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07/12/2014

Le carnaval des animaux au Ranelagh (annonce)

 

Théâtre du Ranelagh

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

(M° La Muette ou Passy)

 

01 42 88 64 44

07:39 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

24/11/2014

L'adieu à l'automne d'après Jon Fosse, création Elizabeth Czerczuk

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Théâtre Laboratoire
ELIZABETH CZERCZUK

 

20, Rue Marsoulan

75012 PARIS

 

( M° Nation / Picpus )

 

tél. 01 43 40 79 53

 

Pl. 18€ - T.R. 10 & 14€

 

À 20h. Jeudi, Vendredi, Samedi

 

 

Jusqu'au : 30 NOVEMBRE 2014

 

 

Adaptation, mise en scène et chorégraphie : Elisabeth Czerczuk

D'après la pièce " Rêve d'Automne " de Jon Fosse

( L'Arche éditeur )

Traduction : Terje Sinding

 

 

avec Elizabeth Czerczuk (La Femme) - Delry Guyon (L'Homme) - Khaly Hammar, Hayssam Hoballah (L'Esprit de l'Homme)

 

Musique originale : Matthieu Vonin

 

Scénographie et lumières : Grzegorz Jasniak

 

Peinture : Henryk Bukowski

 

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N'étant pas particulièrement fan de Jon Fosse, je pense que c'est la Providence qui a guidé mes pas ...

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLe Théâtre Laboratoire d'Elizabeth Czerczuk est vraiment un lieu à découvrir pour sa beauté mais également et surtout pour ce qui est produit par cette jeune femme venue de Pologne au sujet de laquelle le terme de " charme slave " n'est pas un vain mot.

 

Adepte de la théorie de Jerzy Grotowski lequel valorisait le corps au profit de la dramaturgie, c'est une expression pluridisciplinaire qu'elle nous propose. Nous avons trop l'habitude en France de ranger les artistes dans de petites cases qui font qu'une fois l'étiquette collée, ceux-ci restent prisonniers d'un rôle, sans cesse redemandé, éternellement répétitif.

 

Ici de savants jeux de lumière mettent en valeur la beauté sauvage du paysage tandis que les personnages jouent et dansent en complémentarité. Nous flirtons constamment avec le rêve et le symbolisme s'invite par le biais de deux valises transparentes évoquant le passé dont chacun est habité. Le décor étant celui d'une tombe située dans la forêt à l'automne, sont-ils morts, sont-ils vivants ou uniquement l'un des deux ? ... Sont-ce des âmes errantes pour l'éternité à la recherche l'une de l'autre ? ... Eros et Thanatos connaissent seuls la vérité.

 

Le spectacle est d'une beauté à couper le souffle et bien plus que le bienvenu en une époque où nous n'avons que trop tendance à tirer l'expression vers le bas.

Or pourquoi aller au théâtre si ce n'est pour avoir une vision, hélas trop éphémère, de la beauté ? Ce spectacle là pourrait se regarder en boucle tant il subjugue le spectateur qui se voit proposer ici ce qu'il recherche sans cesse mais ne trouve pratiquement jamais.

 

Faites vite car hélas, cela ne se joue que jusqu'au 30 Novembre mais peut-être ce moment exceptionnel bénéficiera-t-il d'une prolongation ou sera-t-il suivi d'une reprise ? C'est notre vœu le plus cher. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

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14/11/2014

Lady Raymonde

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VINGTIÈME THÉÂTRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant ou Gambetta)

 

Loc. 01 48 65 97 90

 

Pl. 25€, Seniors 20€, Etud. 13€

 

 

 

À 21h30 du mercredi au samedi

 

À 17h30 le dimanche

 

 

Du 5 NOVEMBRE au 14 DECEMBRE 2014

 

(Relâche les 19 et 26 novembre)

 

 

Mise en scène : JULIETTE

 

avec Denis D'Arcangelo et Sébastien Mesnil (accordéon)

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgOù l’on retrouve Madame Raymonde dans ses tribulations, car depuis 1989 qu’elle se promène un peu partout, nous finissons par la connaître.

Elle vieillit doucement… Le titre de son nouveau spectacle, au Vingtième théâtre jusqu’au 14 décembre prochain, est un peu trompeur car si vous croyez la dame à Londres (« Lady Raymonde », et les affiches la représentent embijoutée de pacotille d’autant plus toc qu’elle est dessinée, effet assez réussi), c’est à New York et plus généralement au travers des Etats-Unis que nous la suivons.

 

Le fil conducteur n’est pas neuf, ce sont les souvenirs égrenés  de la diva  au travers de diverses chansons, et nous retrouvons des textes de Juliette (qui assure également une mise en scène sporadique et discrète…), de Charles Trenet, Diane Dufresne, Serge Gainsbourg… Autant le dire d’emblée, Denis D’Arcangelo n’est pas un grand chanteur, n’a pas une palette chromatique étendue à sa disposition ni même une voix toujours très agréable, mais il compense cela par une belle énergie et une puissance de ton assez juste.

 

On peut, si on est enclin à la clémence, se remémorer le personnage d’Arletty dans « Hôtel du Nord » nommé justement « Madame Raymonde », qui donne une juste idée de la gouaille « Un jour c’est les punaises, le lendemain c’est le 14 Juillet. Ça ne peut plus durer ! », de cette voix dite d’oseille par un Henri Jeanson assez clairvoyant, ce ton d’humour moqueur de  dérision mêlé. Notre « Lady Raymonde » n’est pas gouailleuse, elle a une voix usée, brisée, éraillée, et son humour est surtout désespéré et désespérant. Nous sommes avec elle dans une sorte de no futur proche des chanteuses réalistes à la Fréhel ou Damia, pour qui aussitôt entrevu, le bonheur  s’écroule, trahi, trompé.

Ici, notre personnage paraît quelque peu lourdaud, les textes de jonction pêchent par une absence de réelle épaisseur et de fond et, néanmoins, résonnent assez pesamment; ils manquent, hélas !, cruellement d'esprit. C'est d'autant plus perturbant, et pour tout dire frustrant, pour le spectateur attentif que c'est ce que nous espérions du personnage : un esprit vif, léger, assez français, assez Yvette Guilbert.

 Ce n’est pas un spectacle drôle que celui de « Lady Raymonde », on rit peu, voire pas du tout, mais il y a toutefois ces chansons, plutôt bien écrites, pour la plupart peu entendues, ou pour certaines totalement oubliées, et c’est ce qui donne à ce spectacle le grain de sel nécessaire. Il lui manque néanmoins un grain de folie, de cet humour un peu « camp », un peu « queer » que l’on aurait pu attendre de cet acteur somme toute un peu guindé, quand on l’aurait souhaité plus libre. C’est un des avantages de l’âge que pouvoir tout dire sans excessive et embarrassante contrainte.

 

Mention spéciale sera faite ici pour Sébastien Mesnil, dit « le Zèbre » musicien fin et raffiné, qui accompagne Denis D’Arcangelo avec élégance et subtilité. 

 

 

Que cet article un peu déçu ne vous retienne pas d’aller applaudir Madame Raymonde dans son dernier opus, surtout si vous ne la connaissez pas encore. C’est, malgré tout, un personnage à découvrir.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Philippe Matsas )

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11:24 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent