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11/12/2013

Marilyn était chauve (cabaret de crise)

THÉÂTRE DE BELLE VILLE

94 Rue du faubourg du Temple

75011 PARIS

 

M° Goncourt ou Belleville

 

Loc. 01 48 06 72 34

 

 

Les dimanche et lundi à 21h.

 

jusqu'au : 20 JANVIER 2014

 

Par la Compagnie OCTAVIO,

 

avec : Sophie Cusset, Gilles Ostrowsky, Marc Prin

 

et un guest musical chaque soir.

 

Mise en scène : Jean Matthieu Fourt

 

Lumières : Sébastien Debant

 

Costumes : Valérie Simonneau et Sophie Cusset

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgBien qu'Howard Butten ait dit à leur sujet, (je cite) … " ce jour là, j'ai découvert soudain et sans avertissement , du très grand théâtre de clown " j'avoue avoir de cet état particulier une notion légèrement différente,  persuadée que je suis qu'un clown ne fait que détourner le tragique, l'immense décalage étant la clé de l'émotion. Un clown, un vrai peut alors atteindre des dimensions métaphysiques. 

Ceux là n'ont pas cette ambition et ne cherchent qu'à distraire, à amuser les grands enfants que nous sommes presque tous restés. Les mauvaises langues parleront  peut-être d'attardés congénitaux mais ne faisons pas la fine bouche et voyons en quoi consiste ce spectacle. Travestis, paillettes, un zeste d'exhibitionnisme ... on aurait crié au génie lors des mouvements libérateurs des années 70. Il fallait alors être légers ce que ne sont pas exactement nos burlesques de service. Mais bon ! leur intention pour le moins appuyée est de nous faire rire et presque tous les spectateurs adhèrent avec enthousiasme.

Vous l'avez compris, ce n'est pas exactement " ma tasse de thé " mais je n'irai quand même pas jusqu'à plagier le petit Gibus ... 

N'importe, les Octavio mouillent la chemise, même quand ils n'en ont pas et leur implication est indéniable. Pour cette reprise due à un succès précédent, (preuve qu'ils ont bien trouvé leur public) la salle était comble, composée de jeunes gens - pour la plupart - lesquels étaient venus s'éclater et réagissaient au quart de tour ! 

Tant pis si Marilyn a servi de prétexte à ce titre iconoclaste, cette égérie des gays en a vu bien d'autres ... Après un prologue en voix off aussi inepte qu'accrocheur, une bouteille descendra des cintres afin de partager un verre de l'amitié. 

Le méga-ours amoureux qui fait tourner le podium sur lequel se produit une Marilyn à la silhouette idéale figure parmi les meilleurs moments sinon l'unique, de la soirée.

Le dandy fan de blancheur qui se battra avec un serpent de baignoire constitue indéniablement le hit, sur le plan intensité hilarante.

Un manège se nommait jadis " la chenille " car une bâche venait recouvrir ceux qui s'y étaient embarqués, ici une formule transparente sera reprise afin de protéger le spectateur d'un sporadique entartage.

Vous l'avez compris, il est juste ici question de s'amuser sans se poser de questions ce qui vous est proposé jusqu'au 20 janvier prochain. par conséquent, si vous décidez d'y aller, soyez fous, ne pensez à rien d'autre, laissez vous aller, ils feront le reste. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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14:41 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

04/12/2013

DéSAXés Mystère Sax ou l'incroyable histoire de l'inventeur du Saxophone

VINGTIÈME THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


Tél. 01 43 66 0113


Pl. 25€ - séniors : 20 € - étud. 13€


 

A 19h.30 du mercredi au samedi

A 15h. le dimanche


jusqu'au : 12 JANVIER 2014


 

Mise en scène : Philippe Martz

avec Samuel Maingaud, Guy Rebreyend, Frédéric Saumagne, Michel Oberli


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPour fêter le bicentenaire de la naissance du grand homme, quatre musiciens déjantés ont voulu nous prouver à quel point l'inventeur du saxophone les laisse muets d'admiration.

Spectacle historico-pédago-festif, délibérément mutique mais ludique au plus haut point.

Quand la musique est là, pas besoin de paroles.

Mieux ! vous irez jusqu'à bénéficier d'une vue aérienne de la scène. (si vous ne me croyez pas, allez vérifier sur place)

Un bureau vu d'en haut, renversant non ? Ce n'est pas le seul gag et nous nous croirons même revenus au temps du cinéma muet - sans pour autant avoir l'impression de régresser - bien au contraire. Le curieux bébé qui est sur scène pourra du reste en témoigner, Berlioz également, puisqu'il figure parmi les amis de Adolphe Sax, génial inventeur de l'instrument qui semble avoir été inspiré par le dieu du soleil : Phébus, himself ! 

Grâce à nos quatre virtuoses, nous admirerons les diverses sortes de saxos du plus petit au plus grand, allant de l'or jaune au cuivre rouge, dont ils joueront avec brio et même de façon entrelacée, ce qui relève du quasi exploit. Depuis toujours, les partitions leur collent aux pieds, c'est l'évidence même ! 

Les rythmes seront tour à tour nostalgiques, rythmés, enlevés et alcool aidant deviendront de plus en plus endiablés.  

Nous bénéficierons même d'une apparition de piano car un orchestre sans clavier est comme une belle qui n'a qu'un oeil.

( Inutile de citer l'auteur car sans le savoir, c'est peut-être moi ? ) 

C'était le temps de l' Exposition Universelle, ils s'y rendront donc mais pour que l'hommage à celui sans lequel ils ne seraient ce qu'ils sont, soit complet, nous suivrons Adolphe en ballon lequel mettra ses pas dans ceux de Jules Verne survolant la planète, se posant ici ou là, afin de présenter sa sonore et mirifique invention. Même Dieu ou Zeus, sera par lui démarché ce qui est bien normal quand on monte si haut.

Vous l'avez compris, ils s'en donnent à coeur joie et nous aussi bien sûr. En outre faut-il ajouter que ce spectacle peut être vu par tous, petits et grands avec un égal bonheur ? En cette période de l'année c'est même le choix idéal dont on ressort avec une pêche d'enfer ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Fred Chapotat )

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15:34 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

02/12/2013

Cabaret dada 1916-1950 spectacle musical

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THÉÂTRE de NESLE

8, rue de Nesle

75006 PARIS


(M° Odéon)


loc. 01 46 34 61 04



Pl. 20€ - T.R. 15€


Chaque lundi à 20h.30


Durée du spectacle, 1h.15

 

Conception de Blandine Jeannest de Gyvès


Mise en scène de Gérard Leteurtre

 

avec Blandine Jeannest de Gyvès : soprano


Richard Leteurtre :comédien


Ludovic Amadeus Selmi : pianiste



 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgQui, en cette époque où l'information circule aussi vite qu'elle disparaît, s'intéressait encore au dadaïsme ?

- mouvement (et non école) créé en 1916 à Zurich par une poignée d'intellectuels réunis autour de Tristan Tzara, en plein coeur de la première guerre mondiale.

S'étendant rapidement à l'Europe entière, cette forme d'expression hors norme perdurera plus ou moins intensément durant la première moitié du vingtième siècle. 

Contestataire avant tout, volontiers utopistes, ces précurseurs du surréalisme firent parler d'eux grâce à leur bouillonnement créatif en opposition absolue avec l'actualité mortifère qui sévissait alors. 

Quand l'horizon paraît bouché, il faut inventer de nouvelles formes d'expressions, les artistes s'y employèrent intensément. Au diable les contraintes et le conformisme bourgeois !

Durant la période que l'on désigna par le terme " années folles " le dadaïsme fit fureur. Faut-il ajouter que Paris était alors la capitale intellectuelle, artistique et culturelle du monde ? Jouant de la provocation et du paradoxe après le retour de toutes ces gueules cassées, l'apologie du corps et de l'esprit battit son plein. 

Apollinaire, Desnos, puis Boris Vian, sans oublier Anaïs Nin et le couple sulfureux qu'elle formait avec Henry Miller, tous ceux-là, aux accents de Béla Bartok, de Kurt Weil ou Schönberg, nous amènent tout naturellement jusqu'à Pasolini et même Griselidis Real ...

Grâce à ses connaissances musicales et littéraires, Blandine Jeannest de Gyvès nous entraîne dans ce maelström et nous incite à remonter le temps en sa compagnie. La dame par la qualité de sa voix au timbre solide, brillant, de soprano dramatique, nous prouve qu'elle n'a que faire d'un micro.

Il était temps quand même, que l'on se souvienne qu'une voix dans toute l'acception du terme n'a nul besoin de ce genre d'artifice ! 

Le pianiste, Ludovic Amadeus Selmi l'accompagne avec un indéniable brio.

Grâce à ces deux là, la barre se situe à un niveau rare.

Pour la partie texte parlé et parfois chanté, le metteur en scène Richard Leteurtre s'investit à son tour. 

Curieux de nature et de surcroît chercheurs, voici le détour que vous devez obligatoirement faire, car une soirée d'une qualité indéniable est au rendez-vous. Allez-y !  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos  Charlotte Spill )

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19:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent