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15/05/2013

L'ODYSSEE Burlesque, d'après Homère.

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


Loc. 01 43 66 01 13


Du mercredi au samedi à 21h.30

et le dimanche à 17h.30


jusqu'au : 16 JUIN 2013


 

Mise en scène : Thierry SURACE


avec : Manon ALLOUCH - Florent CHAUVET - Estelle CLEMENT - Sonia DE MEGLIO - Sylvia SCANTAMBURLO _ Jérôme SCHOOF - Christophe SERVAS - Thierry SURACE


 

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L' Odyssée revisitée, présentée sous forme de spectacle de cabaret, ce choix pourrait sembler aussi iconoclaste que réducteur mais rassurez-vous, il n'en est rien.

Même ceux qui se plongent volontiers dans la narration homérique des aventures du rusé Ulysse risquent vu l'ampleur et la richesse du récit d'en oublier certains détails. Or comme chacun sait, on mémorise mieux en passant par le biais des chansons. (Sinon les troubadours n'auraient jamais existé ) C'est donc joyeusement que nous assistons aux péripéties que le Sort (entendez les dieux) a infligé à ce héros qui même éloigné de la nymphe Calypso, est devenu immortel.

" Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage " chantait Brassens alors que la réalité fut tout autre puisque le fils de Laërte, époux de Pénélope et père de Télémaque dut traverser mille embûches, surmonter autant d'obstacles, avant de revenir au bercail, entendez en son bien aimé royaume d'Ithaque. Et en passant par le cabaret, c'est plus joyeux !  Donc que l'ambroisie coule à flots, que la musique s'élève en direction de l'Olympe et que le plaisir des yeux soit également le nôtre. Les voix sont belles, les silhouettes sculpturales et si l'on vous parle ensuite de Circé, de Nausicaa et de Poséïdon, vous ne ferez plus figure d'ignare ayant séché les cours d'histoire ancienne (à supposer qu'ils aient été au programme car maintenant on n'est plus sûr de rien) - Donc, joie, culture et musique, que demander de mieux ?

Ruez vous au Vingtième où le bonheur est bien au rendez-vous.


Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:01 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

01/04/2013

Ravel de Jean Echenoz


Théâtre Artistic Athévains

45 bis rue Richard Lenoir

75011 PARIS


(M° Voltaire)


Tél. 01 43 56 38 32


www.artistic-athevain.com

( Pl. 30€ - T.R. 20 & 10€ )


mardi : 20h, mercredi / jeudi : 19h, vendredi / samedi : 20h, samedi / dimanche : 16h. Relâche le lundi.


jusqu'au : 5 mai 2013

 

Mise en scène : Anne-Marie Lazarini assistée de Bruno Andrieux


Musique originale : Andy Emler


Décor et lumières : François Cabanat


Costumes : Dominique Bourde

avec la collaboration de Henri Lazarini


avec Coco Felgeirolles, Michel Ouimet, Marc Schapira


et en alternance au piano : Andy Emler ou Yvan Robilliard

 

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En toute connaissance de cause, mue par le respect qu'elle vouait au texte de Jean Echenoz, Anne-Marie Lazarini n'a pas écrit une adaptation pour le théâtre mais a choisi de nous faire entendre le roman lui-même (à quelques lignes près) ce qui fait que nous écouterons les personnages parler d'eux, Ravel y compris, à la troisième personne. Cela crée une distanciation non pas tant de l'interprète vis à vis de celui ou celle qu'il est censé être mais du public qui devient doublement contemplatif et puise un plaisir d'esthète au contact de tout ce qu'il voit et entend.

Tout d'abord la scénographie qui est superbe avec cette dominante d'un bleu particulier lequel met en valeur ces touches délicatement ensoleillées que constituent les costumes ...Un vrai régal pour les yeux ! 

Michel Ouimet est un Ravel tout à fait crédible, dandy précautionneux encadré par les deux narrateurs et parfois personnages que sont Coco Felgeirolles et Marc Schapira dont les interventions favorisent les rebondissements ponctuels.

Ajoutez à cela la musique originale de Andy Emler sans oublier des extraits de l'oeuvre de Ravel, bien sûr, les deux venant illustrer texte et situations que nous savourons de bout en bout. 

Les amateurs de l'oeuvre musicale qui savaient peut-être, peu de choses de la vie du compositeur repartiront avec cette connaissance en plus, qu'ils auront n'en doutons pas envie de parfaire et il en sera de même c'est certain, pour ceux qui viennent de découvrir les écrits de Jean Echenoz, d'une qualité rare !

Vous l'avez compris, c'est à un rendez-vous exceptionnel auquel vous êtes tous conviés.

 

Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : LOT )


 

16:16 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

12/03/2013

La véritable histoire de Maria Callas de Jean-Yves Rogale

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THEATRE DEJAZET

41, boulevard du Temple

75003 PARIS

 

(M° République)


Loc. 01 48 87 52 55


www.dejazet.com


Pl. 29, à 49€


Du mardi au samedi à 20h.30

Dimanche à 15h.


 

Mise en scène : Raymond Acquaviva


avec : Andréa Ferréol, Pierre Santini, Sophie Carrier, Lola Dewaere, Raymond Acquaviva, Cécile Pallas.

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Les dieux avaient voulu que Maria Callas naquît plantureuse," six kilos à la naissance " afin d'offrir une caisse de résonance à sa voix. Or, comme chacun sait, les dieux de la Grèce antique ont toujours été en conflits et de ce fait, Eros décidera de changer le destin choisi par l'Olympe tout entier.

Mais revenons sur terre, afin d'y découvrir la petite Maria que sa mère gave et gourmande. La jeune fille est indisciplinée et n'a qu'un seul maître : le chant or si douée soit-elle, l'apprentissage de toute diva en herbe est pénible et laborieux, le métier de cantatrice constituant une réelle ascèse à laquelle elle s'adonnera volontiers.

Sa carrière à peine amorcée, un homme (Battista Meneghini) va un jour se présenter, il est riche et dépose tout ce qu'il possède aux pieds de Maria, (quelques briques ... ) mieux devient son impresario, l'épouse, et désormais tout à la gestion de sa carrière, oublie de lui faire un enfant en dépit de ses demandes réitérées. 

Durant toutes ces années, elle se produira sur les plus grandes scènes d'opéra du monde avec le succès que l'on sait.

Lors d'une réception, un autre homme croisera sa route, et la femme jusqu'alors inassouvie, va enfin se révéler non plus à son public mais à elle-même. Aristote Onassis a surgi dans sa vie qui en sera bouleversée. Cette femme amoureuse n'aura plus alors qu'une obsession, ressembler à une gravure de mode afin de plaire un peu plus à cet amant dont la réputation donjuanesque n'est un mystère pour personne. Elle y perdra sa voix et un surplus de 45 kg. Or, quand un homme est volage, rien ne peut le retenir et parmi ce chassé-croisé de célébrités, la veuve de Kennedy sonnera l'hallali de cet amour mythique. 

Jean-Yves Rogale nous fait connaître toutes les péripéties de ce destin hors-pair au moyen d'anecdotes savoureuses, de conflits homériques et de désespoir tragique.

Pour incarner le personnage de Maria Callas, deux comédiennes illustreront les deux phases de sa vie en un habile jeu de miroir, l'une étant la conséquence évolutive de l'autre. Lola Dewaere est Maria jeune tandis que Sophie Carrier figurera La Callas adulte, non plus seulement passionnée d'Art mais femme dévorée jusqu'à la destruction par cet amour charnel.

Le rôle d'Evangelia, la mère tyrannique de Maria est confié à Andréa Ferréol à l'indéniable présence, ici pour le moins dévastatrice.  

Le malheureux époux de la célèbre chanteuse est de façon jubilatoire, Raymond Acquaviva qui a également signé la mise en scène. 

La confrontation avec son rival Aristote Onassis (Pierre Santini) est un moment de perfection théâtrale. On peut juste déplorer que ce dernier ait le même problème que Maria jeune, quelques kilos en trop pour ressembler tout à fait au modèle car pour ce faire, les lunettes ne suffisent pas, même si on apprécie le comédien. 

Cécile Pallas est Jackie Kennedy, rôle ingrat au possible le personnage n'étant pas particulièrement sympathique ... 

A souligner, car c'est véritablement une réussite sur le plan esthétique, les changements à vue d'éléments du décor effectués par une danseuse aérienne au possible, d'une beauté à couper le souffle.

Cette pièce est donc mieux qu'une réussite et je pense ne pas être la seule à en être convaincue alors même que la voix de Callas et la qualité des enregistrements suffiraient à nous transporter. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : Thierry Beauvir)


15:59 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent