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08/01/2018

Histoire du Soldat de Ramuz et Stravinsky

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THEATRE DE POCHE

MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

LOC. 01 45 44 50 21

 

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

Places de 10 à 35€

 

Du mardi au samedi à 19h

le dimanche à 17h30

 

 

Mise en scène : Stéphane DRUET

 

Direction musicale : Jean-Luc TINGAUD

 

Chefs d'Orchestre : Olivier DEJOURS & Loïc OLIVIER

 

avec : Claude AUFAURE, Julien ALLUGUETTE, Licinio da SILVA

 

et les musiciens de l'orchestre-atelier OSTINATO

 

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L'action se situe dans le canton de Vaud, entre Denges et Denezy. A l'époque les soldats arboraient des culottes rouges et képis de même teinte ce qui faisait d'eux des cibles idéales. Seul leur courage était sensé les protéger ou les perdre, c'est selon.

Un jeune militaire vient d'obtenir une permission de 15 jours et entend bien passer ce temps en compagnie de ses parents et de sa fiancée qui espère son retour ...
Seulement voilà, il va faire une rencontre dont il se serait volontiers passé mais comme chacun sait le Destin décide toujours pour nous.

Le Diable, car il s'agit bien de lui va croiser son chemin et lui proposer un étrange marché : troquer le petit violon que Joseph possède et qui ne vaut presque rien contre un magnifique livre aux pouvoirs magiques. Après quelque réticence due à sa légitime incompréhension, notre soldat finira par accepter - lui qui ne sait pas lire - et de ce fait ne risquait pas d'être prévenu de ce qui l'attendait, s'il avait eu connaissance de ce qui advint au docteur Faust.

Mais comment se méfier d'un homme qui se présente à vous armé d'un simple filet à papillons ? En outre, par magie - le livre se lit tout seul - même pas besoin de connaître l'alphabet pour cela et il prédit l'avenir, surtout en direction de la Bourse et de ses taux de change …

Ce simple détail aurait dû lui mettre la puce à l'oreille mais le jeune homme est naïf et ne verra pas venir le danger d'autant que l'instant de surprise passé, tout va lui réussir. Il épousera même la fille du Roi grâce à ses quasi inexplicables dons de médecin, qui lui ont permis de rendre à la belle sa santé. C'est presque le remake de la Belle au Bois Dormant.

 

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( photos : Brigitte ENGUERRAND )

 



Quand longtemps après,  il commencera à réaliser ce qui se passe, tel Antonius Blok dans le Septième Sceau jouant sa vie aux échecs, notre homme pour récupérer l'instrument qui symbolisait sa vie d'avant et accessoirement son âme … proposera une partie de cartes au diable. Or même après avoir réussi à récupérer le violon d'un Belzébuth apparemment vaincu, ce dernier prouvera qu'il a plus d'un tour dans son sac .

Igor Stravinsky habille le texte de Ramuz pour lequel la parole des comédiens est scandée au rythme de la musique et Claude Aufaure fait merveille dans le rôle du lecteur.

Il s'agit ici d'une reprise pour cause de succès et Julien Alluguette est le tout nouveau Soldat malheureux héros de cette histoire, Licinio da Silva jubile visiblement à incarner le Diable. La mise en scène de Stéphan Druet est alerte et l'illustration sonore est brillamment interprétée par les musiciens de l'orchestre - atelier Ostinato.

Nous passons en leur compagnie un excellent moment, par conséquent : longue vie à ce soldat revenu des Enfers rien que pour nous.




Simone Alexandre

 

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13:38 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

17/11/2017

Carnet de Notes par la Compagnie du Sans Souci

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LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D.des Champs)

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

THEATRE ROUGE / 1h20

 

du mardi au samedi à 19h

le dimanche à 16h

 

 

jusqu'au : 21 JANVIER 2018

 

 

Mise en scène : Mariline GOURDON-DEVAUD & Isabelle TURSCHWELL

 

avec en alternance,

 

Stéphanie CAVAILLES ou Emilie HEDOU

Mariline GOURDON ou Virginie BRACQ

Philippe GOUIN ou François SANTUCCI

Vincent HEDOU ou Christophe CHARRIER

Isabelle TURSCHWELL ou Anaïs ANCEL

Nessim VIDAL ou Tristan ROBIN

Camille VOITELLIER ou Anne-Louise OLIVRY

 

 

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Nous avions fait leur connaissance grâce à " Album de famille " que nous avions feuilleté en ce même lieu, grâce à ce document sonore dont les pages évocatrices ressuscitaient maints souvenirs de préférence heureux.

Ces joyeux drilles récidivent, nous obligeant à fouiller dans notre passé non plus limité à la fratrie mais en direction de cette école par laquelle nous sommes tous passés.
Les éducateurs ont toujours aimé mettre au point des chorales et autres pièces de théâtre qui furent à l'origine de bien des vocations.

Si toute vulgarité en est exclue - ce qui est le cas ici - la parodie est un moyen tout à la fois malicieux et charmant pour convertir les pensums en instants de joie.

Ils sont sept sur scène : quatre filles et trois garçons afin d'évoquer les premiers émois confrontés à cette première expérience de la vie que constitue l'école, de la maternelle au bac et si possible au delà …

Les situations sont humoristiques et bien que réalistes tendent à aplanir les difficultés quasi insurmontables que rencontre actuellement le monde de l'enseignement.
Car ce spectacle est avant tout bon enfant cultivant jalousement l'optimisme.

 

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( photos : Karine LETELLIER )

 



De l'épreuve constituée par le tableau noir qui pose parfois des problèmes que l'on croit - un temps - insolubles, en passant par la cour de récré' ou la cantine ( vraiment pas à la hauteur de nos papilles gustatives ) tout y passe … allègrement car c'est l'âge de tous les optimismes.

Le spectacle a puisé ses sources auprès d'auteurs-compositeurs tels que l'inoubliable Brel, Anne Sylvestre ou Pierre Perret sans oublier Jacques Prévert et bien d'autres encore ...

L'atmosphère est joyeuse, ludique aussi allez-y nombreux puisque conformément à ce vieil adage " plus on est de fous, plus on rit " et là, le résultat est garanti.




Simone Alexandre

 

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11:45 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/10/2017

Quai des Brumes d'après le scénario de Jacques Prévert

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THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

Pl. de 10 à 25€

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

vendredi & samedi à 19h30

 

dimanche à 18h

 

jusqu'au : 14 JANVIER 2017

 

Musique originale et mise en scène : Philippe NICAUD

 

avec : Sylvestre BOURDEAU, Idriss HAMIDA, Fabrice MERLO, Philippe NICAUD, Sara VIOT et Pamphile CHAMBON à l'accordéon.

 

 

Publié en 1927 par Pierre Mac Orlan, le roman  « Le quai des brumes «  a fait l’objet de la célébrissime adaptation cinématographique que chacun connait en 1938, en collaboration étroite de Marcel Carné avec Jacques Prévert.


Encensé depuis lors, il ne faut pas perdre de vue que Jean Renoir, rien moins, avait rebaptisé ce film « Le cul des brêmes », sans qu’on sache s’il pensait aux poissons d’eau douce, l’action se déroulant au Havre, ou aux cartes à jouer, symboles du désoeuvrement.

« Le quai des brumes » est désormais également un spectacle théâtral, fondé non plus sur le roman, mais sur le film, dans une mise en scène et sur des musiques de Philippe Nicaud.


Selon Pierre Mac Orlan si on veut revenir aux origines, le film était du domaine du fantastique social.


La pièce qu’il nous est donné de voir est plutôt du morcellement d’action. Pour tout dire, le découpage n’est pas des plus réussis et nous assistons à une suite de saynètes plus ou moins liées entr’elles, dans une action qu’il faut reconstituer.

 



C’est une manière de puzzle théâtral, pas inintéressant, mais qui souffre par trop de ses prestigieuses origines. Par ailleurs, on s’aperçoit très vite que le vocabulaire de Prévert a mal franchi la barrière du temps, que sa poésie s’est émoussée et que la violence et la vitesse de notre époque nous empêchent d’entrer parfaitement dans cette nouvelle histoire d’amour fou et désespéré.

L’univers presque exclusivement masculin dans lequel nous sommes amenés à entrer - Jean le déserteur, amené  chez Panama, bistrotier revenu de tout y compris des Amériques par un camionneur irascible, dans un bar où se croisent un peintre suicidaire, un malfrat quinquagénaire et un jeune bourgeois en mal de rupture de ban – n’est féminisé que par une jeune femme, Nelly, perdue et ,selon toute vraisemblance, peu farouche.
Dans cette galaxie masculine, elle est nécessairement celle par qui le scandale et le drame arrivent.

En cela cette pièce, outre son atmosphère, est noire, car elle ne donne pas de la femme le meilleur reflet qui soit. On est encore très près de l’image assez fantastique de la femme corruptrice, qui donne à l’homme à croire en son rachat pour mieux le frapper et le détruire.
Dépendante des uns, elle pourrait libérer les autres, suivant ses goûts et ses affections…
On peut douter de la modernité du propos.

Les fumées largement répandues sur la scène, suggérant des brumes normandes comme la Normandie n’en connut jamais, non plus que l’accordéon ne suffisent à recréer l’ambiance du film que nous avons en tête.
Certes les performances des comédiens- et de la comédienne - ne sont pas en cause, mais on peut s’interroger  sur l’opportunité d’adapter ce qui était déjà une adaptation…

Que cette sévérité ne retienne pas un public moins averti, et peut être moins prévenu contre l’oeuvre de Prévert, d’aller applaudir cette pièce à l’Essaïon.

 

La découverte reste un moment précieux.



© Frédéric Arnoux

 

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09:59 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent