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08/09/2010

Je cherche un millionnaire pour manger des z'homards.

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Théâtre Essaïon

8, rue Pierre-au-Lard

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

Loc. 01 42 78 46 42

Pl. 20€ - T.R. 15€

les vendredi et samedi à 21h.30

jusqu'au : 23 octobre 2010 -

Théâtre musical conçu et interprété par Marina Glorian

accompagnée à l'accordéon par Laurent Derache ou Maxime Perrin

Mise en scène : Vincent Coppin.

 

Chansons réalistes et ambiance de cabaret dans la petite salle voûtée de l'Essaïon où un charmant petit personnage, espiègle au possible, jolie à damner un saint chante le répertoire qui fit la gloire de la chanson française en lui apportant sa fraîcheur mutine. Il m'a semblé cependant que Marina Glorian alias Mitsou était plus comédienne que chanteuse mais quelle comédienne !
Le moindre geste de sa part, le plus petit déplacement nous ravit car on a alors l'impression - que dis-je ? ... la conviction que personne en ce domaine, ne ferait mieux qu'elle. Car la scène, c'est son fief, sa patrie, l'endroit où elle ne peut que se révéler exceptionnelle. Certes le millionnaire qu'elle cherche ne risque pas de se nommer Onassis et ce, pour plusieurs raisons mais sa gouaille, son énergie pétillante ont vite fait de masquer les quelques petites imperfections vocales qu'une oreille exigeante pourrait déceler. Nature comique indéniable elle déclarera par le biais d'une chanson, " fumer de l'eucalyptus, priser de la naphtaline et se piquer à l'eau de javel " ...
Quand on constate le résultat, on a tous envie d'essayer !
Avec elle, véritable partenaire de scène un accordéoniste fournit le contrepoint indispensable à sa prestation. Le soir où j'ai vu le spectacle Laurent Derache l'accompagnait et force est de reconnaître que c'est un excellent musicien.
Leur complicité apporte un élément supplémentaire à la mise en scène réalisée par Vincent Coppin. Une bien belle soirée porteuse de bonne humeur attend tous ceux qui prendront le chemin qui mène à l'Essaïon.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Marina Glorian en compagnie de Maxime Perrin.

11:29 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

13/06/2010

Les douze pianos d'Hercule de Jean-Paul Farré.

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PETIT HEBERTOT

78 bis, bd. des Batignolles

75017 PARIS

(M° Villiers)

Tél. 01 55 63 96 06

Pl. 20€ - T.R. 15€

tous les jours à 19h.30

(sauf les dimanche et lundi)

MOLIERE DU THEATRE MUSICAL 2010

Reprise exceptionnelle.


De et avec Jean-Paul Farré,

Mise en scène : Jean-Claude Cotillard.


La scène en solo, Jean-Paul Farré connaît. Il y fit très souvent ses gammes et en virtuose, qui plus est. Après ses " Vingt ans de pianos forcés ", il revient en ajoutant au nombre quatre ans de plus et un clin d'oeil à Héraklès pour des facéties de vieux gamin. Où est la clé ? ... cette clé que nous cherchons tous car c'est celle du génie que peu trouvent mais il lui arrive souvent de mettre la main dessus et ce n'est pas un gag. Son piano est une vraie boite à outils, une caverne d'Ali Baba, une luge sur laquelle il n'hésitera pas à surfer. Les tabourets historiques sont truqués et le match de ping-pong peut commencer. Pas besoin de partenaire, il se suffit à lui-même car il est partout et nous raconte son histoire, pardon celle de Frédéric Pinchot en prenant les virages au plus serré au moyen de ce bolide qui ressemble à un piano et pour cause puisque c'en est un. Car s'il n'avait été comédien, Jean-Paul Farré eut pu être concertiste. D'évidence, la fantaisie lui collait trop à la peau, l'homme avait besoin de bouger, vous l'imaginez vous, enchaîné à son piano durant des heures, chaque jour ? C'est sérieux un concertiste et reconnaissez que cela ne rit pas beaucoup or le rire est sa raison d'être et devient la nôtre quand nous avons rendez-vous avec lui. Et puis en nous amusant, il nous éduque aussi. Vous saviez que depuis 1901 les pianos ont la queue tournée vers l'Est ? Personnellement, je l'ai appris. Ah ! la musique chinoise et la gamme pentatonique ... on ne s'attendait pas à entendre cela pas plus qu'à le voir évoquer les trois révolutions pianistiques s'étalant entre 1850 et 1950.
En cette époque où hélas, les clowns disparaissent, il nous reste fort heureusement celui-là et c'est le plus beau compliment que nous puissions lui faire car ce métier est de tous, le plus noble qui soit.



Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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16:36 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

15/03/2010

Ca travaille encore - Spectacle musical -

VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

Réserv. 01 43 66 01 13

Pl. 24/19/12€

du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30

jusqu'au : 14 avril 2010

Mise en scène : Jean-Luc Paliès

Textes : Louise Doutreligne

Direction musicale : Isabelle Zanotti.

avec : Claire Faurot, Laura Pélerins, Isabelle Zanotti, Alain Guillo, Miguel-Ange Sarmiento.

au piano : Jean-Christophe Déjean ou Thierry Pichat

Contrebasse : Alexandre Perrot

Batterie : Jean-Baptiste Paliès.

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Certains diront que ça travaille (non pas) encore mais (en plus) du chapeau car les couvre-chefs sont nombreux et quasi omniprésents. 
Cette rétrospective musicale démarre carrément à Zola et pour être plus précis au 21 mars 1877 afin d'arriver jusqu'à nous (ou presque) avec " Les mains d'or " de Bernard Lavilliers grâce à un fil conducteur ayant pour prétexte " le Travail " car sans  cette obligation, comment vivre ? Au fait, à quoi sert le travail ? A avoir de l'argent, pardi ! Car il en faut pour gagner le droit de s'amuser, de célébrer l'Amour et la beauté et tout cela en chansons.
Certes, les amateurs de hip-hop et de rap trouveront peut-être que tout cela est passé de mode mais leurs aînés grâce à ce témoignage vocal se souviendront des moments qu'ils ont vécus, le répertoire musical populaire pouvant se comparer à ces bornes qui jalonnaient jadis les routes que nous empruntions. Maintenant par mesure de sécurité (sans doute) on a placé les indications en hauteur car comme chacun sait, " la route est un long ruban, qui défile, qui défile ... " mais c'est bizarre, on ne retient plus les paroles de chansons nouvelles. Tout va tellement vite !
Et puis, n'en doutons pas, il en a fallu du travail pour mettre au point ce spectacle car Jean-Luc Paliès est avant tout un perfectionniste. Ici, point de nostalgie il convient que la joie domine, s'impose, explose ! Ils vont tous s'y employer afin de nous rappeler que - en cette période de chômage généralisé - évoquer le travail est encore le meilleur remède pour retrouver la bonne humeur. Les textes de liaison sont signés Louise Doutreligne et ces dialogues permettent à l'action de rebondir de chanson en chanson.
A voir, ne serait-ce que pour s'offrir une petite révision d'un répertoire que finalement nous n'avons pas oublié.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photos : Cécile Abescat)

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23:49 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent