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10/07/2015

Rue de la Belle Ecume de Christian Faviez

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THEATRE DEJAZET

 

41, boulevard du Temple

 

75003 PARIS

 

 

(M° République)

 

 

loc. 01 48 87 52 55

 

 

http://www.dejazet.com/

 

 

A partir du 26 Juin jusqu'au 26 Septembre 2015,

 

du mardi au samedi à 19h

(matinée le samedi à 14h30)

 

2 relâches exceptionnelles : vendredi 18 & samedi 19 Septembre

 

 

Durée : 1h.30

 

 

 

Auteur du spectacle : Christian FAVIEZ

 

Compositeur de la partition musicale : Philippe BRAMI

 

Direction musicale, interprète musicien piano, accordéon, accordina : Roland ROMANELLI

 

Interprète musicien guitariste : Jeff MIGNOT

 

avec au chant et à la comédie : Emily PELLO & Laurent VIEL

 

Voix de la radio : Patrice LAFFONT

 

Création lumières : Jacques ROUVEYROLLIS

 

 

 

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Décor en trompe l'oeil, une rue pavée avec face à nous, une boutique telle qu'il y en avait jadis puis bien réels cette fois - côté cour - un banc public et côté jardin, un immense piano avec Roland Romanelli majestueux tel Dieu le père, le visage encadré d'une cascade de cheveux immaculés, nous faisant don de la puissance de son jeu pianistique mais pas seulement … 

 

Rappelons nous que les chansons constituent la Belle Ecume de nos jours magnifiés par elles.

 

Ici, Christian Faviez a voulu nous faire entendre une toute autre version, originale celle-là, car si les hommages rendus sont louables, ils sont forcément en deçà de l'original alors que grâce à lui, nous allons au coeur des choses, mieux à l'origine de leur inspiration. 

 

Ainsi, Brel attendit Madeleine, nous faisant part de ses états d'âme mais cette fois c'est à elle de s'exprimer, de nous dire pourquoi elle n'est pas venue …

 

Pour accompagner les interventions des interprètes chanteurs et comédiens ( ils sont deux : Emily Pello et Laurent Viel ) le Maître Romanelli utilisera en plus du piano, accordéon et accordina. Jeff Mignot lui, sera à la guitare.

 

Ces hommages sont en fait des témoignages inédits, c'est ainsi que pourra s'exprimer le légionnaire de Piaf, qu'ensuite Léo dont l'ombre hante toujours le Déjazet nous rappellera que " Tout se paume " ( et ce n'est pas un jeu ) - que Vian ressuscitera de façon éphémère un Mutin de 1917 qui faute de l'avoir entendu, n'avait pas déserté à temps.

 

Ponctuellement un immense appareil des années 50 diffusant " Radio Belle Ecume " grâce à la voix de Patrice Laffont, manifeste son omniprésence côté cour, c'est à dire, côté coeur. 

 

Viendront ensuite, l'Egyptienne ( vous savez ... Yolanda ) puis Paulette que tous les copains suivaient à bicyclette, sans oublier Félicie qui remettra les pendules à l'heure, tandis que l'aigle noir qui inspira Barbara, altier, surplombera le paysage. J'en passe car il faut bien vous laisser le plaisir de la découverte.

 

 

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 ( photos : Benoît GRANIER )

 

 

Nos deux interprètes ( chant et comédie ) rivalisent de talent, portés, que dis-je ? ... littéralement habités par la beauté des textes que nous découvrons ici.

 

Voilà un magnifique et original spectacle musical destiné à enchanter notre été . Ne passez pas à côté, car c'est à voir et revoir même, pour le plaisir.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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14:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/07/2015

Annonce : Rue de la belle écume au Déjazet

 

 

http://www.dejazet.com/

09:59 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

07/07/2015

24 heures de la vie d'une femme, d'après Stefan Zweig

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

(M° Saint-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

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Pl. 24 & 28€

 

jusqu'au : 1er AOUT 2015

 

A 20h30 du mardi au samedi

 

Matinée, le samedi à 17h

 

 

Adaptation théâtrale et auteurs des chansons,

Christine Khandjian et Stéphane Ly-Cuong

 

Mise en scène : Stéphane Berthier

 

avec Isabelle Georges, Frederik Steenbrink et Olivier Ruidavet

 

accompagnés par : Yann Ollivo (arrangements, direction musicale et piano) - Naaman Sluchin (violon) et Isabelle Sajot (violoncelle)

 

 

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Ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Stefan Zweig ( ils sont désormais très nombreux ) savent que Richard Strauss lui avait demandé d'écrire le livret de son opéra " La femme silencieuse  - Die schweigsame Frau." Or, seulement 3 représentations eurent lieu à l'opéra de Dresde, car le nom du librettiste figurant bien entendu sur l'affiche, les nazis qualifiant cet opéra " d'oeuvre juive " l'interdirent. 

 

Porter à la scène cette nouvelle " 24 heures de la vie d'une femme " qualifiée par Freud de  " chef-d'oeuvre "  et la présenter sous forme de drame musical, voire d'opéra moderne était en quelque sorte rendre indirectement à César ce qui lui appartenait.

 

- " Il y a des gens " … déclare l'homme qui symbolise " le regard des autres " en une amorce frontale de la narration qui va prendre vie sous nos yeux.

 

- " On n'en revient jamais " (d'une passion) quelqu'en soit la durée. En voici précisément l'illustration.

 

La société a toujours eu tendance à partager la gent féminine en deux catégories, les femmes honnêtes, c.a.d. irréprochables et puis les " gourgandines ", celles qui sont prêtes à suivre le premier homme venu. C'est faire abstraction de ce que l'on désigne sous le terme de " coup de foudre " - On loue les premières même si celles-ci doivent évoquer mentalement un amant jeune et beau afin d'être en mesure de supporter les assauts conjugaux horriblement nommés : " devoirs conjugaux " et l'on conspue les autres sans chercher à les comprendre et sans nuance aucune. 

 

Ici, dialogues parlés et musicaux s'enchaînent, se succèdent, déterminant le rythme et l'ambiance en un décor épuré au possible mais régulièrement en mouvement.

 

Olivier Ruidavet incarne (en redingote) le personnage qui est à la fois celui qui recueille les confidences de cette femme en proie à cet amour aussi inattendu que dévastateur et représente également quelques personnages, tel le croupier du casino de Monte Carlo où la rencontre fatale a eu lieu. Ce sera le même qui accueillera la dame de retour après une nuit de confusion extrême …

 

Tout cela s'est produit en un passé inoubliable or bien loin d'être cette vieille dame dépeinte par Zweig dans sa nouvelle, Isabelle Georges incarne Mrs C. au moment où les faits se sont produits. Sa longue silhouette tout de noir vêtue (la dame est frappée de veuvage) virera au rouge rutilant quand cet amour aussi subit que passionnel se sera emparé d'elle.

La voix est chaude et la chanteuse-comédienne incarne avec fougue son personnage, certes moins réservé que celui décrit par l'auteur !

 

Le jeune homme, (24 ans) cet ange déchu, ce joueur hautement névrotique que Frédérik Steenbrink nous propose, loin d'être une victime apparaît comme celui auquel il est impossible de résister. Mrs C. fascinée par les mains du joueur deviendra la proie qui au final sera rejetée car pour lui, rien ne compte en dehors du jeu.

 

 

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 ( photos : Grégoire Zibell )

 

Trois musiciens accompagnent ces trois personnages,

 

- Yann Ollivo (côté jardin) au piano

- Naaman Sluchin au violon et Isabelle Sajot au violoncelle, (côté cour) sur une composition de SergueÏ Dreznin.

 

La mise en scène de Franck Berthier est tout à la fois sobre, élégante et d'un impact évident. Saluons également les efforts conjugués de Christine Khandjian et de Stéphane Ly-Cuong, auteurs de cette adaptation qui permet de voir sous un jour nouveau les écrits du très neurasthénique Stefan Zweig,  lequel peut-être ne se serait jamais suicidé s'il avait pu deviner que son oeuvre connaîtrait de nos jours un tel succès ? 

 

Bravo à toute l'équipe ! 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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07:50 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent