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04/04/2018

COMEDIENS ! Une comédie musicale

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THEATRE de la HUCHETTE

 

23, Rue de la Huchette

 

 

75005 PARIS

 

 

(M° Saint-Michel)

 

 

LOC. 01 43 26 38 99

 

 

Pl. 28€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans : 10€

 

http://www.theatre-huchette.com/

 

du mardi au vendredi à 21h

samedi : 16h & 21h

 

 

Comédie musicale librement inspirée de l'opéra : " Paillasse " de Ruggero Leoncavallo

 

Concept et mise en scène : Samuel SENE

 

Livret et paroles des chansons : Eric CHANTELAUZE

 

Musique : Raphaël BANCOU

 

avec : Marion PREITE (Coco) - Fabian RICHARD (Pierre) 

Cyril ROMOLI (Guy)

 

 

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Franck Desmedt, actuel directeur du Théâtre de la Huchette

( lieu qui fête son soixante dixième anniversaire ) a fort judicieusement choisi de présenter ponctuellement des comédies musicales sans abandonner pour autant les habituels Ionesco que le monde entier vient voir inlassablement depuis l'origine, ce qui ne constitue pas un mince exploit !

Après " Kiki de Montparnasse ", " la Poupée sanglante " et

" l'Ecume des jours ", voici : " Comédiens " spectacle conçu et mis en scène par Pascal Sené, librement inspiré du célèbre Paillasse de Léoncavallo, l'action ici se situant dans le Paris des années 40 ( en toute fin. )

Théâtre dans le théâtre, clin d'oeil humoristique à ce qui se passe généralement hors des yeux du public, lorsqu'un interprète doit être remplacé au pied levé ( apprendre un rôle en quelques jours n'est pas une mince affaire ! ) et que de surcroît, l'espace scénique est trop petit pour contenir le décor habituel ...

Complicités que créée la scène - logique puisque c'est le lieu où l'on partage les émotions … Des histoires d'amour y naissent, de solides amitiés également, parfois des drames, voire des tragédies.

Donc, nos trois comédiens-chanteurs s'apprêtent à jouer

" Au diable Vauvert " vaudeville musical déjà rodé en province et la nouvelle recrue est en retard ce qui ajoute un surplus de stress à l'instant vécu.

Dernières recommandations du metteur en scène, dernier bricolage du décor de remplacement, la tension devient paroxystique mais comme chacun sait, l'adrénaline est une drogue dont beaucoup ne peuvent se passer …

 

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( photos : LOT )

 



Il est évident que Pierre ( le metteur en scène, rôle joué par Fabian Richard ) et Coco, ( Marion Preïté ) l'interprète féminine " sont ensemble " comme on dit, et que le fait de jouer sur une scène parisienne si petite soit-elle, constitue un événement pour eux, surtout pour lui car Coco avait par amour, suivi son compagnon en province alors que sa carrière avait commencé dans la capitale quelques années au préalable, où elle a conservé certaines relations.

" Jalousie, tu viens ramper autour de moi comme un serpent perfide et froid ... " pourrait entonner Pierre sur le célèbre air de tango car c'est effectivement Coco qui a suggéré que le rôle vacant du troisième personnage pouvait être confié à Guy ( Cyril Romoli ) qu'elle connaît depuis longtemps.

Je vous laisse découvrir la suite des péripéties …

Tous les trois font preuve d'une implication totale et la voix de Marion Préïté constitue un pur ravissement.

Le spectacle a commencé le 20 mars dernier et se joue chaque soir lundi et dimanche exclus ( matinée le samedi à 16h. )

Le jour où j'ai assisté à la représentation le lieu était plein à craquer et il y avait un évident et enthousiaste retour du côté salle.




Simone Alexandre

 

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10:48 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

05/02/2018

LA FOLLE EN COSTUME DE FOLIE de Charles-Ferdinand RAMUZ

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LA VIEILLE GRILLE

 

1, rue du Puits-de-L'Ermite

 

75005 PARIS

 

 

 

(M° Place Monge)

 

 

LOC. 01 47 07 22 11

 

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

- de 13 ans : 12€

 

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Prochaines représentations,

 

Vendredi 16 & Samedi 17 février 2018 à 20h30

 

Adaptation, mise en scène et interprétation,

Françoise Taillandier

 

Musique : Paul Hautreux

 

Patrick Quichaud à l'accordéon.

 

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Parmi les 67 millions de français ( en théorie car le chiffre est fluctuant bien sûr … ) combien d'entre nous connaissent Charles Ferdinand Ramuz ( 1878 - 1947 ) dont l'effigie ( précise Wikipédia ) figure sur les billets de 200 fr suisses depuis 1997.
 
Encore faut-il effectuer le voyage pour le constater de visu, là où l'homme est considéré comme une gloire nationale.

Certes, depuis que le Poche-Montparnasse nous a présenté l'Histoire du Soldat de ce même Ramuz avec la musique de Stravinsky, nous sommes un peu plus nombreux à nous intéresser à son oeuvre.

Fort judicieusement, Françoise Taillandier a écrit l'adaptation de la nouvelle intitulée " La folle en costume de folie " et ne tardera pas à arborer pour nous ce couvre-chef tintinnabulant au gré de ces fameux grelots, qui eurent l'insigne honneur d'inspirer Pirandello.

L'amour obsessionnel n'est il pas une sorte de folie ?

 

Il faut dire qu'à l'époque quand on aimait, c'était pour toute la vie ( les femmes surtout ) aussi quand La Tià vit partir son bien aimé, elle ne douta pas un instant qu'il reviendrait vers elle. Alors obstinément, elle attendait en ne pensant qu'à lui.

" Le monde est méchant ma petite, avec son sourire moqueur " disait Théophile Gautier. Et oui, c'est même ainsi que quelques gars du village eurent l'idée de lui faire une méchante blague.

Ils lui offrirent ce costume que la Tià accepta sans y voir de malice. Mais tous se gaussaient de l'amoureuse un peu fêlée qui croyait ainsi ne surtout pas être transparente aux yeux de celui qui allait revenir, assurément.

Contrairement aux précédents spectacles où Françoise Taillandier campait des personnages féminins volontiers gouailleurs et teintés de truculence, c'est une âme sensible qu'elle nous présente ici, et après l'exubérance du début, elle jouera avec de plus en plus de nuances jusqu'à l'inéluctable fin.

C'est ainsi que l'émotion nous gagne quand le regard triste, La Tià troque ce chapeau ridicule pour une sombre mantille après s'être débarrassée de ce fichu costume pour retrouver sa prude tenue noire et blanche. Nous comprenons alors que pour elle, la farce est jouée.

Le musicien qui l'accompagne en la personne de Patrick Quichaud possède lui aussi un indéniable talent. Beau duo que celui-là !  Aussi ne saurais-je trop vous conseiller de prendre le chemin qui mène à la Vieille Grille où deux représentations sont prévues les Vendredi 16 et samedi 17 février à 20h.30.

Allez y nombreux car ils le méritent bien.




Simone Alexandre 

 

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21:45 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/01/2018

Concerto de passions

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THEATRE LES DECHARGEURS

 

3, rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

 

 

(M° Châtelet-les Halles)

 

LOC. 01 42 36 00 50

 

Pl. de 13 à 26€

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

Du mardi au samedi à 19h

 

Textes de Georges Courteline, Georges Feydeau

et Sacha Guitry

 

Mise en scène : Mélissande Guessoum et Jacques Mornas

 

avec : Gilles Bugeaud, Mélissande Guessoum,

Arnaud Pontois Blachère, Marine Tonnelier

 

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L’éclectisme de la production du théâtre des Déchargeurs nous amène à parler cette semaine d’un spectacle assez bouffon au fond construit fort intelligemment autour de textes, connus pour certains, moins pour d’autres de Courteline, Feydeau et Guitry.

Le lien entre ces auteurs, et leurs pièces, est le couple et ses passions. Mélisande Guessoum et Jacques Mornas ont ainsi rapproché, non sans talent ni opportunité quatre pièces pour constituer la trame d’une production disons assez boulevardière.

La finesse, et la justesse, de ce travail résident dans le fait que nous ne voyons pas vraiment les « jointures » de cette articulation, et l’ensemble coule son heure et demie avec une parfaite logique, dans une apparente continuité dramatique qui laisse penser que nous sommes toujours avec les mêmes quatre personnages.

Certes tout cela a fort vieilli et le couple avec le tiers importun et la bonne délurée est une image du passé que nous ne pouvons regarder qu’avec nostalgie, ou agacement.

On peut peut-être déceler les césures au travers de chansons interprétées  également par les comédiens, avec des talents partagés et des bonheurs divers,  issues du répertoire de la variété.  Nous irons donc de Dario Moreno en Dalida-Delon, de Rita Mitsouko en Guy Marchand … Disons- le d’emblée, cela n’ajoute rien et même détonne quelque peu …

On pourra également s’interroger sur le parti pris hispanisant adopté, l’accent très fort de l’épouse, le choix des costumes, du décor, des mélodies. Cela n’a qu’un rapport assez éloigné avec les auteurs retenus et désarçonne quelque peu.

On peine à trouver à tout cela une unité.

 

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( photos : Temporalia - Danielle Aspis )



Dans une mise en scène calquée sur la tradition du boulevard, aux portes claquant près, ce qui, qu’on me pardonne, ne rajeunit pas l’ensemble, Gilles Bugeaux, Mélisande Guessoum, Arnaud Pontois-Blachère et Marine Tonnelier s’efforcent de donner à ces textes une vie parfois débordante, dans une agitation souvent brouillonne, tant il est difficile de s’agiter vraiment dans un espace restreint, avec force haussements de voix, pour employer une litote…

Rit-on ? Eh bien pas vraiment, tant les moeurs ont désormais changé, tant le regard sur le couple a évolué, tant la place de la femme et de l’homme s’est marquée d’une manière toute différente depuis quelques décennies.

On peut percevoir ce spectacle avec un œil d’entomologiste ou d’historien, comme une sorte de vue au microscope d’une société disparue, des mœurs désuètes qui seraient jugées tout à fait défavorablement, hors toute notion de bien-pensance ou de moralisation.

Nous n’avons jamais le sentiment que ces couples sont unis par autre chose que le partage des contingences à des fins économiques, et de là naît un certain recul par rapport au spectacle. Nous peinons à nous attacher aux personnages de ces acteurs qui s’agitent comme dans un théâtre de marionnettes. Et nous avons surtout le sentiment d’assister à une longue dispute conjugale à laquelle vient se mêler l’indispensable, mais assez pénible, quiproquo.

L’idée initiale est très bonne, le travail sur les textes une totale réussite, la mise en scène, et ce qui est donné à voir est davantage sujet à critique. Mais ce n‘est qu’un avis, parce qu’il faut bien reconnaître qu’une grande partie du public semble y trouver son compte. Alors il convient d’être modeste et de raison garder, comme d’aller se forger sa propre opinion, au théâtre des Déchargeurs donc.



© Frédéric Arnoux

 

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13:13 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent