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27/06/2016

La poupée sanglante - comédie musicale d'après l'oeuvre de Gaston Leroux -

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THEATRE de la HUCHETTE

 

23, Rue de la Huchette

 

75005 PARIS

 

 

(M° St-Michel)

 

LOC. 01 43 26 38 99

 

 

http://www.theatre-huchette.com/

 

Pl. 25€ - 2 spect. le même soir : 37€

- 26 ans : 10€

 

 

Du mardi au samedi à 21h

Matinée le samedi à 16h

 

Comédie musicale de Didier BAILLY & Eric CHANTELAUZE

 

Mise en scène : Eric CHANTELAUZE

 

avec Charlotte RUBY, Didier BAILLY, Alexandre JEROME, Edouard THIEBAUT

 

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J'eus comme presque tout le monde ( ceux de ma génération du moins ) ma " période Gaston Leroux " durant laquelle je dévorais à peu près tous ses écrits - parus fort heureusement en collection de poche - puis passai à autre chose, bien évidemment.

 

Comme cette aventure remonte à quelques décennies ... il ne me restait que le vague souvenir d'avoir été passionnée par cette histoire. Condition idéale pour accéder à la comédie musicale qui nous est ici proposée ce, avec un oeil ( presque ) neuf.



Une demi-heure avant que le spectacle commence, une longue file d'attente composée pour une bonne part de japonais envahissait la petite rue de la Huchette. Or il m'a semblé que ces touristes ne venaient pas tout à fait par hasard … Très rapidement, la salle fut pleine à craquer.

Le pianiste donna le coup d'envoi nous permettant d'entrer de plein pied en cette ténébreuse affaire ... Héritier d'Edgar Poe, Gaston Leroux flirte avec le fantastique mais pas seulement. Or, n'est-ce pas précisément au Japon que des robots sont mis au point, ressemblant à s'y méprendre à des créatures humaines ?

-" Elémentaire, mon cher Watson " Oh ! sorry ... l'atmosphère engendrée par le Brexit fait que je m'égare …

Revenons donc à ce très français et parisien Gaston, qui n'a rien d'un gaffeur et à cette Ile St-Louis qui à l'époque était d'évidence moins embourgeoisée que maintenant.

Sur place, un horloger, ( Norbert ) qui est accessoirement le père de la délicieuse Christine, virtuellement fiancée à Jacques Contentin, amoureux éperdu et nonobstant, génial prosecteur - créateur de Gabriel, cet archange-automate merveilleusement beau mais comme aurait dit Brel …

Enfin, Bénédict Masson - relieur de son état - horriblement laid et d'une diabolique intelligence suspecté de disparitions dont il serait le criminel auteur, lequel déclenchera chez Christine une fascination à tendance hybristophile ...

 

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( photos : Fabienne Rappeneau )

 



Comme chacun sait, le plateau de La Huchette est étroit, le nombre de comédiens-chanteurs réduit au chiffre 3  ( ça rime ) - pianiste en sus -

Chacun se partagera donc les rôles, le père en se décoiffant devenu Bénédict, Jacques se transformant en vampirique marquis de Coulteray par le simple port d'un gant de cuir ou bien en son épouse grâce à un éventail !

Même Christine pour les besoins de la cause deviendra un autre personnage féminin - accessoire certes - et cependant indispensable à l'action.

Quelle ne fut ma stupéfaction quand, au bruit que fit le couperet fatal en tombant,  une bonne partie de la salle s'égaya en applaudissements frénétiques ! ...

Si le public participe à ce point, c'est bien la preuve que le pari est réussi.

D'autant qu'à l'époque où la Silicon Valley nous fait frémir avec ses projets d'intelligence artificielle débouchant sur un possible transhumanisme, Gaston Leroux pourrait bien faire figure de précurseur rejoignant ainsi le club dont Orwell a pris la tête.

Déjà en 1923 on s'amusait à se faire peur … depuis nous avons hélas progressé alors contentons nous ici d'en rire, grâce à leur talent à tous. Mention spéciale à Charlotte Ruby qui a une voix absolument ravissante, d'une grande qualité musicale. Ses partenaires lui donnent parfaitement la réplique.




Simone Alexandre

 

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11:03 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/06/2016

ISABELLE GEORGES - Amour Amor -

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, Rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° St-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

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Tarifs : 32€ - 26€ - 20€

(supplément frais de location, 2€)

 

du mardi au samedi à 20h30

 

matinées le samedi à 16h

 

jusqu'au : 20 AOUT 2016

 

Direction musicale : Frédérik Steenbrink

 

avec Isabelle Georges et les musiciens, Frédérik Steenbrink, Edouard Pennes, Adrien Sanchez

 

 

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Connaissez vous beaucoup d'artistes auxquels on puisse reprocher de faire les choses de façon trop parfaite ? …

C'est presque le cas d'Isabelle Georges - pas la moindre petite faille où la critique puisse se faufiler.

La grande dame rousse envahit le plateau de son omniprésence. A ses côtés, trois musiciens en fidèles servants lui donnent la réplique.

Le thème ? … l' Amour conjugué à tous les temps, confronté à toutes les situations. Puisque l'important c'est d'aimer ( double clin d'oeil à Zulawski ) avec ce titre : Amour, Amor - ( sans mise à mort finale, bien sûr )

Et les chansons défilent, les costumes de la dame aussi pour le plaisir d'Axel Boursier et le nôtre par voie de conséquence.

 

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( photos : LOT )



Un sourire pléthorique, des jambes actives et le plus important, une voix dont elle maîtrise parfaitement les modulations.

Voilà pour la technique et l'émotion dans tout cela, allez-vous dire ? … Cette dernière se concrétisera grâce au miroir que lui tend son partenaire privilégié : Frédérik Steenbrink.

N'oublions pas que la direction musicale lui incombe, que ce pianiste est également chanteur et comédien ce qui facilite échange et complicité. Voix suave, oeil de velours : le tour est joué !  Le reste de l'équipe ayant plus spécialement en charge l'humour et la qualité de l'accompagnement musical évidemment.

Un répertoire que l'on croyait parfois oublié refait surface, le résultat justifiant l'hommage qui lui est rendu.




Simone Alexandre

 

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10:04 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

09/06/2016

L'Oiseau Bleu ( hommage à Prévert et Kosma )

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STUDIO HEBERTOT

 

78 bis, boulevard des Batignolles

 

75017 PARIS

 

 

(M° Villiers ou Rome)

 

 

Loc. 01 42 93 13 04

 

http://www.studiohebertot.com/

 

 

Pl. 28€ - T.R. 19€

 

- de 26 ans : 10 ou 12€

 

A 19h du mardi au samedi

 

à 17h le dimanche

 

 

jusqu'au : 3 JUILLET 2016

 

 

Ecrit et mis en scène par Catherine MORRISSON

 

avec Gaël GIRAUDEAU

 

& Fabrice BIBAS au piano

 

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Si Dieu doit beaucoup à Bach, Prévert doit sans nul doute autant à Kosma.



Avec ce titre emprunté à Maeterlinck, ( L'Oiseau Bleu ) Gaël Giraudeau rend hommage au poète dont l'oeuvre servit de prétexte à relancer cette guerre que se livrent ponctuellement classiques et modernes.

Or ce qui m'a semblé caractériser ce jeune interprète c'est sa mobilité tant physique que mentale. Sur scène, le comédien-chanteur est sans cesse en mouvement alors que les générations précédentes furent nettement plus statiques. Ce trentenaire virevoltant bénéficie déjà d'une belle richesse d'expressions.


Malicieusement il précise " pas poète mais l'âme artiste quand même " et il va nous offrir ces " picotis d'idées " qui se transformeront sous nos yeux en poussière d'étoiles car à ses heures l'homme est magicien.

Ces voiles tendues sur scène et plus exactement celle du milieu - avec sa forme triangulaire - va évoquer le bateau en partance, tandis qu'elle se fera prétexte à ombres chinoises ...

" Rappelle-toi, Barbara " - Brest n'est il pas un lieu de départ par excellence ? Or la raison d'être d'un oiseau ne se concrétise que par l'envol.

Précisément, Giraudeau junior, héritier du talent paternel tout comme l'oiseau a pris lui aussi son envol et que vous aimiez ou non Prévert je ne saurais trop vous inciter à aller voir et entendre ce Gaël là dont le prénom lui va comme un gant, or tout ce qu'il fait est singulier.

 

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Pour l'accompagner ( n'oublions pas Kosma ) un talentueux pianiste est à ses côtés en la personne de :  Fabrice Bibas. Signalons également que ce spectacle fut habilement écrit et mis en scène par : Catherine Morrisson.

Sachez d'ores-et-déjà ( là, je vous offre un scoop ) que vous retrouverez Gaël Giraudeau dès la rentrée, sur la scène du théâtre La Bruyère dans une pièce de Daniel Colas intitulée " La Louve "

 

En attendant ne manquez pas d'aller l'applaudir au Studio Hébertot tant il est vrai que l'avenir ( avec un grand A ) appartient aux jeunes talents aussi sur cette lapalissade, vous laisserai-je au plaisir d'aller le voir " en vrai ", le petit écran vous l'ayant je crois, déjà présenté à diverses reprises.



Simone Alexandre

 

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15:54 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

02/06/2016

EVITA, Amour, gloire etc ... de Stéphan Druet

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COMEDIE BASTILLE

 

5, rue Nicolas Appert

 

(au niveau du 51 bd. Richard Lenoir)

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Richard Lenoir)

 

loc. 01 48 07 52 07

 

Pl. 27 & 32€

-26 ans : 10€

 

http://www.comedie-bastille.com/appert/

 

 

A 19h30, mardi et mercredi

 

A 20h le dimanche et lundi

 

 

Ecrit et dirigé par Stéphan DRUET

 

pour Sébastian GALEOTA

 

Costume ; Franck SORBIER

 

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( projection : David Chabert )

 

 

Quelques tangos argentins viennent meubler l'attente puis dans le noir en guise de prologue, s'élèvent ces vers raciniens,

" Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ? "
" Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? "

Le spectre d'Hermione se superpose un temps à celui d'Eva Peron soulignant ainsi la parenté tragique des personnages puis c'est l'apparition tout à la fois vaporeuse et sculpturale : Evita prisonnière de ce carcan constitué par le Pouvoir et le Destin.

D'origine modeste, la jeune personne a décidé de partir à Buenos Aires car de son propre aveu, " son ambition était aussi grande que le village dans lequel elle est née était modeste. " Les hommes l'ont depuis longtemps renseignée sur le pouvoir de sa beauté. Une fois sur place, pour vivre, elle enregistrera quelques publicités radiophoniques " dans des conditions catastrophiques " … Sans se ménager elle ajoutera " pas de talent mais séduit . "  Terrible verdict !

Une vieille comédienne qui se reconnaît en elle, la prendra un temps sous son aile protectrice, lui prodiguera ses conseils et la sauvageonne deviendra le mythe qu'elle rêvait d'être.

Julio, le coiffeur ( confident de toutes ) fera d'elle cette blonde qui dans un pays de bruns ne saurait passer inaperçue.

Le destin mettra Juan Peron sur son chemin permettant ainsi à Eva Duarte de devenir Eva Peron.  

Sébastian Galéota est cette Eva là et très curieusement parvient à lui ressembler. Des projections de documents d'époque viendront du reste confirmer cette incroyable ressemblance. Des extraits de films s'incrustent dans l'immense robe de tulle, ajoutant une dose supplémentaire de fantasmagorie au spectacle.

Ligoté (e), coincé (e) en sa somptueuse parure, Sébastian-Evita n'a que son jeu et la voix pour s'exprimer, un timbre incroyable teinté d'une pointe de vulgarité quand le personnage se met en colère, au phrasé porteur d'accent ( lui-même est argentin ) le visage expressif et les bras inlassablement mobiles. N'oublions pas que l'interprète est non seulement chanteur mais danseur et que lui, l'acrobate dans tous les sens du terme se soumet ici à une redoutable épreuve.

 

Saluons donc la performance, bien réelle !

Le texte véhicule un humour indéniable parfois féroce mais n'est-ce pas l'apanage de la lucidité ?  Nous le constaterons lors de l'évocation du voyage au pays de Franco " le petit gros "  puis quand Eva Peron se rendra à Rome dénonçant la présence de nazis au Vatican et ajoutant un peu plus tard que " La Suisse n'est pas un pays, ... c'est une banque. "

Hélas, la terrible maladie devait faucher cette étoile filante en plein vol mais la féministe a fait beaucoup pour ses semblables, pour les enfants pauvres ( entre autres … )  n'ayant jamais oublié son origine modeste aussi les argentins ne sont-ils pas prêts de l'oublier !  Elle méritait donc ce vibrant hommage au cours duquel on oublie que c'est un homme qui le véhicule sans dérision aucune, bien au contraire.



Simone Alexandre

 

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( photo : Jamil Le Parc )

10:56 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent