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27/04/2015

George Sand, ma vie, son oeuvre de et par Caroline Loeb

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THEATRE DU MARAIS

 

37, Rue Volta

 

75003 PARIS

 

 

(M° Arts et Métiers)

 

 

loc. 01 71 73 97 83

 

 

Pl. 19€

 

 

http://www.carolineloeb.fr/

 

A 19h. vendredi et samedi

 

A 16h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 27 JUIN 2015

 

 

De Caroline Loeb et Tom Dingler

 

Mise en scène : Alex Lutz

 

avec Caroline Loeb

 

Jérémie Pontier au piano et à l'accordéon

 

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L'espace scénique est organisé en un savant désordre constitué de livres empilés.

Téléphone noir à cadran sur lequel figuraient les lettres de l'indicatif que l'on devait composer jadis. Maintenant après cette exclusive invasion de chiffres nous ne pouvons même plus imaginer le quartier dans lequel notre appel échoit. " Tout fout l'camp ! " 

 

La chanteuse-comédienne arbore un discret micro "brosse à dents" que nous ne pouvons ignorer hélas mais elle saura rapidement nous le faire oublier. Nous apprenons que ce n'est pas elle qui aurait choisi le thème du spectacle mais qu'il s'agit d'une commande car peut-être de son propre chef aurait-elle jeté son dévolu sur Flaubert ou Proust ? (dixit - mais rassurez-vous, ce n'est qu'un trait d'humour) Du reste, elle ne tardera pas à se prendre à son propre jeu et la bonne dame de Nohant (du moins son souvenir et sa particulière envergure) vont s'emparer de celle qui entend l'investir " par la bande " c'est à dire en passant par tous ceux qui l'ont coudoyée. Technique imparable lui permettant de cerner le personnage au plus près.

 

Ici aucune confusion possible, Caroline Loeb restera elle même et ne se confondra à aucun moment avec celle dont il est question. (les adeptes du Paradoxe du Comédien évoqueront Diderot une autre fois ) Et puis, on peut jouer les biographes scéniques et rester soi-même. C'est ainsi que nous ferons la connaissance (évoquée) de sa mère, cette septuagénaire amoureuse d'un supposé gigolo trentenaire, de sa fille en pleine crise d'adolescence, le tout raconté avec un humour qui fait mouche chaque fois. 

 

La forme choisie ? … un journal qui relate scrupuleusement au fil des jours son approfondissement du thème ( d'où le titre : George Sand, ma vie, son oeuvre ) et ce par le biais alterné de commentaires ou de chansons. En fond de scène, derrière un rideau quelque peu transparent, un piano et un accordéon aussi, parfois.

 

Pour aborder le personnage auquel elle se réfère, Caroline Loeb a eu recours aux soins de Jean-Paul Gaultier qui lui a concocté un costume-pantalon transformable destiné à respecter le plus possible la féminité de celle qui le porte.

 

Il serait malaisé de dire qui - de la chanteuse ou de la comédienne - prend le pas sur l'autre car les prestations sont équivalentes. On passe là un agréable moment à se remémorer des lectures qui firent le bonheur de certains adolescents.

Les biographies étant plus prisées par les adultes et si actuellement George Sand n'est plus tellement lue, remercions Caroline Loeb qui va peut-être nous en redonner l'envie.

 

Simone Alexandre

 

 

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13:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

Annonce : Caroline Loeb " George Sand, ma vie, son oeuvre "

11:17 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/04/2015

100 miniatures de Philippe Minyana & Bruno Gillet

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Vingtième Théâtre

 

7, Rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

 

(M° Ménilmontant)

 

 

loc. 01 48 65 97 90

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

 

Pl. 25€ - Séniors : 20€

 

Etudiants : 13€

 

A 21h30, jeudi, vendredi, samedi

 

A 17h30, dimanche

 

jusqu'au 19 AVRIL 2015

 

 

puis au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine

 

le samedi 9 mai à 21h et le dimanche 10 mai à 16h

 

Textes : Philippe Minyana

 

Musique : Bruno Gillet

 

Direction musicale : Pierre Roullier - Ensemble 2e2m

 

Mise en scène : Mireille Larroche

 

 

avec Edwige Bourdy, Christophe Crapez, Paul-Alexandre Dubois, Eléonore Pancrazi, Vincent Leterme.

 

 

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Si vous êtes gourmand, dans tous les sens du terme, ce spectacle est pour vous. Imaginez un cake coupé dans le sens de la longueur, dont les fruits confits seraient les personnages ou plus prosaïquement, un immeuble avec les tripes à l'air !

Parfois le soir en ville, face à toutes ces fenêtres allumées on se prend à imaginer ce qui se passe à l'intérieur et bien ici, c'est devenu possible. 

Tout spectateur est un voyeur licite qui s'égaye au spectacle de ce qu'il voit, de ce qui lui est permis de voir et entendre.

Vous vous souvenez de ces maisons en miniatures qui ont peut-être enchanté votre petite enfance ? C'est exactement cela que nous avons sous les yeux mais avec cette fois, des commentaires adultes. Jacques Demy en aurait rêvé, Mireille Larroche l'a fait car exposés dans leur petite boîte non pas à ciel mais à flanc ouvert, les personnages vont, viennent, méditent, racontent, dialoguent et chantent !

Le texte est de Philippe Minyana, la musique de Bruno Gillet. Les paroles sont celles de tous les jours, d'un quotidien un peu banal, méli-mélo-dramatique ( parfois ) avec des anecdotes par bribes dans le style : " elle me dit, il me dit " …et peu à peu, la personnalité de chacun se construit à la façon dont un peintre élabore les portraits, sur le vif. Le voisinage, les gestes quotidiens maintes fois répétés, les recettes de cuisine inventées au fil des jours, histoire d'améliorer la vie … " du temps de mon mari " dit souvent Gisèle, laquelle se console en multipliant les exploits au fourneau, 

- Anne-Lise qui reçoit une lettre mais refuse de croire à ce qui est écrit … 

- Jean Marc qui se souvient ou rêve (sait-on jamais ?) d'avoir bécoté le cou d'Annie rue Winston Churchill à 5 heures alors que Stéphane, un peu fou-fou s'est fait traiter de casse-couilles (à moins que j'aie inversé les rôles ?) mais ça ne fait rien puisqu'après tout, " le coupable, c'est Eric Parent ! " Il en faut bien un, non ? … 

 

 

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 ( photos : Mathilde Michel )

 

 

Les voix sont belles, la musique intervient à point nommé : piano, violon, guitare et même crécelle car notre metteur (e) en scène a pensé à tout.

Les quatre se retrouveront sous un parapluie, un jour de Toussaint mais nulle tristesse puisqu'ils ont mis du soleil dans nos coeurs. Aussi, allez y, car ils méritent bigrement le détour.

 

 

Simone Alexandre

 

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10:26 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent