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17/10/2013

Blanche Neige, le spectacle musical


BOBINO

20, Rue de la Gaité

75014 PARIS


Loc. 08 2000 9000

www.bobino.fr


Pl. de 22€ à 37€


Chaque samedi et tous les jours de vacances scolaires à 14h.


Durée : 1h.30 (de 4 à 99 ans)

 

Adaptation : Julie MANOUKIAN


Mise en scène : Guy GRIMBERG & Martine NOUVEL


Musique : André MANOUKIAN


Chorégraphie : Johan NUS


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avec : Tatiana SANTINI (Blanche Neige) - Prisca DESMAREZ (La Reine) - Christophe JEANNEL (Le Roi, le Chasseur) - Matthieu BRUGOT (Le Prince) - Claire COUTURE (Marguerite, la servante) - et pour les 7 nains, Lilly CARUSO, Sarah FILC, Manon GILBERT, Clara SOARES, Aurore MAUNIER, Nina BREGEAU et Régis CHAUSSARD.


 

A moins d'être retombés en enfance, les adultes ne risquent pas d'avoir même impression que les enfants. Les uns découvrent, les autres redécouvrent  et comparent forcément. Nous étions habitués à une Blanche Neige brune ce qui faisait ressortir la blancheur de son teint, cette fois la chevelure de la comédienne est nettement plus claire et les lumières la gratifient de reflets dorés mais pourquoi pas ? ...

Comme il était difficile, voire impossible de dénicher sept nouveaux Piéral à Paris, de jeunes comédiennes nanties de masques seront les 7 nains dont on peut juste déplorer que le caractère de chacun n'ait pas été plus exploité or il aurait  fallu rallonger la durée du spectacle et n'oublions pas que les tout petits ne tiennent pas en place très longtemps.

L'avantage est que ces interprètes féminines dûment grimées dansent à ravir et que leur rythme est entraînant.

En règle générale les micros sont désormais pour les chanteurs des accessoires aussi indispensables qu'invalidants, reproche que l'on ne saurait faire à La Reine qui porte la voix jusqu'au déraisonnable mais ne fallait-il pas illustrer l'hystérie monomaniaque du personnage ? La comédienne-chanteuse est tout à fait remarquable dans sa composition de la sorcière laquelle se désintégrera dans un effet spécial particulièrement réussi. Au mépris de toute chronologie, je voudrais saluer également l'arrivée des petits lapins et autres animaux de la forêt, passage craquant au possible.

Le conte qui a bercé grand nombre de générations étant connu de tous, Julie Manoukian a esquissé quelques clins d'oeil,

- primo en direction de Cendrillon quand Blanche Neige est " placardisée " (les autres vont au bal, pas elle) le jour de son anniversaire, 16 ans, âge auquel on rêve de rencontrer le Prince Charmant, ce qui adviendra malgré tout.

- secundo, quand victime de cette reine diabolique le sort l'a transformera en Belle-au-Bois-Dormant. 

" Et alors, ... et alors ? ... "

( - non, non, Zorro n'est pas arrivé ! ) 

En revanche, si vous voulez faire découvrir le tout à vos petites têtes blondes, rousses ou brunes et bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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08:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

27/09/2013

En V'là une drôle d'affaire : Nathalie Joly chante Yvette Guilbert

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LUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° N.D. des Champs ou Vavin)


Loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


Pl. de 10 à 30€


A 21h.30 du mardi au samedi

dimanche à 17h.


jusqu'au : 3 NOVEMBRE 2013


 

Conception et jeu : Nathalie Joly


Mise en scène : Jacques Verzier


avec Nathalie Joly

et Jean-Pierre Gesbert au piano



 

Comment Yvette Guilbert aurait-elle pu imaginer qu'en ce 21ème siècle ô combien hétéroclite,  une jeune et talentueuse interprète ferait revivre ses chansons ? 

Autant je m'élève avec force contre le " dépoussiérage "  le plus souvent aussi iconoclaste que maladroit des classiques, autant devons nous saluer ici cette initiative. 

Lu quelque part que La Guilbert avait débuté au Divan Japonais, ce qui expliquerait l'utilisation de ce costume de geisha certes, très agréable à voir mais qui malgré tout interpellait notre curiosité ... 

Je n'ai hélas pas vu le précédent spectacle qui évoquait la rencontre entre la grande chanteuse populaire et Freud intitulé, " Je ne sais quoi " mais le CD est récupérable sur place.

Il s'agit donc d'un second opus (disons épisode pour faire simple) et force est de reconnaître que dès la première représentation, à laquelle j'assistai, il fut évident que le spectacle était déjà parfaitement rôdé. Du grand professionnalisme ! 

La voix est certes plus travaillée que celle de son modèle, laquelle m'a toujours parue un peu éraillée, de cette gouaille prisée alors et qu’ Henri Jeanson qualifiait " d’oseille "  ... C'est aussi ce qui fit sa gloire en une époque où le classicisme avait plus de place qu'actuellement. Précisément, Yvette Guilbert ne serait-ce que par son féminisme déclaré avait voulu bousculer les conventions. 

Ici nous bénéficions d'un résumé de la vie et du parcours de cette artiste hors normes qui avait inventé un style consistant à inclure le langage parlé en un " rythme fondu " au coeur de ses chansons. Ce style, le " parlé-chanté " fut repris diversement  et avec des bonheurs aléatoires, Juliette Gréco en est la dernière prêtresse.

Nathalie Joly maîtrise le chant et la comédie à valeur égale et a su trouver l’accompagnement d’un pianiste d'expérience qui lui aussi est comédien, les deux interprètes se mettant l'un l'autre et réciproquement en valeur.

Je ne citerai aucun titre afin de mieux vous laisser le soin de les découvrir d'autant qu'il en est d'inédits puisqu'une rencontre providentielle a mis entre les mains de cette artiste des partitions écrites de la main même d'Yvette Guilbert, annotées par elle, remises par une spectatrice enthousiaste qui les détenait depuis longtemps. C’est là une chance dont il faut savoir profiter

Allez y, vous ne pourrez qu'être ravis par ce que vous verrez et entendrez.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 


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( Photos : Chantal Dépagne Palazon )

 

11:26 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

26/09/2013

bande annonce : Nathalie Joly chante Yvette Guilbert au Lucernaire


" En V' là une drôle d'affaire "


du 25 Septembre au 3 Novembre 2013


du mardi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.


LUCERNAIRE : 53 rue Notre Dame des Champs 75006 PARIS


location : 01 45 44 57 34

14:19 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/09/2013

JEAN, opéra de poche transdisciplinaire

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Théâtre de Belle Ville

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Goncourt ou Belleville)


Réserv. 01 48 06 72 34


www.theatredebelleville.com


Pl. 20€ - T.R. 15€

-26 ans : 10€


du mercredi au samedi à 21h.30

Dimanche à 17h.


 

jusqu'au : 29 SEPTEMBRE 2013


 

CREATION de Jeanne Roualet, Eleonor Agritt, Edouard Ferlet, Fabrice Melquiot


Texte : Fabrice Melquiot


avec : Eleonor Agritt (chanteuse, comédienne)


Edouard Ferlet (pianiste, récitant)


Artwork : Jeanne Roualet


Musique : Edouard Ferlet



 

Opéra de poche, opéra-laboratoire aussi, puisqu'il consiste à sonder l'âme humaine après la disparition d'un proche. 

Chacun d'entre nous, porte - souvent sans y penser - sa petite musique personnelle faite d'un timbre de voix, d'un rythme particulier. Imaginez donc ce qu'il en est quand il s'agit d'un musicien ! Toute sa vie en est transformée. 

Jean, le disparu évoqué, à qui hommage est rendu par le biais de ce spectacle avait rêvé qu'il serait peut-être un jour compositeur puis passé sa vie dans un bureau d'assurances  … Kafka aussi, il est vrai mais Jean a vécu plus longtemps que lui. Ceci peut-il compenser cela ? ... Afin de donner un peu plus de relief à son existence, il avait adopté une manie qui consistait à placer chaque jour de l'année sous l'égide d'un personnage connu. ( Après tout, nos calendriers ne font rien d'autre ! )

Il cheminait ainsi, aux côtés de Churchill ou Picasso (pour ne citer que ceux-là) en passant par Soeur Emmanuelle ...

Il existe certes, des façons plus stupides de tuer le temps en occupant son esprit et avant que ce " traître " ne meure (c'est ainsi que s'exprime sa petite fille, inconsolable de sa perte) l'homme affichait une fidélité de cygne, en compagnie de sa femme Madeleine.

Noah, sa petite fille le chante et nous conte sa vie. Ce qu'elle en connaissait du moins, car nous ne savons jamais tout concernant nos chers disparus.

Jean avait une autre manie : il notait ses rêves sur un calepin qu'elle va retrouver, émue ... 

Eléonor Agritt est une merveilleuse interprète tant sur le plan chant qu'elle fait mieux que maîtriser d'une voix fraîche et expérimentée mais aussi concernant ce personnage qu'elle joue tout en se déplaçant sur scène avec une légèreté d'un esthétisme certain. 

Edouard Ferlet est sans doute plus à l'aise sur le plan musical que sur celui de la comédie pure mais à chacun son univers et comme il excelle dans le premier ! ...

Le travail graphique de Jeanne Roualet m'a semblé un peu accessoire bien qu'il ait son utilité ( ceci n'engage que moi bien entendu.) 

Ce spectacle atypique vous l'avez compris, se laisse agréablement voir et entendre ce qui reste possible jusqu'au 29 septembre ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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(photos : Eric Garault)


10:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

04/09/2013

Ferré, Ferrat, Farré

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant ou Gambetta)


Loc. 01 48 65 97 90


www.vingtiemetheatre.com


Pl. 25€ - Séniors 20€ - Et. 13€


A 19h.30 du mercredi au samedi

matinée le dimanche à 15h.


jusqu'au : 13 OCTOBRE 2013

 

Textes et Chansons de Léo Ferré, Jean Ferrat, Jean-Paul Farré.

 

Mise en scène : Ghislaine Lenoir


Arrangement musical : Isabelle Zanotti


avec Jean-Paul Farré


et les musiciens : Florence Hennequin et Benoît Urbain


Clément Lopez à la création sonore.


 

VOTEZ POELITIQUE !   



 

Poésie et politique, deux mots incompatibles, défi auquel personne n'avait songé, si l'on excepte bien sûr, l'ami Coluche qui lui, faisait passer la dérision avant la poésie.

 

Par le biais de cette démarche, double hommage rendu à deux auteurs-compositeurs-interprètes qui seraient sans doute très malheureux de voir ce qui se passe actuellement, eux qui ont chanté l'espoir et les rêves utopiques, entendez Jean Ferrat et Léo Ferré. 

 

Il fallait un troisième F pour réaliser cette gageure, voilà qui est fait grâce à Jean-Paul Farré pas effaré du tout, encore moins effrayé par l'ampleur de la tâche. La crinière neigeuse tout comme Léo, notre " clown musicien " dont la silhouette s'est arrondie offre une belle caisse de résonance à une voix qui a pris de l'ampleur et que nous découvrons par le biais de ce double répertoire revisité par lui.

 

Farré se ressemblera plus, certes, récupérant son timbre habituel lors de l'interprétation de ses propres textes, qu'il a modestement voulu moins nombreux, tour à tour nostalgiques ou caustiques, avec çà et là, des commentaires de scène de son cru, ce qui nous vaudra une superbe parodie de l'anaphore présidentielle !

 

Le temps d'un spectacle, le comique se recycle dans la chanson engagée : saluons ce " job capital " !  Pour l'accompagner, deux retardataires, ce n'est pas de leur faute mais celle de l'heure d'été : Florence Hennequin à la silhouette longiligne faisant preuve d'une belle présence scénique, dont le violoncelle apporte une ambiance tout à fait particulière ...

 

Benoît Urbain lui donne la réplique au piano et à l'accordéon sans oublier lui aussi quelques touches d'humour prouvant ( si besoin était ) la complicité régnant entre les trois partenaires.

 

Le tout crée un spectacle agréable, drôle, exaltant dont nous ressortons trop tôt à notre gré mais ravis de ce que nous venons de voir et entendre.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(Photos : Didier Pallagès)


10:36 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent