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17/07/2014

Les ÉLANS ne sont PAS toujours des animaux FACILES

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LUCERNAIRE

 

Centre National d'art et d'essai

 

53, rue Notre-Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

(M° Vavin, N.D.des Champs)

 

Tél. 01 45 44 57 34

 

 

 

du 16 Juillet au 13 Septembre 2014 

 

du mardi au samedi à 21h.30

 

 

Textes de Frédéric Rose et de Vincent Jaspard

 

Adaptation et mise en scène : Laurent Serrano

 

avec Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain.

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgQue font trois copains hétéros quand ils se rencontrent, qu'ils soient musiciens ou non ? … Ils partagent des anecdotes, parlent des femmes et le plus souvent d'une en particulier, picolent un peu aussi, copinage occidental oblige. 

Ces trois là connaissent la musique dans le sens le plus complet du terme !

Ils chantent aussi, a capella ou en s'accompagnant de l'instrument de leur choix : piano, guitare ou valisophone et le moins que l'on puisse dire est qu'ils s'en servent à ravir et s'en donnent à coeur joie. 

Pourtant le blues ne les épargne pas mais disons qu'ils en font le meilleur usage. Elégants tous trois dans leurs costumes sombres et chemises de couleur, force est de reconnaître qu'ils ont une certaine classe ! 

Leur planète se nomme Absurdie et ils sont capables de s'y offrir un arc-en-ciel pour la beauté du geste. Ne soyez pas surpris si l'un d'eux prétend avoir rencontré Verlaine un soir car rien n'est impossible aux poètes.

Certes, la vague anglo-saxonne les a contaminés mais à moins d'être totalement réfractaire à ce qui vient d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique il est bien agréable d'entendre un répertoire au cours duquel Gershwin succède à Trenet et Nougaro à Cochran, ce pour notre plus grand plaisir. Le spectacle fini, le rythme continuera à nous accompagner jusqu'à l'heure du coucher preuve qu'ils ont bien du talent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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11:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/04/2014

ESPERANZA de Zanina Mircevska

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Vingtième THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant)

 

Loc. 01 43 66 01 13

 

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30

 

(relâche lundi et mardi)

 

 

Mise en scène : Patrick Verschueren

 

Avec Sébastien Albillo, Olivier Cherki, Rebecca Finet en alternance avec Elsa Tauveron, Gersende Michel, Maya Vignando et David Van De Woestyne.

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEntrée en fanfare (côté salle) pour démarrer cette farce en 19 tableaux. ( Pardonnez du peu )

Il faut dire que le projet était ambitieux puisque le but n'était rien moins que de " revisiter ce que l'histoire humaine a pu charrier comme figure de la mort, criminels et génocidaires " Oupss ! avec un tel programme, une soirée n'y suffirait pas. N'importe, grâce à cette joyeuse perspective ... embarquons sur ce paquebot transatlantique, remake de l'Arche de Noë, mais destinée cette fois, à ceux que l'on nomme " humains " (sic) et à toutes les tares qu'ils véhiculent : Criminels de guerre, financiers sans scrupules bref, tous les prédateurs de l'Europe sont ici évoqués (pour ne se limiter qu'à cette partie de la planète terre.) 

On pense immédiatement au Titanic bien sûr. Les passagers en bons bourgeois décadents, s'amusent, s'empiffrent boivent et vomissent tels des invités de Marco Ferreri.

Bien entendu, ces mêmes passagers s'épient, se jalousent, se convoitent car le vent du large ne saurait les mettre à l'abri des travers de la vie en vase clos.

La noirceur du sujet transparaît derrière la drôlerie des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Musique, chansons, danses entretiennent une incroyable bonne humeur, l'histoire quant à elle n'étant qu'un salmigondis de faits divers mal digérés en une pseudo réflexion sur l'époque actuelle. Heureusement et afin de nous sauver du naufrage de ce bâtiment en perdition, signalons la double participation d'Olivier Cherky lequel nous offre un rôle de composition parfaitement maîtrisé (on peine juste à le trouver aussi affreux qu'il est décrit) et l'indéniable présence scénique de Rébecca Finet à la voix ample et à l'humour dévastateur.Rien que ces deux là suffiraient à justifier le déplacement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Fabienne Rappeneau )

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14:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

07/04/2014

Dido and Aeneas de Purcell

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Il est rare que des ensembles de grands amateurs, c’est-à-dire d’un niveau de quasi-professionnels, se produisent avec des professionnels justement.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est pourtant le cas avec cette « Dido et Aeneas » de Purcell qui sera représentée  le samedi 12 avril prochain au temple du Foyer de l’âme, 7 rue du Pasteur Wagner, près de la Bastille, à 20h30.

 

Opéra fragmentaire, donc œuvre courte, c’est l’occasion d’entendre l’ensemble William Byrd et son chef, Graham O’Reilly , entourés de l’Ensemble Vocal de Pontoise et de la mezzo Brigitte Vinson, du ténor Ryland Angel et de la soprano Amelia Berridge.

 

Considéré comme le premier opéra anglais, « Didon et Enée » est très contemporain dans son mélange de récitatifs, d’airs, de danses.

 

Je ne ferai à personne l’affront de raconter l’histoire de Didon qui se croit aimée d’Enée, qui la trahit au point qu’elle s’en donne la mort, dans un air que les plus grandes artistes se plaisent à interpréter tant ce lamento est émouvant, riche et célébrissime !

 

Il y a dans ce spectacle vif et enjoué, une sorte de folie shakespearienne, du Shakespeare du « Songe d’une nuit d’été » de cette veine de comédie ensorcelante et foutraque, qui renvoie une image assez débridée de ce début du XVIIème siècle, où la sorcellerie se mêle aux festivités villageoises telles que celles que Brueghel pouvait peindre.

 

Ce sont des univers qui se mélangent, entre les mythes anciens et le Moyen âge finissant avec cette touche de modernité que Graham O’Reilly a su apporter.

 

C’est un moment plaisant que celui-là, qui entraine les chanteurs de l’Ensemble Vocal de Pontoise vers tout autre chose que leurs productions traditionnelles, plus ancrées sur le calendrier religieux ( oratorios, magnificat…) que sur ces œuvres plus scénarisées, peut-être plus complexes aussi, car il n’est pas aisé de partager la scène à près de trente artistes.

 

Œuvre en fait assez intimiste, elle se prête parfaitement à ce travail réussi entre l’Ensemble William Byrd et les chanteurs de l’EVP, parfaitement soutenus.

 

Je ne puis que vous encourager à voir et  entendre ce joli spectacle, harmonieux, équilibré et juste, et qui n’a pas entendu Didon mourir ne sait ce qu’est une mort théâtrale.

 

Frédéric Arnoux ©

www.theatrauteurs.com

13:11 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent