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02/02/2019

LA DAMA BOBA ou celle qu'on trouvait idiote de Félix Lope de Vega

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THEATRE 13 / JARDIN

 

100 A, Bd.Auguste Blanqui

 

75013 PARIS

 

 

 

(M° Glacière)

 

LOC. 01 45 88 62 22

 

Pl. 24€ - T.R. 16€

& 13€ le 13 de chaque mois

 

http://www.theatre13.com/

 

Traduction : Benjamin PENAMARIA

Adaptation : Benjamin PENAMARIA et Justine HEYNEMANN

 

Mise en scène: Justine HEYNEMANN

 

avec : Sol ESPECHE ( Nise ) - Stephan GODIN ( Otavio ) 

Corentin HOT ( Turin ) - Rémy LAQUITTANT ( Liséo ) 

Pascal NEYRON ( Duardo ) - Lisa PERRIO ( Clara ) 

Roxanne ROUX ( Finéa ) - Antoine SARRAZIN ( Laurencio )

 

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" Ou comment l'esprit vient aux filles "

aurait dit ce bon Jean de La Fontaine …



L'action se déroule à Madrid dans la maison du sieur Otavio

( Stephan Godin ) lequel est père de deux filles à marier, dissemblables au possible.

Finéa ( Roxanne Roux ) qui vient d'hériter d'un oncle

( d'Amérique ? ... ) lequel lui a légué une somme assez considérable : 100 000 ducas, ce qui fait de la damoiselle un parti éminemment convoitable … est absolument inculte et irrémédiablement sotte aux yeux de tous ceux qui l'approchent.

A contrario, sa soeur Nise ( Sol Espeche ) est non seulement intelligente mais cultivée et à ce titre bien plus courtisée que la précédente, du moins tant que l'argent n'est pas encore venu fausser la donne.

Nise est amoureuse d'un garçon sans le sou : Laurencio,

( Antoine Sarrazin ) qui bien entendu va brusquement et comme par hasard s'intéresser à la petite dinde devenue brusquement richissime.

Or Otavio avait pressenti un mariage pour Finéa en faisant venir Liséo ( Rémy Laquittant ) de Tolède lequel sera bien sûr rebuté par la bêtise dont fait preuve la promise en question.

 

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( Photos : Cindy Doutres )



Que croyez-vous qu'il advint ?  ...

Je ne vais certes pas vous raconter la suite au risque de vous gâcher le plaisir de la découverte car la pièce du début à la fin regorge de rebondissements.

Sachez toutefois que les comédiens rivalisent de souplesse et d'inventivité, que le rythme est soutenu de bout en bout sans laisser place à la moindre faille ou baisse de tension. C'est complètement fou, excessif mais avec talent, joyeux ce, même aux pires moments et enlevé : con maestria !

Je me garderai bien d'oublier les autres rôles à savoir celui de Turin ( Corentin Hot ) Clara ( Lisa Perrio ) ainsi que Duardo

( Pascal Neyron ) car chacun s'acquitte de sa partition avec fantaisie et brio.

La musique et le chant viennent agrémenter un texte déjà haut en couleurs. Bref, une totale réussite et l'on ressort du lieu en se disant : " ça, au moins, c'est du théâtre … "

Felicidades !


Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

 

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20:50 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

07/01/2019

Jeanne PLANTE est chafouin en Mars à l'EUROPEEN

 

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( photos : Nicolas DARTIAILH )

 

 

C’est toujours un plaisir que découvrir une artiste nouvelle, surtout qui ne se forge pas un embryon de gloire –  heureusement et justement fugitive le plus souvent – au travers de scènes désormais spécialisées dans le lancement de carrières de prétendus comiques, ou via les réseaux sociaux ou grâce à une des nombreuses et lamentables émission de télévision proposant du rire –nerveux et contraint-  au kilomètre.
Non avec Jeanne Plante rien de tout cela : du spectacle du vrai, du solide, du travaillé, avec de la recherche et de l’allant. Et cela fait  beaucoup de bien aux spectateurs !

Avec  « Jeanne Plante est chafouin » , le ton est donné dans l’incorrection, grammaticale d’abord puisque l’article n’est pas accordé, du mot rare ensuite car «chafouin » fleure son désuet, son côté vieillot qui tente de repointer le bout du nez avec plus de recherche que les formules toutes faites actuellement fort en cour et qui sont surtout vides de sens.

Avec une affiche qui n’est pas sans évoquer les dessins de Cappiello, prometteuse et colorée comme l’étaient les annonces de ce merveilleux affichiste, avec un sous- titre  « la comédie burlesque musicale » le ton est donné et tout au long d’une représentation nerveuse, c’est-à-dire enlevée, généreuse, en chansons toutes ou presque de la main de l’interprète, nous voyageons dans ce qui pourrait être un caf’conc’ de la Belle Epoque avec une dame bien plantée , bien présente et qui mène son monde.

 

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Ce monde précisément est celui que constitue un trio de musiciens assez pitres, talentueux  et complices en diable et qui ajoutent  davantage encore de fantaisie au spectacle, avec  des instruments inattendus et variés, que nous vous laissons découvrir. Jacques Tellitocci, Jérémie Pontier et Philippe Desbois apportent leur grande part de loufoquerie entraînant la salle dans des rires opportuns et répétés, sans jamais une once de vulgarité, sans jamais blesser, sans jamais se compromettre dans la facilité. Et cela, c’est drôlement bon !

C’est ce qui donne à cette Jeanne Plante une saveur un peu particulière, avec ses textes certes chantés mais également interprétés, comme autant de sketches, autant de petites histoires tragi-comiques. Elle joue certes un rôle de diva un peu bon marché, qui se rêve un destin  et qui court surtout le cachet, n’attirant  que des hommes un peu «  troisième mi-temps », un peu « fin de soirée », mais elle ne renonce pas, et donne le meilleur d’elle-même. Le personnage est attachant, touchant. Et l’interprète est si talentueuse !

Dans une mise en scène de Patrice Thibaud, sans temps mort, qui tient sa salle en haleine, ce spectacle actuellement en tournée sera à Paris dès le 23 mars prochain à L’Européen. Ne le ratez sous aucun prétexte , c’est un remède à la morosité et aux angoisse du temps présent .

 

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En attendant vous pouvez retrouver la Dame et ses complices le 25 janvier à Nantes, le 5 février à Gauchy (02), le 23 février à Lignières (18) et le 16 mars à St. Vincent de Paul (40).
Ne boudez pas ce plaisir et ne passez pas à côté de cette future très grande interprète, dont le disque CD est sorti en novembre.


Frédéric ARNOUX ©

 

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09:46 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

27/11/2018

Chanson Plus Bifluorée ... passe à table

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, Rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° St-Georges)

 

LOC. 01 48 74 76 99

 

Pl. de 10 à 30€

 

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Dimanche à 16h

 

Lundi à 20h30

 

Durée : 1h30

 

jusqu'au : 7 JANVIER 2019

 

 

Mise en scène : Marinette MAIGNAN

 

 

avec : Sylvain RICHARDOT,

piano, guitare, chant (baryton léger)

 

Michel PUYAU : guitare

 

Xavier CHERRIER : chant (baryton)

 

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Voilà de quoi ravir les spectateurs les plus friands de textes bien écrits, de polyphonies habiles et d’humour bien français : les Chanson plus bifluorée sont au théâtre La Bruyère.
C’est peu de dire que leur enthousiasme et leur plaisir de chanter sur scène sont communicatifs, puisque très vite la salle, dont on peut juste regretter qu’elle ne soit pas davantage emplie, participe avec allégresse.

Il est toujours délicat de citer l’un plus que l’autre car tous ensemble méritent applaudissements et éloges. Parce que leur nom de scène dissimule leur état civil, rectifions cela en les nommant : Michel Puyau ténor et multi-instrumentiste, Sylvain Richardot chant et clavier et Xavier Cherrier chant et guitare, pour ce spectacle « A table », qui est composé de chansons nouvelles et de quelques reprises, le tout étant lié par une sauce fantaisie de leur façon.

Après plus de trente ans de carrière, c’est toujours la même énergie, la même empathie avec le public, et c’est encore de la parodie, bonne celle-là, travaillée, cherchée, écrite, paroles et musique qui vient nous cueillir et nous ravir à la fois. C’est d’ailleurs pour cela que nous les aimons, cet esprit gentiment moqueur  et ces saynètes qui ponctuent les chansons, mises en scène avec  un énergique talent par Marinette Maignan.

Dans tout cela, au milieu de cette joyeuse fête du chant et du mot d’esprit une très jolie et très émouvante chanson sur le 7 janvier, qui vient dire combien il peut être dangereux de rire car si on peut rire de tout, on ne peut plus nécessairement le faire n’importe où et avec n’importe qui.


Ici c’est face à un public conquis, presque par avance que nos trois lascars s’en donnent à cœur joie !

 

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( photos : Norbert GABRIEL )



Cette utile et nécessaire fantaisie, quasi salutaire lorsqu’on prête une oreille distraite sur l’actualité, fantaisie qui glisse parfois vers une critique politico-sociale plutôt bienvenue, est comme un souffle frais dans cet univers de spectacles où beaucoup prétendent à l’humour, aspirent à l’esprit, sans jamais pouvoir ni le démontrer, ni en justifier.

Chanson plus bifluorée nous ravit depuis plusieurs décennies, et cette longévité ne doit rien au hasard ni à l’époque, sauf à lui fournir matière à chansonner, de ces chansons qui restent dans une tradition de presque chansonniers.

Ces trois anciens jeunes hommes si verts, qui devraient être déclarés d’utilité publique sont en représentations dites exceptionnelles (et l’adjectif est doublement fondé!) jusqu’au 7 janvier prochain au théâtre La Bruyère.


Ne pas y aller serait se priver d’une belle et réjouissante soirée d’intelligence et de bonheurs partagés tant avec la scène que dans la salle, tant « c’est gai, c’est vif, ça pirouette. »


Frédéric ARNOUX
©

 

Représentations supplémentaires,

 

Samedi : 8, 15, 22, 29 / XII à 18h

le 24 décembre à 19h

le 28 décembre à 18h30

 

25.XII.2018 & 1er Janvier 2019 à 16h

 

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11:07 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent