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09/04/2014

ESPERANZA de Zanina Mircevska

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Vingtième THÉÂTRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant)

 

Loc. 01 43 66 01 13

 

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30

 

(relâche lundi et mardi)

 

 

Mise en scène : Patrick Verschueren

 

Avec Sébastien Albillo, Olivier Cherki, Rebecca Finet en alternance avec Elsa Tauveron, Gersende Michel, Maya Vignando et David Van De Woestyne.

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEntrée en fanfare (côté salle) pour démarrer cette farce en 19 tableaux. ( Pardonnez du peu )

Il faut dire que le projet était ambitieux puisque le but n'était rien moins que de " revisiter ce que l'histoire humaine a pu charrier comme figure de la mort, criminels et génocidaires " Oupss ! avec un tel programme, une soirée n'y suffirait pas. N'importe, grâce à cette joyeuse perspective ... embarquons sur ce paquebot transatlantique, remake de l'Arche de Noë, mais destinée cette fois, à ceux que l'on nomme " humains " (sic) et à toutes les tares qu'ils véhiculent : Criminels de guerre, financiers sans scrupules bref, tous les prédateurs de l'Europe sont ici évoqués (pour ne se limiter qu'à cette partie de la planète terre.) 

On pense immédiatement au Titanic bien sûr. Les passagers en bons bourgeois décadents, s'amusent, s'empiffrent boivent et vomissent tels des invités de Marco Ferreri.

Bien entendu, ces mêmes passagers s'épient, se jalousent, se convoitent car le vent du large ne saurait les mettre à l'abri des travers de la vie en vase clos.

La noirceur du sujet transparaît derrière la drôlerie des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Musique, chansons, danses entretiennent une incroyable bonne humeur, l'histoire quant à elle n'étant qu'un salmigondis de faits divers mal digérés en une pseudo réflexion sur l'époque actuelle. Heureusement et afin de nous sauver du naufrage de ce bâtiment en perdition, signalons la double participation d'Olivier Cherky lequel nous offre un rôle de composition parfaitement maîtrisé (on peine juste à le trouver aussi affreux qu'il est décrit) et l'indéniable présence scénique de Rébecca Finet à la voix ample et à l'humour dévastateur.Rien que ces deux là suffiraient à justifier le déplacement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Fabienne Rappeneau )

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14:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

07/04/2014

Dido and Aeneas de Purcell

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Il est rare que des ensembles de grands amateurs, c’est-à-dire d’un niveau de quasi-professionnels, se produisent avec des professionnels justement.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est pourtant le cas avec cette « Dido et Aeneas » de Purcell qui sera représentée  le samedi 12 avril prochain au temple du Foyer de l’âme, 7 rue du Pasteur Wagner, près de la Bastille, à 20h30.

 

Opéra fragmentaire, donc œuvre courte, c’est l’occasion d’entendre l’ensemble William Byrd et son chef, Graham O’Reilly , entourés de l’Ensemble Vocal de Pontoise et de la mezzo Brigitte Vinson, du ténor Ryland Angel et de la soprano Amelia Berridge.

 

Considéré comme le premier opéra anglais, « Didon et Enée » est très contemporain dans son mélange de récitatifs, d’airs, de danses.

 

Je ne ferai à personne l’affront de raconter l’histoire de Didon qui se croit aimée d’Enée, qui la trahit au point qu’elle s’en donne la mort, dans un air que les plus grandes artistes se plaisent à interpréter tant ce lamento est émouvant, riche et célébrissime !

 

Il y a dans ce spectacle vif et enjoué, une sorte de folie shakespearienne, du Shakespeare du « Songe d’une nuit d’été » de cette veine de comédie ensorcelante et foutraque, qui renvoie une image assez débridée de ce début du XVIIème siècle, où la sorcellerie se mêle aux festivités villageoises telles que celles que Brueghel pouvait peindre.

 

Ce sont des univers qui se mélangent, entre les mythes anciens et le Moyen âge finissant avec cette touche de modernité que Graham O’Reilly a su apporter.

 

C’est un moment plaisant que celui-là, qui entraine les chanteurs de l’Ensemble Vocal de Pontoise vers tout autre chose que leurs productions traditionnelles, plus ancrées sur le calendrier religieux ( oratorios, magnificat…) que sur ces œuvres plus scénarisées, peut-être plus complexes aussi, car il n’est pas aisé de partager la scène à près de trente artistes.

 

Œuvre en fait assez intimiste, elle se prête parfaitement à ce travail réussi entre l’Ensemble William Byrd et les chanteurs de l’EVP, parfaitement soutenus.

 

Je ne puis que vous encourager à voir et  entendre ce joli spectacle, harmonieux, équilibré et juste, et qui n’a pas entendu Didon mourir ne sait ce qu’est une mort théâtrale.

 

Frédéric Arnoux ©

www.theatrauteurs.com

13:11 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

23/03/2014

Le jour où je suis devenue CHANTEUSE BLACK

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, Rue Véron 75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Tél. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

 

jusqu'au : 26 MARS 2014

 

A 21h. les lundi, mardi & mercredi

A 19h.45 le dimanche

 

puis,

 

Du 27 MARS au 3 MAI 2014

 

A 19h. les mercredi, jeudi, vendredi & samedi.

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( photos : Lot )

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgComme ça, à première vue, on pourrait croire que c'est une histoire à l'eau de rose. Et bien, non !

" Incroyable mais vrai " le point de départ de ce spectacle est rigoureusement authentique puisque le grand-père de Caroline Devismes (Claude Odell Dabbs) était un afro-américain, rien d'étonnant alors que la musique et le rythme surtout, coulent à ce point dans ses veines …

Or notre chanteuse est blonde, a les yeux bleus et vient du Pas-de-Calais.

Pour mettre au point cet O.T.N.I. (Objet Théâtral Non Identifié) Thomas le Douarec a collaboré à l'écriture du spectacle en compagnie de cette moderne " négresse blonde " puis a signé la mise en scène, ce qui en soi, constitue un gage de succès.

C'est qu'elle a une pêche incroyable cette Caroline du Nord et une voix d'une amplitude assez exceptionnelle ! 

Lauri Lupi, comédien, chanteur et pianiste, lui donne la réplique or, croyez moi, ce n'est pas facile de se hisser à la hauteur de la dame en question car dès qu'elle paraît toute l'attention du public a immédiatement les yeux rivés sur elle.

Une sorte de magnétisme se dégage de la personne, ce qui tombe bien car son auditoire ne reste pas en rade et la symbiose, scène-salle est totale.

Allez-y, vous êtes assurés de passer là, un excellent moment. Quant à l'histoire, tour à tour dramatique ou burlesque, toujours humoristique, je vous laisse la découvrir, bien sûr ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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16:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

13/02/2014

Le pianiste aux 50 doigts ou l'incroyable destinée de György Cziffra

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THÉÂTRE du RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

(M° La Muette, Passy

ou RER C1-3 : Boulainvilliers)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

 

Pl. 30 & 35€

 

- 26ans : 10€

 

A 21h du mercredi au samedi

 

Dimanche à 17h

 

Relâche 19 et 26 février

 

jusqu'au : 30 MARS 2014

 

Durée : 1h.30

 

Texte et interprétation : Pascal Amoyel

 

Mise en scène : Christian Fromont

 

 

 

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C’est un bien curieux endroit, et unique, que ce Théâtre du Ranelagh dont la salle toute de bois  semble n’avoir été faite que pour le plaisir de quelques-uns ; c’est le cas lors du joli spectacle musical donné par Pascal Amoyel, intitulé « Le pianiste aux 50 doigts », hommage parlé et interprété au piano par un musicien émouvant.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est à György Cziffra, qui fut son professeur que cet hommage est rendu, et bellement, avec intensité, émotion, affection vraie et nostalgie, puisque le merveilleux pianiste hongrois est décédé il y a tout juste 20 ans. Pour ceux d’entre nous qui se souviennent de lui, il est l’interprète des meilleurs enregistrements qui continuent de faire autorité, des « Rhapsodies hongroises » de Liszt, son compatriote, et le fondateur du Festival de La Chaise-Dieu qui continue chaque fin d’été avec la même qualité, couru des mélomanes et pourtant, ce coin d’Auvergne est bien peu engageant !

 

Pianiste connu et reconnu, Pascal Amoyel se risque aux mots, car cet hommage est aussi l’histoire de Georges Cziffra presque jusque en octobre 1956, où il quitta la Hongrie pour l’Autriche puis la France qui l'ont consacré.

 

Ce que raconte en paroles et en musique Pascal Amoyel est d’autant plus émouvant que c’est une  partie largement inconnue du public de la vie de Cziffra, qui faillit bien ne jamais être le musicien que nous avons connu, enfermé dans les limites de son pays, contraint à des travaux forcés musicaux sans commune mesure avec son talent.

 

Il y a de la part d’Amoyel un grand courage à prendre la parole, car il n’est pas comédien, mais néanmoins, et parce qu’il évoque son personnage avec ferveur et amour, il est juste, un peu spectateur, un peu acteur, artiste en somme, faisant apparaître ce qu’il veut faire apparaître et qui saute au visage du spectateur.

 

Amoyel se sert de son piano pour tout faire passer des émotions qu’il exprime, et nous entendons une harpe, un tambourin, une cithare, nous sommes en Europe de l’Est, chez les magyars et les tsiganes, chez les réprouvés et les oubliés du monde en marche.

 

Il fallait ne pas manquer d’audace ni de talent pour concevoir et proposer ce beau spectacle intime et juste, et Pascal Amoyel a eu raison de se lancer, avec sa virtuosité généreuse, son jeu si proche de celui de son professeur, que parfois, dans ces improvisations ébouriffées, qui laissent à plat comme après un vent de tempête, on croit l’entendre.

 

Le dernier bis, Chopin, est un hommage direct à Cziffra. Comme s’il s’agissait de la fin d’une pièce religieuse, on n’en demande plus davantage.

 

C’est au Théâtre du Ralelagh, 5 rue des Vignes dans le 16ème . arrondissement , et c’est jusqu’au 30 mars prochain 

Ne pas y aller serait se priver d’un beau moment d’amour.

 

Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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19:43 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent