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03/10/2014

CINQ DE CŒUR Le concert sans retour

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THÉÂTRE RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

( M° La Muette )

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

depuis le 27 SEPTEMBRE 2014

 

du mercredi au samedi à 21h

le dimanche à 17h

 

Mise en scène : MERIEM MENANT

 

avec : PASCALE COSTES, HÉLÈNE RICHER, SANDRINE MONT-COUDIOL, PATRICK LAVIOSA et FABIAN BALLARIN

 

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Si vous ne connaissez pas encore les « Cinq de cœur », c’est une excellente occasion de combler cette lacune en allant les entendre, et les voir, au théâtre du Ranelagh. Vous ne pouvez qu’y passer un excellent moment musical, a cappella, mais le talent de ces cinq-là est tel qu’il vous semblera entendre  boîtes à rythmes, trompettes et tambour.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe spectacle s’intitule  « Le concert sans retour », qui boucle joliment un cercle loufoque, à la manière des songes décousus d’une nuit de folie, dont on s’éveille enchanté et surpris, ravi, le cœur léger et l’âme chantante.

 

C’est dynamique en diable et propre à faire oublier le poids de la journée, mais aussi à nous permettre d’attaquer les suivantes avec des mélodies en tête, pas de ces scies de radio, mais  Schubert, Brahms, Bach, Bizet, Saint-Saëns, Grieg, mais aussi Mylène Farmer, Léo Ferré, Claude Bolling, Eurythmics et les Eagles, entr’autres, revus et personnalisés, pour le moins…

 

Si ce n’est un vague prétexte de récital teuton (qui n’est pas sans référence à Ulrika von Glott !...), il n’est pas question de fil rouge à ce déchainement vocal et scénique dont l’énergie épuiserait jusqu’au spectateur, mais tout le monde, du plus jeune au doyen y trouve son compte musical. Il suffit de se laisser prendre en charge depuis la première parole jusqu’à la dernière note, et le tour est joué. Nous sommes embarqués volens nolens dans ce « concert sans retour », auquel il convient de retourner néanmoins, pour passer une des meilleures soirées qui soient. 

 

C’est drôle de surcroît, sans méchanceté, avec une douce ironie parfois, colorée de nostalgie, pimentée d’émotion et agrémentée d’une gentille et souriante dérision.

 

Parce qu’il convient de placer des noms sur les voix, citons-les : Pascale Costes et Hélène Richer (sopranos) Sandrine Mont-Coudiol (alto) Patrick Laviosa (ténor) et Fabian Ballarin (baryton), mis en scène par Meriem Menant, qui a oeuvré sobrement et avec conviction tant ce spectacle est enjoué, enlevé, et prenant, aux enchaînements presqu’invisibles.

 

Ce quintette solide et loufoque se produit depuis plusieurs années maintenant et il mérite un plus large public, une véritable audience, parce que, avec conviction et un dynamisme épuisant, il sait faire passer l’esprit et l’énergie du music-hall dans l’austérité (souvent très relative) du monde de la musique dite classique.

 

Ce mélange des genres est heureux et la fusion sans confusion qui est opérée pour le public, ravi, justifie amplement de se déplacer au Ranelagh.

 

Un bon spectacle, vraiment !

 

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Charlotte SPILL )

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13:07 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

17/07/2014

Les ÉLANS ne sont PAS toujours des animaux FACILES

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LUCERNAIRE

 

Centre National d'art et d'essai

 

53, rue Notre-Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

(M° Vavin, N.D.des Champs)

 

Tél. 01 45 44 57 34

 

 

 

du 16 Juillet au 13 Septembre 2014 

 

du mardi au samedi à 21h.30

 

 

Textes de Frédéric Rose et de Vincent Jaspard

 

Adaptation et mise en scène : Laurent Serrano

 

avec Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain.

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgQue font trois copains hétéros quand ils se rencontrent, qu'ils soient musiciens ou non ? … Ils partagent des anecdotes, parlent des femmes et le plus souvent d'une en particulier, picolent un peu aussi, copinage occidental oblige. 

Ces trois là connaissent la musique dans le sens le plus complet du terme !

Ils chantent aussi, a capella ou en s'accompagnant de l'instrument de leur choix : piano, guitare ou valisophone et le moins que l'on puisse dire est qu'ils s'en servent à ravir et s'en donnent à coeur joie. 

Pourtant le blues ne les épargne pas mais disons qu'ils en font le meilleur usage. Elégants tous trois dans leurs costumes sombres et chemises de couleur, force est de reconnaître qu'ils ont une certaine classe ! 

Leur planète se nomme Absurdie et ils sont capables de s'y offrir un arc-en-ciel pour la beauté du geste. Ne soyez pas surpris si l'un d'eux prétend avoir rencontré Verlaine un soir car rien n'est impossible aux poètes.

Certes, la vague anglo-saxonne les a contaminés mais à moins d'être totalement réfractaire à ce qui vient d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique il est bien agréable d'entendre un répertoire au cours duquel Gershwin succède à Trenet et Nougaro à Cochran, ce pour notre plus grand plaisir. Le spectacle fini, le rythme continuera à nous accompagner jusqu'à l'heure du coucher preuve qu'ils ont bien du talent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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11:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/04/2014

ESPERANZA de Zanina Mircevska

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Vingtième THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant)

 

Loc. 01 43 66 01 13

 

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30

 

(relâche lundi et mardi)

 

 

Mise en scène : Patrick Verschueren

 

Avec Sébastien Albillo, Olivier Cherki, Rebecca Finet en alternance avec Elsa Tauveron, Gersende Michel, Maya Vignando et David Van De Woestyne.

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEntrée en fanfare (côté salle) pour démarrer cette farce en 19 tableaux. ( Pardonnez du peu )

Il faut dire que le projet était ambitieux puisque le but n'était rien moins que de " revisiter ce que l'histoire humaine a pu charrier comme figure de la mort, criminels et génocidaires " Oupss ! avec un tel programme, une soirée n'y suffirait pas. N'importe, grâce à cette joyeuse perspective ... embarquons sur ce paquebot transatlantique, remake de l'Arche de Noë, mais destinée cette fois, à ceux que l'on nomme " humains " (sic) et à toutes les tares qu'ils véhiculent : Criminels de guerre, financiers sans scrupules bref, tous les prédateurs de l'Europe sont ici évoqués (pour ne se limiter qu'à cette partie de la planète terre.) 

On pense immédiatement au Titanic bien sûr. Les passagers en bons bourgeois décadents, s'amusent, s'empiffrent boivent et vomissent tels des invités de Marco Ferreri.

Bien entendu, ces mêmes passagers s'épient, se jalousent, se convoitent car le vent du large ne saurait les mettre à l'abri des travers de la vie en vase clos.

La noirceur du sujet transparaît derrière la drôlerie des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Musique, chansons, danses entretiennent une incroyable bonne humeur, l'histoire quant à elle n'étant qu'un salmigondis de faits divers mal digérés en une pseudo réflexion sur l'époque actuelle. Heureusement et afin de nous sauver du naufrage de ce bâtiment en perdition, signalons la double participation d'Olivier Cherky lequel nous offre un rôle de composition parfaitement maîtrisé (on peine juste à le trouver aussi affreux qu'il est décrit) et l'indéniable présence scénique de Rébecca Finet à la voix ample et à l'humour dévastateur.Rien que ces deux là suffiraient à justifier le déplacement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Fabienne Rappeneau )

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14:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent