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10/02/2015

Arthur Rimbaud, les Illuminations

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Théâtre Essaïon

 

6, Rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

 

les lundi et mardi à 21h30

 

 

du 2 FEVRIER au 10 MARS 2015

 

 

Mise en scène : Nicolas Thuet

 

Musique originale et piano : Bob Boisadan

 

avec : Maud Philippon, Vincent Favre et Nicolas Thuet

 

 

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En écoutant Rimbaud et ce, quelque soit la façon dont il est dit, on se pose immanquablement la question : " mais comment pourrait-on ne pas être rimbaldien ? " tant il est évident qu'Arthur est à la poésie ce que Mozart fut à la musique.

 

" J'ai seul la clé de cette parade sauvage " …

 

De par la volonté de Nicolas Thuet (metteur en scène et interprète) ils seront trois à l'avoir (cette clé) et même quatre en comptant le talentueux pianiste qui les accompagne. (Bob Boisadan) 

 

A la question classique : " si vous étiez sur une île déserte, quel texte emporteriez-vous ? "  sans doute serions nous nombreux à répondre " Les Illuminations " … tant la lecture de ces poèmes en prose transporte celui ou celle qui les lit.

 

Ici donc, le texte nous est fourni en passant par le prisme de trois comédiens dont une comédienne,( Maud Phillipon) chanteuse également. Le parti-pris se veut ludique et les interprètes se donneront ainsi la réplique au fil des citations.

 

 

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 ( photos : JM V )

 

 

Je voudrais décerner une mention spéciale à Vincent Favre qui grâce à sa voix claire et à sa jeunesse est le plus susceptible de nous rapprocher du personnage qui écrivit ces textes.

En outre, le comédien s'implique totalement, ne décrochant pas une seconde et véhiculant un enthousiasme qui fait merveille ici. Un peu de lumière dans la grisaille hivernale est donc la bienvenue.

 

Simone Alexandre

 

 

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11:48 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

26/01/2015

Quelque part au coeur de la forêt : La Belle et La Bête

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Le Grand Parquet

 

Jardins d’Éole

 

35, rue d'Aubervilliers

 

75018 PARIS

 

(M° Stalingrad, Marx Dormoy ou Riquet)

 

loc. 01 40 05 01

 

Pl. 9 à 19€

 

mercredi, 15h - jeudi 14h - 

vendredi & samedi à 19h

dimanche : 15h

 

jusqu'au : 1er FÉVRIER 2015

 

Théâtre de la Ville / Paris

Parcours : Enfance & Jeunesse

 

Texte : Claude Merlin

 

Mise en scène : Claude Buchwald

 

avec : Laurène Brun & Nelson-Rafaell Madel

 

Elise Dabrowski : musicienne-chanteuse

 

 

Rien à voir ici avec la sophistication d'un Jean Cocteau, nous sommes au coeur d'une forêt et la scénographie a été minutieusement pensée et réalisée en cette direction.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPas besoin de réseaux sociaux pour transmettre les messages à distance, le vent fait très bien l'affaire et La Belle ( Laurène Brun ) là où elle était - chez ses parents - a clairement entendu l'appel à distance de La Bête ( Nelson-Rafaell Madel ) vivant recluse en son domaine. 

Pour l'aller rejoindre, elle va donc tout quitter, marcher longuement des jours et des jours mais n'est-ce pas le Destin qui la guide ? 

La Bête a tout préparé dans l'attente de sa venue mais reste fermement résolue à ne pas se montrer. Les fleurs sont là pour transmettre le message d'amour que la jeune fille recueillera. Elle est blonde, toute vêtue de blanc et la pierre de lave qui l'attend fait penser à l'écrin de coquillage d'où surgit la Vénus de Botticelli.

Voulant rapporter du gibier afin de composer un festin en l'honneur de sa Belle, La Bête blessée par des chasseurs reviendra suivie d'une longue traînée de sang …

Ses plaintes en contrepoint sont accompagnées par l'archet de la contrebasse et la voix d' Elise Dabrowski dont les modulations rappelleraient presque parfois, l'irremplaçable Yma Sumac.

Tout le monde connaît la fin de cette histoire qui a fait sans nul doute les beaux jours de la collection Rouge et Or chez les plus anciens d'entre nous. 

Gageons qu'après ce spectacle, les petites filles blondes ou rousses verront d'un regard tout particulier le petit camarade venu d'un pays où " le soleil donne " et fredonneront alors " un jour, mon prince viendra " ... 

 

Simone Alexandre

www.theatratrauteurs.com

 

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12:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

23/01/2015

Les saisons, Vivaldi Piazzolla

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THÉÂTRE du RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

M° La Muette ou Passy

 

RER C1-3 Boulainvilliers

 

Tél. 01 42 88 64 44

 

 

À 21h du mardi au samedi

 

À 17h le samedi

 

Relâche le 6 février

 

Pl. 30€ & 35€

 

- de 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 22 FÉVRIER 2015

 

de Marianne Piketty & Le Concert Idéal

 

Mise en scène : Cécile Jacquemont

 

avec Irègne Jacob (narration) - Marianne Piketty (violon et direction musicale) - Lurent Corvaisier (illustration en direct)

 

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(photo : Amaury Vaslion) 

 

Depuis le 21 janvier et jusqu’au 22 février prochain, le Théâtre du Ranelagh produit à 21 h un « OTNI », soit un « objet théâtral non identifié », intitulé « Les saisons – Vivaldi Piazzolla ».

Disons-le tout net, ce spectacle musico-« poético »-pictural nous paraît être assez peu abouti, même s’il convient de placer tout à fait à part la prestation musicale du groupe « Le concert idéal », ensemble à cordes dirigé par Marianne Piketty, qui n’est pour rien dans cette approximation. Fort au contraire, tout repose sur la qualité et le talent de ces sept musiciens.

 

Le titre est plaisant qui laisse entendre que nous allons voyager d’un continent à l’autre, entre Argentine et Italie. Las ! nous redescendons vite de cet espoir car Irène Jacob, que nous avons connue plus inspirée dans ses choix et dans ses interprétations nous débite un texte plus ampoulé et prétentieux que poétique, qualité à laquelle il paraît pourtant prétendre…

Au vrai, ce texte nous a paru être sans queue ni tête, sans colonne vertébrale, sans vocabulaire, bref une enfilade de mots à la manière d’un reportage télévisé sur une chaîne d’information permanente : du vide avec rien autour, pour reprendre une définition de Raymond Devos.

Carl Norac est l’auteur de cette prose. Il paraît qu’il est couvert de prix littéraires. Nous n’aurons pas la cruauté de lui rappeler ce que Paul Léautaud disait des auteurs décorés…

 

Dans une mise en scène assez peu visible, ce qui n’est pas toujours une qualité, assurée par Cécile Jacquemont, notre diseuse, contrainte parfois pour suggérer une action à des attitudes assez peu élégantes, évolue comme elle peut entre les sept musiciens, toujours irréprochables, et un peintre, Laurent Corvaisier, qui part d’un grand écran blanc pour le couvrir d’illustrations faites de couleurs criardes, et de formes propres à évoquer les arts d’Amérique du Sud. Cela confère au tout un caractère plus proche du numéro de cabaret, un peu vieillot, que d’un spectacle théâtral.

 

 

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 ( photo : Ben Dumas )

 

En revanche et fort heureusement, il y a Marianne Piketty et son violon avec son ensemble, « Le concert idéal », dont le nom est une promesse tenue.

Grâce à eux tous, nous voyageons d’un continent à l’autre et les passerelles entre Vivaldi et Piazzolla se donnent à entendre pour le plus grand bonheur du spectateur, qui doit avant tout être un auditeur.

 

Si nous voyons bien le pari qui a été engagé ici de faire s’entrecroiser au travers du rythme des quatre saisons la musique, la peinture, le récit, et, disons, le mouvement, tout cela paraît être une bonne idée inaboutie.

  

Peut-être la danse eût elle remplacé sans préjudice les mots, peut être le peintre à l’œuvre est-il plus gênant que contributeur, peut être le fil conducteur de la narration est-il surtout un fil perturbateur… En tout état de cause, de ce spectacle curieux qui n’a pas su atteindre notre sensibilité, il reste la musique. Et si d’aventure nos musiciens recherchent des saisons, il en reste chez Verdi, dans « Les Vêpres siciliennes », Tchaïkovski aussi a écrit sur ce thème, d’autres aussi certainement, qu’ils pourraient utilement contribuer à faire connaître et à mêler à leur tourbillon.

 

 

© Frédéric Arnoux

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12:24 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent