Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/10/2007

Adèle a ses raisons de Jacques Hadjaje.

LUCERNAIRE
53, rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS
(M° N.D. des Champs)
Loc. 01 45 44 57 34
Pl. 30 € - CV. 20 € - 26 ans & CH 15 €
enfant : 10 € - samedi, tarif unique : 30 €
jusqu'au : 15 novembre 2007

Du mardi au samedi à 21h.30
Dimanche à 15h.

2b3b36078ffaaf38c41fec5104870f75.jpg

mise en scène de l'auteur.
avec : Isabelle Brochard (Adèle) Sébastien Desjours (Julio) Anne Didon (Lou) Anne Dolan (Marguerite) Guillaume Lebon (Léon) Romain Lemire (Mr Bouveret, l' Inconnu, le Gardien) Delphine Lequenne (Lucie) Laurent Morteau (Rodolphe)

... de Dieu !

C'est qu'elle a lanterné notre Adèle ... jusqu'à passer le cap des 100 ans.
Après, elle ne comptait plus. Il faut dire qu'elle y était accrochée à la vie !
A tel point que là, sous les yeux de la famille, bien que définitivement à l'horizontale ... ils croient tous encore, la voir bouger.
C'est qu'elle avait un sacré tempérament, la femme à l' éternelle robe rouge et n'hésitait pas à le dire : elle avait fait l'amour partout !
Même dans un placard en plein bombardement car des guerres, elle en avait essuyé deux - Alors si quelqu'un n'avait pas froid aux yeux, c'était bien elle.
Ils vont tous l'évoquer, la faire revivre de répliques en chansons. Pas question de la juger bien sûr, car après tout : elle avait ses raisons, (aussi multiples que ses liaisons) mais paix à ses cendres, comme on dit.
D'abord, il y avait eu le cousin Rodolphe, le révolutionnaire admirateur de Jaurès, qui était parti à la guerre or comme à Verdun le climat n'était pas sain, il n'était jamais revenu.
Ce fut Léon, le réformé aux pieds plats qui vint annoncer à Adèle la triste nouvelle tout en essayant de se caser du même coup, ce qui n'était pas très malin.
Celui qui consolera Adèle sera Julio. Oeil de braise, moustache active et reins cambrés de danseur argentin. Elle le suivra au bout du monde et durant ce temps, Marguerite en mal d'amour, en profitera pour consoler Léon mais comme elle dira plus tard : " je suis entrée par la petite porte et sortie par le soupirail "
Bien longtemps après, Léon - veuf - trouvera le courage de reformuler sa demande à une Adèle revenue de tout, lui fera ensuite 4 enfants et comme malgré cela elle continuait à s'ennuyer elle avouera (après prescription) avoir connu durant ce temps et bibliquement bien sûr (on est dévot ou on ne l'est pas) un para, le commis, le notaire, un représentant en quincaillerie et presque toute la brigade de sapeurs-pompiers.
Eh ! on a du tempérament ou on n'en a pas ! ... de Dieu !
Impossible de pleurer sur une vie pareille, c'est la raison pour laquelle ils l'a font revivre et en chansons.
Le spectacle est enlevé, les comédiens s'en donnent à coeur joie et le public ressort en se frottant les mains encore brûlantes d'avoir tant applaudi.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

28/09/2007

' LES CHAUSSETTES ' OPUS 124

THEATRE des MATHURINS
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 00
Places : 46/33/21 €

Du mardi au samedi à 21h.
Matinées le samedi à 16h.30
& dimanche à 15h.

8694e3829ca1295c211f2aaa35f5e7df.jpg

Pièce écrite et mise en scène par DANIEL COLAS
avec MICHEL GALABRU & GERARD DESARTHE.

Le plateau d'un théâtre quand les spectateurs sont absents fait toujours un peu penser à un grenier, lieu à la fois magique et inquiétant, où traînent des objets en mal d'utilisation, où la lumière est réduite à la verticale rigidité d'une servante-sentinelle des lieux.
Michel Galabru (Brémont) somnole, son partenaire n'étant pas encore arrivé.
Mais le voici enfin, Gérard Desarthe (Verdier) retardé par le mauvais temps, la circulation ...
Le premier fait part de sa mauvaise humeur : cette idée de spectacle poétique où l'un et l'autre doivent se grimer en clown lui paraît inacceptable !
Les arguments succèdent aux contestations. Il s'agit d'une simple approche " sans certitude " le but étant la mise en place, avant présentation à un éventuel preneur. On comprendra très vite qu'ils sont un peu hors-course, l'un et l'autre. Nous sommes à la veille de Noël et eux répètent, tâtonnent, se fâchent, se quittent, reviennent. Les comédiens ne vont pas se ménager, chacun pointant du doigt les défauts de l'autre. Entre la moumoute et les chaussettes trouées de l'un et le jeu appuyé voire carrément ringard de l'autre, ils ne se feront pas de cadeaux !
La phrase qui tue sera même prononcée : " vous avez du talent peut-être, mais vous êtes con. " Comment rester après cela ? ... N' oublions pas qu'un comédien est capable de se plier à toutes les situations. Une bataille perdue, ce n'est pas la guerre ! Qui aura le dernier mot ?
On savoure la précision de jeu émanant de Gérard Desarthe tandis que le parfois excessif bien qu'excellent Michel Galabru dose ici ses moyens exceptionnels avec une maestria qui nous laisse admiratifs.
L'un et l'autre sont mis en valeur par le facétieux Daniel Colas, lequel nous fait bénéficier de cette superbe confrontation.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:00 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/09/2007

PANIQUE A BORD, livret et paroles : Stéphane LAPORTE.

VINGTIEME THEATRE
7, Rue des Plâtrières
75020 PARIS
(M° Ménilmontant)
Loc. 01 43 66 01 13

Du mercredi au samedi à 21h.30
Dimanche à 17h.30

e77158b2d738dfdb865abe62ded6984e.jpg

Musique : Patrick LAVIOSA
Mise en scène : Agnès BOURY.
avec : Christine BONNARD - Ariane PIRIE - Angélique RIVOUX - Vincent HEDEN - Gilles VAJOU - Jacques VERZIER.

Qui a osé prétendre qu'en France, quand on savait chanter, on ne savait pas jouer la comédie et inversement ? ... En ce cas, nous tenons ici les perles rares car ils se distinguent tous sans exception dans l'une et l'autre discipline, mieux ils bougent tellement bien qu'on les croirait tous danseurs ...
C'est même le spectacle le plus enthousiasmant de cette rentrée 2007 !
A l'assaut donc du Titanas puisque c'est ainsi que l'on a baptisé le bateau sur lequel personne ne risque de s'ennuyer.
Vous y ferez la connaissance de Madeleine et de Pierre qui ne rêvent que de triangle amoureux. Vous découvrirez une étrange religieuse mère d'un jeune garçon qui doit dans le huis-clos de sa cabine passer en boucle Querelle de Fassbinder ... Une chanteuse au look Joséphinebakerien (en plus clair) jouera les vamps (parfois saphiques) sous l'oeil égrillard d' Edouard, commandant en second, lequel mijote un formidable rebondissement à l'action. Je n'ai oublié personne ? ... En ce cas, cap sur le large : en avant toute !
Résumons - le texte est à mourir de rire, la musique nous enchante, la mise en scène nous tient constamment en éveil. Ils ont tous une pêche de tous les diables (normal, sur un bateau) bref, ne manquez ce spectacle sous aucun prétexte. Vous le regretteriez.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:25 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent