dame en question étant à la dernière extrémité.

C'était compter sans l'opiniâtreté de Marie-Thérèse d'Autriche laquelle va sans illusion aucune se lancer sur la trace du couple adultérin.

Sous nos yeux éberlués, le lit nuptial se transformera en carrosse et vogue la galère !

 

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Le point de chute est une auberge pour le moins interlope ( sans jeu de mots ou plutôt … si ! ) où un manant aux allures de petit marquis accueillera tout ce monde.
Ceux qui prétendent que la Bretagne est ennuyeuse comme la pluie devront réviser leur jugement.

Tous ces personnage du grand Siècle, vont et viennent sous nos yeux, jouent à ravir, chantent à l'envi ( la voix d'Emmanuelle Bougerol est une pure merveille ) et quand la comédie musicale prend fin nous ne rêvons plus déjà que d'y revenir car il est des plaisirs dont on ne se lasse jamais.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire …




Simone ALEXANDRE
www.theatrauteurs.com

 

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14:55 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

14/02/2019

BARBER SHOP Quartet - Chapitre IV

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Théâtre ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

( M° Hôtel de Ville

ou Rambuteau )

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

Pl. de 15 à 25€

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Chaque mardi à 19h45

 

Durée : 89 mn

 

Spectacle d'humour musical

 

conçu par : Bruno BUIJTENHUIJS

 

avec,

 

Marie-Cécile ROBIN-HERAUD ( soprano )

France TURJMAN ( alto )

Xavier VILSEK ( basse )

et Bruno BUIJTENHUIJS ( ténor )

 

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Allez savoir pourquoi il y a à Paris en ce moment un nombre vertigineux de spectacles musicaux ! Faut-il mettre cela sur le dos de la morosité, voire davantage induite par la saison et l’ennuyeux quotidien ?


Quoi qu’il en soit, certains d’entr’eux sont de vrais remèdes et notre posologie serait d’user sans modération des Barber Shop Quartet qui se produisent, trop rarement, chaque mardi à 19h30 à l’Essaïon.

Une fois de plus ils offrent à des spectateurs ravis l’image ( et le son ! ) d’un ensemble baroque, mais l’adjectif n’a rien à voir avec la musique ainsi qualifiée, quatre personnages en quête de hauteurs et qui surfent sur les sommets de l’humour et de l’intelligence.


Programme extrêmement construit, complicité et bonne humeur  font de cette heure et demi en leur compagnie un moment un peu hors du temps. On ressort ragaillardi, joyeux, chantant et heureux de vivre ces moments.

 

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Bruno Buijtenhuijs,  brillant auteur et meneur de jeu,  sorte de Monsieur Loyal de sa mini troupe, Marie-Cécile Robin-Héraud, soprano extraordinaire qui semble se déjouer de toutes les difficultés vocales qu’elle accumule à loisir en se risquant même sur le plus que casse-gueule mozartien « Reine de la nuit », aux paroles très ré écrites…, France Turjman qui fait entendre sa belle voix d’alto et compose un personnage de ménagère délurée et Xavier Vilsek, basse loufoque mais aussi prodigieux imitateur de sons et bruits divers.

Le plaisir de les entendre passe par les textes à l’écriture incisive, aux piques très fines et qui touchent souvent, une véritable prise en compte de l’actualité, et nos quatre fantaisistes ne reculent pas devant une forme d’engagement ; on peut entendre de très nettes et claires prises de position, réjouissantes ou navrées.

L’élégance de leur expression ajoute à la pertinence du propos, vif, rapide, sans cet étalage à la manière de ces sortes d’odalisques dégoulinantes produites par la mode, qui veut que le yaourt soit une langue, le décibel une expression du talent et l’agitation du mouvement.

 

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( photos : Philippe ESCALIER )



Cet opus 4, comme ils le disent eux-mêmes est plus abouti encore que le précédent que nous avions déjà chroniqué ici-même, plus enlevé,  plus nerveux, mais tout aussi joyeux. Et nous retrouvons ces personnages avec le même plaisir gourmand.

Enchaînés sans temps morts, les titres se succèdent que ne viennent scander que les applaudissements d’un public ravi.

Nous en étions ! Et nous ne résistons pas à les citer, «  On souffre moins des cons, quand on est près du solstice, non pas qu’il y ait moins de cons, mais les jours raccourcissent ».


Cela, en musique et joué par nos lascars, c’est une pure merveille ! On se croirait avec un moderne Offenbach…


Allez dare-dare à l’Essaïon, c’est un moment de pur bonheur.




 Frédéric ARNOUX ©

www.theatrauteurs.com

 

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11:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent