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04/12/2013

DéSAXés Mystère Sax ou l'incroyable histoire de l'inventeur du Saxophone

VINGTIÈME THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


Tél. 01 43 66 0113


Pl. 25€ - séniors : 20 € - étud. 13€


 

A 19h.30 du mercredi au samedi

A 15h. le dimanche


jusqu'au : 12 JANVIER 2014


 

Mise en scène : Philippe Martz

avec Samuel Maingaud, Guy Rebreyend, Frédéric Saumagne, Michel Oberli


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPour fêter le bicentenaire de la naissance du grand homme, quatre musiciens déjantés ont voulu nous prouver à quel point l'inventeur du saxophone les laisse muets d'admiration.

Spectacle historico-pédago-festif, délibérément mutique mais ludique au plus haut point.

Quand la musique est là, pas besoin de paroles.

Mieux ! vous irez jusqu'à bénéficier d'une vue aérienne de la scène. (si vous ne me croyez pas, allez vérifier sur place)

Un bureau vu d'en haut, renversant non ? Ce n'est pas le seul gag et nous nous croirons même revenus au temps du cinéma muet - sans pour autant avoir l'impression de régresser - bien au contraire. Le curieux bébé qui est sur scène pourra du reste en témoigner, Berlioz également, puisqu'il figure parmi les amis de Adolphe Sax, génial inventeur de l'instrument qui semble avoir été inspiré par le dieu du soleil : Phébus, himself ! 

Grâce à nos quatre virtuoses, nous admirerons les diverses sortes de saxos du plus petit au plus grand, allant de l'or jaune au cuivre rouge, dont ils joueront avec brio et même de façon entrelacée, ce qui relève du quasi exploit. Depuis toujours, les partitions leur collent aux pieds, c'est l'évidence même ! 

Les rythmes seront tour à tour nostalgiques, rythmés, enlevés et alcool aidant deviendront de plus en plus endiablés.  

Nous bénéficierons même d'une apparition de piano car un orchestre sans clavier est comme une belle qui n'a qu'un oeil.

( Inutile de citer l'auteur car sans le savoir, c'est peut-être moi ? ) 

C'était le temps de l' Exposition Universelle, ils s'y rendront donc mais pour que l'hommage à celui sans lequel ils ne seraient ce qu'ils sont, soit complet, nous suivrons Adolphe en ballon lequel mettra ses pas dans ceux de Jules Verne survolant la planète, se posant ici ou là, afin de présenter sa sonore et mirifique invention. Même Dieu ou Zeus, sera par lui démarché ce qui est bien normal quand on monte si haut.

Vous l'avez compris, ils s'en donnent à coeur joie et nous aussi bien sûr. En outre faut-il ajouter que ce spectacle peut être vu par tous, petits et grands avec un égal bonheur ? En cette période de l'année c'est même le choix idéal dont on ressort avec une pêche d'enfer ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Fred Chapotat )

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15:34 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

02/12/2013

Cabaret dada 1916-1950 spectacle musical

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THÉÂTRE de NESLE

8, rue de Nesle

75006 PARIS


(M° Odéon)


loc. 01 46 34 61 04



Pl. 20€ - T.R. 15€


Chaque lundi à 20h.30


Durée du spectacle, 1h.15

 

Conception de Blandine Jeannest de Gyvès


Mise en scène de Gérard Leteurtre

 

avec Blandine Jeannest de Gyvès : soprano


Richard Leteurtre :comédien


Ludovic Amadeus Selmi : pianiste



 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgQui, en cette époque où l'information circule aussi vite qu'elle disparaît, s'intéressait encore au dadaïsme ?

- mouvement (et non école) créé en 1916 à Zurich par une poignée d'intellectuels réunis autour de Tristan Tzara, en plein coeur de la première guerre mondiale.

S'étendant rapidement à l'Europe entière, cette forme d'expression hors norme perdurera plus ou moins intensément durant la première moitié du vingtième siècle. 

Contestataire avant tout, volontiers utopistes, ces précurseurs du surréalisme firent parler d'eux grâce à leur bouillonnement créatif en opposition absolue avec l'actualité mortifère qui sévissait alors. 

Quand l'horizon paraît bouché, il faut inventer de nouvelles formes d'expressions, les artistes s'y employèrent intensément. Au diable les contraintes et le conformisme bourgeois !

Durant la période que l'on désigna par le terme " années folles " le dadaïsme fit fureur. Faut-il ajouter que Paris était alors la capitale intellectuelle, artistique et culturelle du monde ? Jouant de la provocation et du paradoxe après le retour de toutes ces gueules cassées, l'apologie du corps et de l'esprit battit son plein. 

Apollinaire, Desnos, puis Boris Vian, sans oublier Anaïs Nin et le couple sulfureux qu'elle formait avec Henry Miller, tous ceux-là, aux accents de Béla Bartok, de Kurt Weil ou Schönberg, nous amènent tout naturellement jusqu'à Pasolini et même Griselidis Real ...

Grâce à ses connaissances musicales et littéraires, Blandine Jeannest de Gyvès nous entraîne dans ce maelström et nous incite à remonter le temps en sa compagnie. La dame par la qualité de sa voix au timbre solide, brillant, de soprano dramatique, nous prouve qu'elle n'a que faire d'un micro.

Il était temps quand même, que l'on se souvienne qu'une voix dans toute l'acception du terme n'a nul besoin de ce genre d'artifice ! 

Le pianiste, Ludovic Amadeus Selmi l'accompagne avec un indéniable brio.

Grâce à ces deux là, la barre se situe à un niveau rare.

Pour la partie texte parlé et parfois chanté, le metteur en scène Richard Leteurtre s'investit à son tour. 

Curieux de nature et de surcroît chercheurs, voici le détour que vous devez obligatoirement faire, car une soirée d'une qualité indéniable est au rendez-vous. Allez-y !  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos  Charlotte Spill )

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19:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

15/11/2013

OROONOKO de Aline César d'après le roman d'Aphra Behn

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LE GRAND PARQUET

35 rue d'Aubervilliers

Jardins d'Eole

75018 PARIS


(M° La Chapelle)


Loc. 01 40 05 01 50


Jeudi, vendredi, samedi : 20h.

dimanche à 15h.

 


jusqu'au 1er DECEMBRE 2013

 

Texte et mise en scène : Aline CESAR


avec : Kayije KAGAME, Catarina BARONE, Maxianu MEDENOU, Stanislas SIWIOREK et Dramane DEMBELE, flûtes, ngoni, kora.

 

Musique : Yoann LE DANTEC, Yan PECHIN, Dramane DEMBELE

Chorégraphie : Chrystel CALVET


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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgOroonoko est à l'origine une histoire vraie ( hélas ), racontée par la première femme de lettres britannique, Aphra Behn laquelle vécut sur les lieux de ce drame à portée tragique, lequel malheureusement ne fut pas unique en son genre.

Depuis toujours, politique et appât du gain ont favorisé ce genre de situation pourtant inacceptable : que certains hommes se croient supérieurs à d'autres et utilisent des moyens extrêmes pour le prouver. C'est même ainsi que l'esclavage a vu le jour. Fort heureusement, afin que l'espoir puisse subsister en dépit de la situation mise en place, quelques Spartacus (assez rares, il est vrai) se sont levés.

Mais que peut un homme seul ou accompagné d'une poignée de ses semblables confrontés à un système établi ?

Oroonoko rebaptisé César était de ceux-là, un être libre en dépit des apparences et que le sort s'est acharné à persécuter.

- Mexianu MEDENOU offre sa belle stature et son indéniable présence scénique au personnage-titre,

- Kayije KAGAME la féline Imoinda-Climène est celle qui partagea cruellement le sort de ce héros formant avec lui un couple mythique.

L'auteur(e) Aphra BEHN alias Miss Johnson est personnalisée par Catarina BARONE tour à tour conteuse et personnage, symbole de l'ambiguïté morale de cette anglaise écartelée par sa culture d'origine et l'attrait que représentait le pays africain à ses yeux. Elle conservera donc un pied dans chaque camp et agira souvent de façon aussi incohérente que contradictoire.

Stanislas SIWIOREK est John Trefry et vient compléter ce tableau complexe avec en contrepoint les musiques de Dramane DEMBELE utilisant plusieurs instruments plus typiques les uns que les autres.

C'est ici une terrible histoire qui nous est racontée, celle d'un prince tombé en esclavage comme aux pires temps de ROME dont les troupes conquérantes plongeaient en servitude les vaincus.

Nous sommes bien loin ici des préceptes exposés par la Déclaration des Droits de l'Homme voulant que tous les êtres humains soient égaux. Il est vrai que les faits lui sont antérieurs; cependant, même depuis, ceux-ci ont maintes et maintes fois été violés.

Ce spectacle tombe à point nommé en une période où l'on s'interroge sur les velléités de retour de cette "  bête immonde " jamais tout à fait morte et qu'il conviendrait pourtant d'éradiquer alors que nous constatons que chaque époque invente de nouvelles formes d'esclavage ... 

Je m'empresse d'ajouter qu'en dépit de la gravité du thème, le spectacle est enlevé, esthétique au possible et par conséquent agréable à voir et entendre. Qu'on se le dise ! ...

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

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( photos : Nathaniel Baruch) 

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10:18 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent