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27/04/2017

Hommage aux castrats (pièce musicale contée)

 

 

THEATRE de NESLE : 8, Rue de Nesle 75006 PARIS 

 

Réserv. 01 46 34 61 04

 

le dernier lundi de chaque mois, jusqu'à MAI 2017 à 19h

 

 

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Un voyage qui vous fera découvrir le répertoire baroque des ces sublimes " voix d'anges "

 

Contre-ténor : Mathieu Salama

 

Viole de gambe : Bruno Angé

 

Mise en scène : Violette Angé

 

 

 

 

Un personnage en costume d'époque arrive sur scène, découvrant symboliquement, un à un, les meubles recouverts d'une pièce d'étoffe comme nous le faisons après le retour en un lieu resté inhabité un fort long temps ce, jusqu'à la découverte de la viole de gamme, instrument précieux, à mi-chemin entre le violon et le violoncelle.

Bruno Angé car c'est lui, nous précise alors que le mode d'expression de l'objet en question est celui qui se rapproche le plus de la voix humaine. Ce musicien-conteur interviendra tout au long du spectacle afin de nous guider en cet univers magique.

Mathieu Salama ne tardera pas à le rejoindre nous donnant aussitôt un aperçu de ce que d'aucuns nomment " la voix des anges " entendez par cette expression la tessiture de contre-ténor qui est la sienne. On se dit alors qu'il a fallu des années de préparation pour arriver à ce résultat là.
 
Car les contre-ténors sont sensés couvrir trois octaves ce qui ne constitue pas une mince affaire ...

Nous sommes nombreux à avoir vu le film Farinelli et nous frémissons à l'évocation de la castration imposée à de jeunes chanteurs durant les XVII et XVIII ème siècle, pratique barbare destinée à préserver la pureté de la voix.

Ces moeurs furent interdites par un pape un peu plus humain que les autres et désormais seule la technique permet d'accéder à ce répertoire aux incroyables aigus !
C'est ainsi que l'Orphée de Gluck pourra indifféremment être chanté par une contralto ou un contre-ténor … N'importe, ce n'est pas ici un mince exploit.

Donc, avec un sens inné de la pédagogie mais également beaucoup d'humour, chanteur et musicien illustrent ce répertoire allant de Pergolèse à Scarlatti en passant par Bach et Haendel sans oublier Purcell ...

Certes, une oreille profane sera peut-être quelque peu déroutée mais gageons que le charme du spectacle ne tardera pas à s'imposer et des enregistrements sont à la disposition du public qui pourra ainsi tout à loisir approfondir à domicile ce mode d'expression hors normes.

Hélas, ce spectacle n'est donné que le dernier lundi de chaque mois ( ce qui explique ma présence tardive ) et je crains fort que la dernière représentation ne se situe le 29 Mai prochain, aussi notez bien cette date dans vos agendas afin de ne pas manquer ce dernier rendez-vous et n'oubliez pas de réserver à l'avance car il est difficile de reculer les murs de cet endroit si charmant soit-il.


Simone Alexandre
 

 

REPRISE EN CE MEME LIEU A LA RENTREE PROCHAINE,

 

Jeudi 7 Septembre à 21h

Jeudi 14 Septembre à 21h

Jeudi 21 Septembre à 19h

Jeudi 28 Septembre à 19h

 

 

09:16 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

19/04/2017

LA MOUETTE de TCHEKHOV

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THEATRE RANELAGH

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

 

(M° La Muette)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Pl. de 10 à 35€

 

Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 20h45

 

Matinée le dimanche à 17h

 

 

Traduction : Antoine VITEZ

 

Mise en scène : Isabelle HURTIN

 

assistée de Marie VITEZ & Kevin CHEMLA

 

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avec,

Marjorie HERTZOG (Paulina) - Isabelle HURTIN (Arkadina)  Léonor ILITCH (Nina) - Fanny JOUFFROY (Macha) 

Bruno BISARO (Medvedenko) 

Jean-François CHATILLON (Chamraiev)  

Kevin CHEMLA (Iakov) - Thomas COUSSEAU (Trigorine)  Frédéric CUIF (Dorn) - Lionel ERPELDING (Sorine) 

Mathieu SACCUCCI (Treplev)

 

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Anton Pavlovitch Tchekhov avait coutume de dénoncer le théâtre commercial, déclarant que celui-ci pervertissait les auteurs, les interprètes et le public précisant qu'il suffisait d'écrire pour libérer son coeur, tout simplement.

Ce qui définit le plus cet auteur, c'est l'atmosphère toute particulière qui règne sur l'étendue de son oeuvre.

 

Atmosphère faite de poétique mélancolie où les êtres rêvent le plus souvent leur vie à défaut de la prendre à bras-le-corps, pour découvrir un jour que l'existence a passé et qu'ils se sont laissés porter par elle. Oh ! certes, ils avaient des aspirations et même des passions mais le déclic a manqué. Ils ont donc le plus souvent suivi le cours du temps à la lisière de leur propre vie. C'est le cas de Sorine chez lequel ils sont tous réunis " et ainsi de suite " dirait ce dernier.

Quand la pièce commence, de retour d'une promenade, Medvedenko, l'instituteur reproche à Macha d'être toujours en noir, prétexte à une exposition des états d'âme de chacun.

Une représentation théâtrale est sur le point d'avoir lieu dans le parc où chacun s'active aux préparatifs. Treplev en est l'auteur et sa bien aimée Nina doit interpréter le rôle qui échappe quelque peu à celle-ci, de même qu'il échappera au public dérouté par le caractère abstrait de l'action.

Le jeune homme a une théorie qu'il essaie de mettre en application, " Des formes nouvelles ( dit-il ) voilà ce qu'il nous faut et s'il n'y en a pas alors mieux vaut rien du tout. "

Ce n'est pas tout à fait l'avis de sa mère - Arkadina - comédienne expérimentée qui fait peu de cas des créations de cet auteur en herbe d'autant que Nina n'est encore qu'une ébauche de comédienne … La représentation tournera court et Constantin ( Tréplev ) partira ulcéré.

Un conflit couve entre ce dernier et l'amant de sa mère Trigorine, écrivain reconnu ce qui met doublement en rage le fils que personne ou presque ne prend au sérieux.

Il y aura beaucoup de maldonnes en cette pièce où la réciprocité des sentiments sera rarement au rendez-vous.

Arkadina aime ou croit aimer Trigorine, elle en exprime du moins toute la possessivité tandis que ce dernier flatté sans doute par l'admiration de Nina ne tardera pas à succomber au charme de cet être jeune et naïf, ce qui décuplera la rage de Treplev qui se croyait destiné à la jeune fille.

Paulina mariée à Chamraëv (régisseur de la propriété de Sorine) est amoureuse de Dorn le médecin qui n'en a que faire tandis que Macha aime vainement Treplev lequel à force de déconvenues vient de faire une tentative de suicide avant d'envisager de se battre en duel avec Trigorine ...

Le climat devenu par trop explosif, Arkadina décidera de partir à Moscou en compagnie de Trigorine qu'elle veut garder tout à elle, ignorant que Nina empruntera le même chemin.

Je vous laisse découvrir la suite qui se déroulera deux ans plus tard ...

La pièce est allègrement menée par Isabelle Hurtin qui en a signé la mise en scène.
Théâtre d'Ombres et de Lumières remarquablement mis au point par les soins conjugués de Jean-Pierre Lescot (assisté de Marie Vitez) et de Jean-Marc Hennaut.

Une création musicale de François Couturier et Jean-Marc Larché constitue la musique d'ambiance et le CD est en vente au foyer du théâtre.

Les inconditionnels tchekhoviens trouveront là de quoi se satisfaire, il n'en faut point douter car ces deux heures de spectacle passent agréablement.




Simone Alexandre

 

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11:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

12/04/2017

Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde

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ARTISTIC THEATRE

 

45 bis, RUE Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Voltaire)

 

Loc. 01 43 56 38 32

 

 

http://www.artistic-athevains.com/

 

Pl. de 10 à 30€

 

les mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h30

samedi 18h et 21h.

dimanche à 17h

 

Durée du spectacle : 1h40

 

 

Adaptation théâtrale et mise en scène : Thomas Le Douarec

 

avec Arnaud Denis ou Valentin de Carbonnières ( Dorian Gray )

 

Caroline Devismes ou Solenn Mariani, seront successivement,

(Sybil Vane, Sally la prostituée, La Duchesse)

 

Fabrice Scott ou Maxime de Toledo,

(Basil Hallward)

 

Thomas Le Douarec ou Olivier Breitman

( Lord Henry )

 

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( Photo : LOT )

 

 

Le jeunisme, obsession de l'époque actuelle où ceux - et surtout celles - qui en ont les moyens, confient leur visage et leur corps à ces sortes de magiciens modernes qui les transforment en poupées lisses et stéréotypées.

Or comme cette obsession ne date pas d'hier, qu'Oscar Wilde était un dandy amoureux de ses semblables, il est donc logique qu'il lui soit venu l'idée d'écrire cette fable fantastique.

 

Goethe n'avait-il pas avant lui abordé le thème de l'éternelle jeunesse ? Le naturaliste Buffon ne prétendait-il pas que l'homme devrait pouvoir vivre 130 ans ?

Mieux, des chercheurs travaillent actuellement à repousser les limites de l'existence humaine …

Bref, ayant presque abandonné l'idée de comprendre pourquoi la vie apparaît pour disparaître inéluctablement sans autre forme de procès, tous les efforts de l'homme tendent à rester le plus longtemps possible en vie et dans les meilleures conditions.
Là où les choses se compliquent c'est lorsque l'on aborde le problème sur le plan de l'esthétique !

Dorian Gray est un beau jeune homme dont le narcissisme l'a amené à passer commande d'un portrait et il pose donc sous l'oeil énamouré de l'artiste censé immortaliser son image.

La sagesse aurait voulu qu'il récupérât comme prévu ledit portrait une fois terminé, acceptant ou non de le confier lors de certaines expositions et reprit le cours normal de son existence incluant l'évolution commune à toute vie.

Mais en découvrant l'oeuvre terminée, il formula ce voeu imprudent qu'un malin démon entendit.

Comme tout être jeune, Dorian est influençable et le malheur voulut qu'il rencontrât lors d'une séance de pause chez Basil Hallward ( le peintre en question ) un ami de ce dernier : Lord Henry, personnage cynique lequel prendra une influence croissante sur l'esprit du jeune homme, jusqu'à devenir son âme damnée.

On a coutume de penser qu'une vie dissolue accélère le vieillissement des êtres or Dorian Gray se lancera dans toutes les expériences possibles et imaginables sans ménagements ni l'ombre d'un scrupule, tout en restant jeune et beau.

J'avais vu la pièce en 2011 ( c'est dire le succès qu'elle a rencontré ! ) et Grégori Benchenafi incarnait alors Dorian de toute sa féline beauté. Arnaud Denis nous offre un physique plus classique dirons-nous, tout entier investi dans ce qu'il représente.

Le soir où j'ai assisté à la représentation Thomas le Douarec prêtait sa puissance d'expression à Lord Henry.

Fabrice Scott, " enkilté de première ! " ( on a bien le droit d'être écossais, non ? ) était Basil Hallward dont le malheur fut d'être un portraitiste de talent.

Seule interprète féminine en cet univers masculin, Caroline Devismes déploie toute l'étendue de ses possibilités en se glissant successivement dans la peau de Sybil Vane, de Sally la prostituée et finalement de la duchesse.

La scénographie que l'on doit également à Thomas Le Douarec est sobre mais brillante, mise en valeur par les judicieuses lumières de Stéphane Balny.

Les spectateurs sont littéralement sous le charme du spectacle, c'est donc un rendez-vous à ne pas laisser passer !




Simone Alexandre

 

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15:49 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent