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10/11/2019

RIMBAUD VERLAINE une pièce de théâtre musical

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THEATRE DU GYMNASE MARIE BELL

 

38, boulevard Bonne Nouvelle

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Bonne Nouvelle )

 

LOC. 01 42 46 79 79

 

http://theatredugymnase.paris/

 

Jeudi, Vendredi, Samedi à 19h

Dimanche à 16h

 

Durée : 1h30

 

Livret et mise en scène : Stéphan ROCHE

 

Musique : Danièle MARTINI

 

avec,

 

Eric JETNER ( Rimbaud )

Stéphan ROCHE ( Verlaine )

Marion CADOR ( Mathilde Mauté )

Eléonore BEAULIEU (Mère des deux poètes )

Henri DE VASSELOT ( le juge et le pelletier )

Pascale MOE BRUDERER ( La fée verte )

 

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On oublie trop souvent que Verlaine et Rimbaud n'avaient que dix ans de différence ...

 


L'iconographie nous représente habituellement un Verlaine chauve et barbu et nous oublions que lorsqu'il a rencontré Rimbaud venu lui rendre visite à Paris le poète n'avait que 27 ans et son jeune admirateur, 17.

 

Ce visiteur a la beauté du diable et ne va pas tarder à tourner la tête de cet homme marié. Ces deux révoltés ont pris fait et cause pour la Commune et leur quête de liberté les rapprochera un peu plus.

 

Une passion dévastatrice va naître alors et la double exaltation née du climat politique, de la poésie et de l'enivrante transgression des moeurs - sans oublier l'absinthe - feront le reste.

 

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Verlaine quittera son épouse afin de s'enfuir avec son jeune amant. Le climat est orageux entre eux et Verlaine finira par tirer sur celui qui l'a entraîné dans cette aventure ce qui lui vaudra d'être condamné à deux longues années de prison.

 

Rimbaud quant à lui, décidera de ne plus écrire et

" l'homme aux semelles de vent " embarquera pour l'Abyssinie puis mènera une vie d'aventurier laquelle ne durera pas très longtemps puisque sa courte existence finira à l'âge de 37 ans, infirme et prématurément vieilli.

 

Tout ce qui nous est raconté mieux démontré ici est donc rigoureusement exact.

 

Le rôle des femmes ne sera pas oublié qu'il s'agisse des mères respectives des deux hommes ou de la malheureuse épouse de Verlaine …

 

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Ce n'est donc pas le fond qui pose problème mais plutôt la forme qui, aux yeux des puristes risque de passer assez mal. Car si certaines scènes entre les deux protagonistes touchent au sublime l'habillage du spectacle ( ou déshabillage, c'est selon ) prend très souvent une forme complètement kitsch bien que ne correspondant pas à l'époque évoquée.

 

L'évidente intention de Stephan Roche fut d'utiliser tous les modes d'expressions répertoriés qu'il s'agisse de projections, de danse, de musique ( certes, un peu trop contemporaine ) de chant bien sûr, passant du drame à la comédie pouvant aller jusqu'au burlesque lorsque le juge du Tribunal rend son verdict en un numéro relevant de la farce pure et simple.

 

Pour couronner le tout, le spectateur français se voit infliger un surtitre en anglais qui n'a pour seul mérite que de suppléer à une diction souvent imparfaite ce, à condition d'être parfaitement bilingue, évidemment.

 

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( photos : Philippe ESCALIER )

 

 

Heureusement nous aurons droit à quelques extraits de poèmes mais n'était-ce pas le but ? Et l'indéniable mérite de ce spectacle sera de nous inciter à relire l'oeuvre de ces deux poètes aussi maudits que talentueux.

Ne serait-ce que pour cela, allez-y ! ...

 

 


Simone ALEXANDRE

 

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15:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

10/10/2019

LOOKING FOR BEETHOVEN de et par Pascal AMOYEL

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RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

 

75016 PARIS

 

 

(M° La Muette)

 

LOC. 01 42 88 64 44

 

Pl. de 10 à 35€

 

https://www.theatre-ranelagh.com/

 

du mercredi au samedi à 20h45

 

dimanche à 17h

 

( Relâches les 25 décembre & 1er Janvier )

 

représentation supplémentaire exceptionnelle,

le mardi 31 décembre à 20h45

 

Mise en scène : Christian FROMONT

 

avec : Pascal AMOYEL

 

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Dans une mise en scène de Christian Fromont, discrète, épurée, sobre et sous des lumières intelligentes et explicites de Philippe Séon, Pascal Amoyel nous livre au Théâtre du Ranelagh son dernier opus scénique intitulé « Looking for Beethoven ».

 


Ce n’est pas un seul en scène, car sur le plateau, ils sont trois : l’auteur-interprète, Pascal Amoyel donc, Ludwig van Beethoven et le piano. Ces trois- là sont indissociables.

 

Le titre peut paraître être bizarre, il ne l’est pas, car c’est une véritable introspection à laquelle se livre Amoyel qui est à la fois lui-même, le pianiste de renom multi-récompensé, et le malheureux Beethoven, enfant maltraité, jeune homme égaré et homme isolé, et dont la solitude semble avoir contribué à pousser son génie dans ses retranchements.

 

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Nous n’apprendrons rien à personne en rappelant que dès 27 ans, Beethoven est frappé de surdité, ce handicap isolant qui coupe du monde celui qui en est atteint, et pourtant il continue de composer, durant les trente ans qu’il lui reste de vivre.

 

Beethoven, c’est une sorte de courroie, un lien, un passage mais un passage obligé, qui force à l’attention et au respect, entre la musique du XVIII ème. finissant et celle du XIX ème. qui s’annonce. Mozart mort en 1791 l’a entendu, et il fut l’élève de Haydn. Au soir de sa vie, c’est le jeune Schubert qui le rencontrera pour lui témoigner de son admiration.

 

Au travers des sonates (32 écrites, et rappelons qu’une sonate est une composition pour un ou deux instruments en quoi il s’oppose à la cantate, qui est chantée, et en trois ou quatre mouvements), qui reflètent la vie de l’auteur, qui sont en quelque sorte son journal, Pascal Amoyel nous permet de mieux connaître et l’homme et son œuvre, sans pédanterie, sans suffisance, avec le talent du véritable pédagogue.

 

Il restitue à ce personnage, car au-delà d’être un homme, Beethoven est un personnage, une sorte de clochard sublime, mais pas un clochard fabriqué à la Céline, qui cherchait par cette image à dissoudre un passé délicat, somme toute méconnu ; il nous permet d’approcher sa douloureuse humanité, son intransigeance, son originalité.

 

Personnage sombre et ombrageux, indifférent aux privilèges, peu voire pas diplomate, ce qui fait de lui, pour employer un néologisme, un homme peu soucieux de carriérisme, mais est-on carriériste quand on est certain de sa valeur ?, Beethoven nous est rendu vivant, et tempétueux, indigné, et tendre aussi, amoureux de la beauté et de la joie.

 

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( photos : Philippe HANULA )

 

 

Beethoven repose pour l’éternité dans le cimetière central de Vienne, et s’il fut un homme seul, il a dû, peut-être, au-delà de la vie, être sensible à l’important cortège qui suivit ses funérailles, qui reconnaissait ainsi ce qu’il fut au fond réellement pour l’humanité..

 

Nous ne pouvons que trop vous inviter et vous inciter à aller entendre, et applaudir longuement Pascal Amoyel qui depuis le 18 septembre, nous aide dans la recherche de Beethoven, cette quête de l’identité de ce flamboyant inventeur de sons et d’émotions. C’est un spectacle vif, fin, intelligent et didactique sans pédanterie. C’est suffisamment rare pour être salué.

 

Et nous n’écouterons plus jamais le grand Ludwig de la même manière, ni avec les mêmes sentiments.

 


© Frédéric ARNOUX

 

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09:56 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

08/10/2019

WILDE-CHOPIN, Schubert, Schumann, Ravel, Bach ... lecture musicale DE PROFUNDIS

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Théâtre Le Ranelagh

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

 

( M° La Muette ou Passy )

 

 

LOC. 01 42 88 64 44

 

 

Pl. 35€ - 30€ - de 26 ans : 10€

 

https://www.theatre-ranelagh.com/

 

9 représentations exceptionnelles

 

chaque lundi à 20h30 à partir du 7.X.2019

 

(Relâche le lundi 4 Novembre)

 

Durée du spectacle : 1h25

 

 

Conception et interprétation : Michel VOLETTI

 

Direction musicale : Mickaël LIPARI-MAYER ( au piano )

 

 

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S’il est un personnage ambigu et néanmoins lisible, c’est bien Oscar Wilde, auteur non pas britannique, comme on le pense le plus souvent, mais irlandais ( né Fingal O’Flahertie Wills Wilde, est-ce assez dire ? ) dont la courte vie fut une recherche permanente de la beauté, un amour de l’art ( sans à la vérité qu’on en définisse plus précisément les contours ) et une liberté de ton et de vie qui lui seront mis à charge dans les dernières années de sa vie.

 

Dans le spectacle qui se joue depuis le 7 octobre et pour 9 lundis encore au théâtre du Ranelagh, Michel Voletti a adapté et lit le célèbre « De Profundis » - qui sont les premiers mots d’un psaume de pénitence prononcé par le roi David et utilisé jadis comme prière pour les défunts et que Wilde a pris pour titre d’une lettre qu’il écrivit de prison à lord Alfred Douglas, son amant bien plus jeune, depuis la prison de Reading en 1897.

 

On peut l’entendre comme un long message passionné ; on peut aussi l’entendre comme un long reproche du silence dans lequel le prisonnier est tenu de la part de « Bertie », et comme une sorte de règlement de comptes, où la colonne des débits est très à la charge de celui que la société a continué de protéger en raison de son statut social, contre celui sur lequel l’opprobre s’est abattue.

 

C’était l’aristocrate contre le saltimbanque. En ces temps victoriens, l’histoire était écrite par avance.

 

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Wilde qui avait volé de succès en succès, encore que sa pièce Salomé, ne fut pas jouée en Angleterre faute d’avoir obtenu les autorisations en raison de la présence dans le texte de personnages bibliques, était scandaleux, dans ses propos, dans sa réussite, dans ses mœurs, et il fallait que ce triomphe cessât.

 

Maladroit, il répondit par voie de justice à la provocation de Lord Douglas père qui lui reprochait ses mœurs et cela lui fut fatal. Vae victis.

 

Dans une adaptation très à la manière d’un oratorio, c’est-à-dire une œuvre lyrique dramatique présentée sans mise en scène, Michel Voletti lit et récite ce « De Profundis » entrecoupé au piano d’œuvres de Chopin, mais aussi de Schumann, de Bach, de Liszt…

 


C’est Mickaël Lipari-Mayer qui ponctue cette lente montée au calvaire de Wilde dont le texte oscille entre le terre-à terre du quotidien et le mysticisme ? Ce texte n’est pas sans rappeler la phrase d’Arvers sur l’œuvre de Leonard de Vinci « the road to perfection is trought a series of digust ».

 

C’est ce cheminement lent et difficile vers la perfection pour lequel Wilde imagine avoir été missionné au profit d’Alfred Douglas qui est ici rendu.

 

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( photos : Philippe ESCALIER )

 

 

Ce spectacle, rangé dans ce qu’il est nommé « lecture musicale » n’est pas sans évoquer, par moments et toute proportion gardée « Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc » de Péguy, , un mysticisme un ou deux crans en dessous, mais la tension vers un absolu est la même.

 

Au sortir de prison, Wilde prit, ainsi qu’il l’annonce dans sa lettre, une autre identité. Ce fut Sebastian Melmoth. Autant dire que la recherche de la foi, sa montée dans les sommets telle qu’elle apparait tout au long de la lecture, ne l’avait pas quitté : au prénom du saint percé de flèches s’ajoute le nom de l’homme errant tel que le cite un roman du début du XIX ème.

 

Ses héritiers se nomment Holland, du nom que prit alors sa femme. Et s’il faut le quitter sur ses dernier mots, dans le dénuement « Je meurs au-dessus de mes moyens », résonnent longtemps les mots de sa souffrance, de ses déceptions et de son désamour, tels que Michel Voletti nous les restitue.

 


© Frédéric ARNOUX

 

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16:13 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent