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14/11/2014

Lady Raymonde

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VINGTIÈME THÉÂTRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant ou Gambetta)

 

Loc. 01 48 65 97 90

 

Pl. 25€, Seniors 20€, Etud. 13€

 

 

 

À 21h30 du mercredi au samedi

 

À 17h30 le dimanche

 

 

Du 5 NOVEMBRE au 14 DECEMBRE 2014

 

(Relâche les 19 et 26 novembre)

 

 

Mise en scène : JULIETTE

 

avec Denis D'Arcangelo et Sébastien Mesnil (accordéon)

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgOù l’on retrouve Madame Raymonde dans ses tribulations, car depuis 1989 qu’elle se promène un peu partout, nous finissons par la connaître.

Elle vieillit doucement… Le titre de son nouveau spectacle, au Vingtième théâtre jusqu’au 14 décembre prochain, est un peu trompeur car si vous croyez la dame à Londres (« Lady Raymonde », et les affiches la représentent embijoutée de pacotille d’autant plus toc qu’elle est dessinée, effet assez réussi), c’est à New York et plus généralement au travers des Etats-Unis que nous la suivons.

 

Le fil conducteur n’est pas neuf, ce sont les souvenirs égrenés  de la diva  au travers de diverses chansons, et nous retrouvons des textes de Juliette (qui assure également une mise en scène sporadique et discrète…), de Charles Trenet, Diane Dufresne, Serge Gainsbourg… Autant le dire d’emblée, Denis D’Arcangelo n’est pas un grand chanteur, n’a pas une palette chromatique étendue à sa disposition ni même une voix toujours très agréable, mais il compense cela par une belle énergie et une puissance de ton assez juste.

 

On peut, si on est enclin à la clémence, se remémorer le personnage d’Arletty dans « Hôtel du Nord » nommé justement « Madame Raymonde », qui donne une juste idée de la gouaille « Un jour c’est les punaises, le lendemain c’est le 14 Juillet. Ça ne peut plus durer ! », de cette voix dite d’oseille par un Henri Jeanson assez clairvoyant, ce ton d’humour moqueur de  dérision mêlé. Notre « Lady Raymonde » n’est pas gouailleuse, elle a une voix usée, brisée, éraillée, et son humour est surtout désespéré et désespérant. Nous sommes avec elle dans une sorte de no futur proche des chanteuses réalistes à la Fréhel ou Damia, pour qui aussitôt entrevu, le bonheur  s’écroule, trahi, trompé.

Ici, notre personnage paraît quelque peu lourdaud, les textes de jonction pêchent par une absence de réelle épaisseur et de fond et, néanmoins, résonnent assez pesamment; ils manquent, hélas !, cruellement d'esprit. C'est d'autant plus perturbant, et pour tout dire frustrant, pour le spectateur attentif que c'est ce que nous espérions du personnage : un esprit vif, léger, assez français, assez Yvette Guilbert.

 Ce n’est pas un spectacle drôle que celui de « Lady Raymonde », on rit peu, voire pas du tout, mais il y a toutefois ces chansons, plutôt bien écrites, pour la plupart peu entendues, ou pour certaines totalement oubliées, et c’est ce qui donne à ce spectacle le grain de sel nécessaire. Il lui manque néanmoins un grain de folie, de cet humour un peu « camp », un peu « queer » que l’on aurait pu attendre de cet acteur somme toute un peu guindé, quand on l’aurait souhaité plus libre. C’est un des avantages de l’âge que pouvoir tout dire sans excessive et embarrassante contrainte.

 

Mention spéciale sera faite ici pour Sébastien Mesnil, dit « le Zèbre » musicien fin et raffiné, qui accompagne Denis D’Arcangelo avec élégance et subtilité. 

 

 

Que cet article un peu déçu ne vous retienne pas d’aller applaudir Madame Raymonde dans son dernier opus, surtout si vous ne la connaissez pas encore. C’est, malgré tout, un personnage à découvrir.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Philippe Matsas )

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11:24 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

12/11/2014

Lady Raymonde, Denis D'Arcangelo mis en scène par Juliette (bande annonce)

 

À 21h.30 du mercredi au samedi - dimanche à 17h30

16:02 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

03/10/2014

CINQ DE CŒUR Le concert sans retour

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THÉÂTRE RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

( M° La Muette )

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

depuis le 27 SEPTEMBRE 2014

 

du mercredi au samedi à 21h

le dimanche à 17h

 

Mise en scène : MERIEM MENANT

 

avec : PASCALE COSTES, HÉLÈNE RICHER, SANDRINE MONT-COUDIOL, PATRICK LAVIOSA et FABIAN BALLARIN

 

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Si vous ne connaissez pas encore les « Cinq de cœur », c’est une excellente occasion de combler cette lacune en allant les entendre, et les voir, au théâtre du Ranelagh. Vous ne pouvez qu’y passer un excellent moment musical, a cappella, mais le talent de ces cinq-là est tel qu’il vous semblera entendre  boîtes à rythmes, trompettes et tambour.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe spectacle s’intitule  « Le concert sans retour », qui boucle joliment un cercle loufoque, à la manière des songes décousus d’une nuit de folie, dont on s’éveille enchanté et surpris, ravi, le cœur léger et l’âme chantante.

 

C’est dynamique en diable et propre à faire oublier le poids de la journée, mais aussi à nous permettre d’attaquer les suivantes avec des mélodies en tête, pas de ces scies de radio, mais  Schubert, Brahms, Bach, Bizet, Saint-Saëns, Grieg, mais aussi Mylène Farmer, Léo Ferré, Claude Bolling, Eurythmics et les Eagles, entr’autres, revus et personnalisés, pour le moins…

 

Si ce n’est un vague prétexte de récital teuton (qui n’est pas sans référence à Ulrika von Glott !...), il n’est pas question de fil rouge à ce déchainement vocal et scénique dont l’énergie épuiserait jusqu’au spectateur, mais tout le monde, du plus jeune au doyen y trouve son compte musical. Il suffit de se laisser prendre en charge depuis la première parole jusqu’à la dernière note, et le tour est joué. Nous sommes embarqués volens nolens dans ce « concert sans retour », auquel il convient de retourner néanmoins, pour passer une des meilleures soirées qui soient. 

 

C’est drôle de surcroît, sans méchanceté, avec une douce ironie parfois, colorée de nostalgie, pimentée d’émotion et agrémentée d’une gentille et souriante dérision.

 

Parce qu’il convient de placer des noms sur les voix, citons-les : Pascale Costes et Hélène Richer (sopranos) Sandrine Mont-Coudiol (alto) Patrick Laviosa (ténor) et Fabian Ballarin (baryton), mis en scène par Meriem Menant, qui a oeuvré sobrement et avec conviction tant ce spectacle est enjoué, enlevé, et prenant, aux enchaînements presqu’invisibles.

 

Ce quintette solide et loufoque se produit depuis plusieurs années maintenant et il mérite un plus large public, une véritable audience, parce que, avec conviction et un dynamisme épuisant, il sait faire passer l’esprit et l’énergie du music-hall dans l’austérité (souvent très relative) du monde de la musique dite classique.

 

Ce mélange des genres est heureux et la fusion sans confusion qui est opérée pour le public, ravi, justifie amplement de se déplacer au Ranelagh.

 

Un bon spectacle, vraiment !

 

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Charlotte SPILL )

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13:07 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent