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17/05/2016

KROONER on the ROCKS

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THEATRE du GYMNASE

 

38, boulevard Bonne Nouvelle

 

75010 PARIS

 

(M° Bonne Nouvelle)

 

loc. 01 42 46 79 79

 

http://www.theatredugymnase.com/

 

Chaque mercredi à 20h

 

& chaque samedi à 18h

 

Spectacle conçu et mis en scène

 

par : Lucy Harrison

 

avec Lucy Harrison , Fabrice Banderra

 

et Isa Fleur ou Raphaël Bancou au piano

 

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Le monde du rock se définit souvent par des tenues vestimentaires incroyables, a fortiori, côté scène. Ici, la plantureuse créature qui se présente à nous ( ce n'est pas lui faire injure puisqu'elle même insiste sur son physique avantageux, d'autant qu'elle a un charme fou ) arbore un look d'enfer très gothique revisité.

Croyez-moi, Lucy Harrison ( puisqu'il s'agit d'elle ) a bien plus qu'une présence scénique. Avec elle, ça déménage ! Pour utiliser une expression à la mode : " elle est trop " en tout mais ce qui la caractérise en priorité, c'est cette voix extraordinaire qui est la sienne.

On peut vouloir faire carrière dans la chanson, ce qui semble bien être la préoccupation de son personnage et consulter les petites annonces afin d'avoir une chance de rencontrer l'homme de sa vie.

Il semble que notre héroïne ait un voisin dont les préoccupations sont à peu près identiques aux siennes, seulement voilà, leur répertoire musical n'est pas absolument le même et leur personnalité respective se situerait plutôt à l'opposé.

Tony 75 ( c'est son nom de guerre pour draguer ) fait plutôt dans le style séducteur à la Sinatra. Alors que Ruth ( oui, c'est son pseudo à elle ! ) … exècre ce mode d'expression.  Du reste, régulièrement, ces deux voisins manifestent leur mécontentement auditif de façon réciproque.

Côté jardin : c'est l'appartement de Ruth et côté cour, celui de Tony ; or sans le savoir, l'un et l'autre s'apprêtent à concrétiser un rendez-vous commun. ( en chantant, bien sûr et en s'humectant largement les cordes vocales dans l'intervalle. )

J'allais oublier - ce qui eut été impardonnable - au centre de la pièce, la tête dépassant juste au dessus d'un petit muret mi-brique, mi-pierre, une pianiste fournit l'indispensable support musical.

Si je vous dis qu'il s'agit d'Isa Fleur, vous saurez que le professionnalisme est bien au rendez-vous. Elle assurera même une parenthèse chantée en complet décrochage avec les deux précédents styles mais en utilisant ce timbre merveilleux de pureté que nous lui connaissons.

Ce spectacle chanté dans la langue de Shakespeare ( en un peu plus actuel bien sûr ) cohabite avec le langage parlé de façon moliéresque ( là aussi, revu et corrigé par … histoire de ne pas perdre en route les non-bilingues : il en reste ! )

Fabrice Banderra ( alias Tony 75 ) séduit - oeil et voix de velours - tandis que sa partenaire et metteur en scène

" déchire grave " mais avec maestria !
Alors courez-y -  actuellement, c'est chaque mercredi à 20h et chaque samedi à 18h. Pour rester dans le même ton, sachez que vous en ressortirez " gonflés à bloc ! "


Simone Alexandre

 

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10:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

11/05/2016

Le crime de l'orpheline ( Grand-Guignol musical )

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THEATRE RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° La Muette ou Passy)

 

 

loc. 01 42 88 64 44

 

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Pl. 30 & 35€

 

- 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 18 JUIN 2016

 

A 20h30 du mardi au samedi

 

le dimanche à 17h.

 

Spectacle conçu par Florence ANDRIEU, Flannan OBE et Philippe BROCARD

 

Mis en scène par : Philippe LELIEVRE

 

avec : Florence ANDRIEU, Flannan OBE, Jeannette SALVADOR

 

& Philippe BROCARD ou Delphine DUSSAUX au piano

 

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Comme au temps du cinéma muet - dont du reste, les interprètes utilisent certains codes - ce qui ajoute du burlesque à la chose ! un ou une pianiste ( Philippe Brocard ou Delphine Dussaux ) fournissent le contrepoint musical à l'action.

Une première tête enfarinée, puis une seconde feront apparition entre les plis du rideau, tels des diables sortant de leur boîte. Puis, nous découvrirons la modeste mansarde où vit Joséphine, jeune orpheline qui aurait trouvé sa place boulevard du Crime en ce XIXème siècle où théâtres et mélodrames fleurissaient à chaque pas avec pour objectif de " faire pleurer Margot."

Ici, c'est de rire dont il sera question même si ce dernier flirte parfois avec l'effroyable. Aussi, revenons à l'histoire : la malheureuse enfant abandonnée, fut recueillie par une mystérieuse tutrice, laquelle ( pas la tutrice mais Joséphine ) est tombée amoureuse d'un p' tit gars des rues ( Alfred ) qui n'hésite pas à jouer les cascadeurs pour venir presque chaque soir lui rendre visite.

Les tourtereaux roucoulent donc ponctuellement de la sorte dans l'attente de jours meilleurs … Seulement à l'époque, on mariait les jeunes filles et précisément la bienfaitrice s'est mis en tête d'unir Joséphine à Rodolphe ( un ami de la famille ) afin d'assurer l'avenir de l'ingénue en question.

Bien entendu, celle-ci refuse n'ayant qu'Alfred en tête !

C'est donc le terrible noeud gordien qu'il lui faudra trancher même si la mansarde risque alors de se transformer en étal de boucher car nous sommes au Grand-Guignol où comme chacun sait, l'hémoglobine coule à flots.

Comment tout cela finira t-il ? …

Vous le saurez en prenant le chemin qui mène au Ranelagh - Sachez toutefois que petits et grands venus assister au spectacle s'en donnent à coeur joie, les plus jeunes parfaitement à l'aise dans cette atmosphère à la Tim Burton.

 

 

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( photos : Marie-Clémence DAVID )



Votre servante fut littéralement fascinée par la virtuosité agissante de Flannan Obé qui se démultiplie pour notre plus grand plaisir et ... quelle voix !
Sa partenaire, Florence Andrieu fait bien mieux que lui donner la réplique et il m'a semblé que les somptueuses boiseries du théâtre en résonnaient de contentement.

Vous l'avez compris, ce spectacle complètement atypique constitue une agréable parenthèse en cette presque fin de saison ( déjà ) aussi auriez-vous gravement tort de vous en priver. Alors n'hésitez pas : allez-y !


Simone Alexandre

 

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11:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

19/04/2016

L'Homme de Riom de Benjamin Bollen

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MONTMARTRE-GALABRU

 

4, Rue de l'Armée d'Orient

 

75018 PARIS

 

(M° Blanche)

 

Loc. 01 42 23 15 85

 

http://theatregalabru.com/

 

Pl 18€ - T.R. 12€

 

Chaque samedi à 19h30

 

jusqu'au : 30 AVRIL 2016

 

Mise en scène : François LIS

 

avec Benjamin BOLLEN et Isa FLEUR

 

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Rions, rions, rions ! Mais pas seulement car cette joyeuse remontée dans le temps nous permet de découvrir ( ou re découvrir ) un répertoire tombé bien injustement en désuétude. On savait écrire à l'époque ! Les chansons étaient lestes mais procédant par allusions évitaient la vulgarité.

Avec quatre ans d'avance sur Aznavour et son célèbre " Je m'voyais déjà " ce lyrique Rastignac envisage de monter à Paris pour devenir vedette de Music-Hall. Son irrésistible ascension devra cependant passer par quelques folles péripéties avant d'accéder au zénith ! ...

Départ : Riom, chef lieu d'arrondissement du Puy de Dôme où l'on riait nettement moins qu'à Paris. Un certain général y fut même condamné par contumace. Inutile de préciser lequel, vous m'avez compris ... " ze " -

Notre lutin-feu-follet endiablé va nous narrer les situations pour le moins scabreuses qu'il survole sans jamais s'y empêtrer. Car il en connaîtra des aventures et ira même jusqu'à s'engager un temps dans la marine " où les obus sont si pointus " …

( celle-ci, il ne l'a pas chantée, aussi ne nous égarons pas ! )

En fait le répertoire choisi puisera ses racines dans les années 20 et 30, époque à laquelle l'opérette était encore à la mode.

" Trois jeunes filles nues " alimenteront largement le programme par le biais de 7 extraits, pas un de moins mais pas seulement.

Il était question de Music-Hall ? ...

Alors, Chevalier, Fernandel, Jacqueline Maillan, Andrex, Marie Dubas auront droit chacun à autant de clins d'oeil.

Benjamin Bollen est irrésistible de drôlerie active.

Comédien avant tout, il envahit la scène laissant juste à sa partenaire : Isa Fleur le périmètre de son piano.

Fort heureusement, celle-ci lui oppose le professionnalisme sans faille de sa délicieuse voix et en ce domaine ses possibilités sont grandes !

 

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Le metteur en scène, François Lis n'hésite pas à faire participer le public et ce dernier sera sollicité à diverses reprises. Allez-y, vous aurez ainsi l'illusion d'être revenus aux années folles, celles d'une insouciance joyeuse dont vous pourrez vous repaître 1h15 durant.



Simone Alexandre

 

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10:45 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent