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03/03/2009

BORIS VIAN, juste le temps de vivre.

THEATRE DE MENILMONTANT

15, rue du Retrait

75020 PARIS

(M° Gambetta)

Loc. 01 46 36 98 60

Pl. 18€ ) T.R : 14€

Du mardi au samedi à 20h.30

le dimanche à 16h.30

jusqu'au : 15 MARS 2009

Chansons et textes de Boris Vian

Montage : François Bourgeat

Mise en scène : Jean-Louis Jacopin.

avec Gabrielle Godart, Arnaud Laurens, Susanne Schmidt

(LES TRETEAUX DE FRANCE : Marcel Maréchal.)

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Cinquante ans que Boris Vian a traversé le miroir et ses textes sont toujours aussi subversifs puisque rien ou presque n'a changé. Les marchands de canons s'enrichissent plus que jamais, les religions occupent le devant de la scène et l'homme est de plus en plus exploité au moyen d'un travail peut-être moins physique mais toujours aussi aliénant.
Seule différence, on pensait alors que tout ceci n'aurait qu'un temps tandis que maintenant on désespère de s'en sortir ...
Puisque le blues s'est toujours exprimé en musique et que l'on prétend qu'en France, tout finit par des chansons, autant choisir celles du grand Boris.
Pour cela, ils sont trois : Danièle Godart, Suzanne Schmidt et Arnaud Laurens et comme on dit : " ça déménage ! " Couleurs, rythmes, fantaisie et talent que demander de plus ? La grisaille s'efface, les couleurs scintillent jusque dans les yeux des spectateurs qui à la fin, quitteront la salle en fredonnant.
L'année 1959 a vu disparaître deux princes qui chacun n'avait pas quarante ans, deux comètes qui ont traversé le monde du spectacle et que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Boris et Gérard furent ces demi-dieux qui nous ont fait croire que le Paradis pouvait exister.
Le spectacle créé dans le lieu se poursuit jusqu'au 15 mars, aussi allez vite les voir et les applaudir car ils le méritent bien.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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21:58 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

04/09/2008

SHITZ (guerre, amour et saucisson) de Hanokh Levin.

PEPINIERE OPERA

7, rue Louis-le-Grand 75002 PARIS

(Métro : Opéra)

Loc. 01 42 61 44 16

Pl. 38/28€ - mercredi : 29/11€

du mardi au samedi à 21h. + matinée le samedi à 16h.

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Mise en scène : Cécile Backès - collaboration artistique : Laurent Lévy

Texte français : Laurence Sendrowicz (Editions Théâtrales)

avec Bernard Ballet (Shitz)

Anne Benoit (Setcha)

Salima Boutebal (Shpritzi)

Benoît Di Marco (Tchirk)

 

" Marie toi, ma fille, marie toi ! " qui n'a un jour entendu ce refrain entonné par toute la famille ? ... Finalement, si on regarde autour de soi, bien peu y résistent.
Alors quoi ? lassitude, besoin de faire comme tout le monde, peur de rester seule ? C'est sans doute tout cela à la fois et le scénario est identique sous tous les cieux.
Le mari, la femme, l'amant ? ... non ! ce serait du vaudeville. Ici, c'est le père, la mère, la fille et le prétendant et nous sommes en pleine farce.
Spritzi, la fille est physiquement un Rubens pléthorique. Ses parents voudraient bien la marier mais jusqu'à maintenant, personne n'en a voulu. C'est que nourrir une femme pareille : ça coûte son pesant de harengs et de frittes !
Bref, les parents pensent qu'il serait temps que l'on prenne le relais et puis Setcha la mère, aurait bien envie de pouponner à nouveau en dépit de sa voix aux mâles accents. Le père (Shitz) est un combinard qui a bien mené sa barque et espère être enfin tranquille. Ce qui n'est pas une raison pour accorder fifille au premier intriguant venu ! Car il a les dents longue le Tchirk et des manières de hussard, forcément puisqu'il était militaire ... Après quelques marchandages, le mariage sera conclu et patratas, voilà qu'éclate la guerre. C'est quand tout le monde risque de mourir que certains se réveillent ...
Le langage est vert, les situations rudes, le propos cynique, bref c'est la vie comme la voyait l'auteur et pour grincer, ça grince bien !
Cécile Backès metteur en scène a été d'une fidélité irréprochable au texte, presque trop mais comment traiter avec distanciation des situations aussi volontairement caricaturales ? La pièce est émaillée d'intermèdes musicaux, ce ne sont que des comédiens qui chantent, en revanche, les musiciens Clément Landais à la contrebasse et Virgile Vaugelade au soprano sax, sont excellents.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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10:42 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

29/04/2008

JO et JOSEPHINE de Jacques Pessis

THEATRE DAUNOU

7, rue Daunou

75002 PARIS

Métro : Opéra

Réservation : 01 42 61 69 14

Du mardi au samedi à 20h.30

Matinée le samedi à 17h.

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 Mise en scène : Rubia Matignon

avec Aurélie Konaté et Pascal Sual 

Joséphine Baker est devenue un personnage tellement mythique que même les générations qui ne l'ont pas connue en ont une idée précise. Le timbre de sa voix est profondément ancré dans nos oreilles, sa longue silhouette aux jambes immenses gravée en nos esprits.
Aurélie Konaté a sans nul doute un plus joli visage que le modèle original tandis que son timbre aurait plus tendance à évoquer celui de Zizi Jeanmaire plutôt que celui du rôle-titre. " Une voix d'oseille " aurait dit  Henri Jeanson. Cela dit, elle danse à ravir et Kyf Ekamé ainsi que  Bruno Foucaud proposent des intermèdes chorégraphiques excellents.
Pascal Sual (Jo Bouillon) se donne beaucoup de mal pour meubler les enchaînements reposant sur un texte qui peine à s'élever au dessus des pâquerettes. De façon assez inexplicable, le choix des chansons ne se limite pas au répertoire de la grande vedette mais inclut quelques anachronismes pour le moins surprenants. Le tout reste un spectacle qui se laisse voir et entendre sans trop de difficultés à condition de ne pas jouer les puristes.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

10:14 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent