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12/01/2015

Concert exceptionnel ( annonce )

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" Sans la musique, la vie serait une erreur "

 

Friedrich Nietzsche

01:11 Publié dans Musique | Lien permanent

06/03/2014

La maladie de la mort de Marguerite Duras

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Théâtre de Belle Ville

94, Rue du Faubourg du Temple

75011 PARIS

 

(M° Belleville ou Goncourt)

 

Loc. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25€ - T.R. 15€ -Tarif jeunes : 10€

 

DU 4 AU 28 MARS 2014

 

Du lundi au samedi à 21h.15

 

Mise en scène : Christelle DERRE

 

avec Bertrand FARGE et Lydie O'KRONGLEY

 

Chorégraphie : Odile AZAGURY

 

Musique originale : David COUTURIER

 

Vidéo & lumières : Martin ROSSI

 

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Spectacle axé prioritairement sur l'esthétisme censé pallier l'absence de sentiments dont dame Duras fait ici preuve, l'amour sans l'amour ayant besoin de quelques artifices …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEn cette époque qui prône la théorie du genre, entendre des mots d'homme prononcés par un homme mais écrits par une femme, ne dispense pas ceux qui les écoutent de se poser des questions …

 Pour nous ramener à la réalité nous bénéficions de la belle voix mâle de Bertrand Farge, de sa diction parfaite et de son indéniable présence. Il sera tout à la fois celui qui lit le texte et le personnage masculin de ce couple d'occasion. 

Lydie O'Krongley est la femme qui s'offre à cette expérimentation charnelle. 

Nudité et gestuelle subliment le texte qui ressemble à un compte rendu de biologiste faisant part de ses constatations. 

Cette expérience nombriliste dont Duras nous fait part ici, intrigue le spectateur tout en le maintenant à distance, car l'esprit analytique a par essence la froideur du scalpel.

La femme sera donc ce beau papillon épinglé par celui qui se refuse à tout sentiment sans pour autant s'interdire des larmes anachroniques. 

Il fallait beaucoup d'habillage pour encadrer cette nudité indiscrète et force est de reconnaître que l'entreprise est réussie. Tous les arts de la scène sont ici utilisés : lumières, sons, vidéo, chorégraphie et pour conclure, j'ajouterai que la profondeur de certain silence constitue un sublime hommage à ce qui l'a précédé. 

Maintenant,  que vous soyez ou non, fan de Marguerite Duras, auteur autant adulé que détesté, je ne puis que vous inciter à aller assister à cette aventure scénique qui ne saurait laisser quiconque indifférent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos : Nicolas Frank Vachon et photo n°3 : PeeAsH)

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16:23 Publié dans danse, Musique, THEATRE | Lien permanent

19/02/2014

En passant par Pleyel ... (concert et lecture) par Frédéric Arnoux

Logo salle pleyel.jpgValery Gergiev avec l’orchestre du théâtre Marinski est à Paris salle Pleyel pour une suite de concerts Chostakovitch. J’y étais dimanche, et c’était merveilleux.

 

Après un brillant concerto pour violon assez surprenant, tout de virtuosité mais sur le fond assez aride et dérangeant, une 7ème  symphonie somptueuse, lente et dramatique foisonnante et dense un véritable délice pour qui aime Chostakovitch, que j’ai découvert tard mais dont l’œuvre difficile et perturbée révèle un homme torturé et déchiré.

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgMais on ne va pas parler d’un spectacle unique pour vous faire regretter de n’y être pas allé ! En revanche, et parce que le climat s’y prête, fait tout de tensions et de non -dits, de craintes infondées, de jugements de valeurs pris pour des opinions et des opinions vues pour des réflexions, je veux dire le produit d’une intelligence en fonctionnement, je voudrais vous parler d’un excellent livre de Martine Poulain intitulé « Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l’Occupation ».

 

Là non plus rien de la bluette ou de la lecture de gare, mais un ouvrage de recherche important, très documenté, très fourni sur les ravages que les guerres produisent sur la culture, en l’occurrence livres et ce qui gravite autour : manuscrits, enluminures, partitions musicales…

 

Martine Poulain n’est pas une dilettante de la recherche, ni une vulgarisatrice à outrance qui serait tombée dans l’histoire par hasard et qui voudrait s’y faire un nom à la manière de tel histrion des planches ou insupportable Trissotin télévisuel.

Elle est docteur en sociologie et conservateur de bibliothèques. A ce titre elle nous guide au travers de la France occupée porte son regard et ses feux sur les lieux de connaissance que les nazis avaient également en ligne de mire, soit qu’ils craignissent le pouvoir de la connaissance, soit que certains dignitaires du régime voulussent se constituer gratuitement des collections. Le pillage fut sans limite, et les destructions innombrables.

 

Mais s’il importe de ne pas méconnaître les disparitions de volumes, il convient de ne pas ignorer que les auteurs furent censurés, les publications limitées, les mauvais penseurs (qui sont naturellement les meilleurs) expurgés et expulsés des rayons où venaient les retrouver intellectuels, étudiants et simples amoureux de la lecture. Les auteurs juifs, mais aussi les ouvrages politiques ou francs-maçons furent impitoyablement condamnés. 

 

Il a été des Français pour prêter la main à ces manœuvres effroyables et lamentables, car ainsi que le conclue Martine Poulain, priver un homme de sa bibliothèque, c’est le priver d’une partie de sa vie tant on peut connaître quelqu’un au travers de ses goûts littéraires et de ses curiosités intellectuelles.

 

Nous n’allons pas les citer car ils sont nombreux et l’ouvrage de Martine Poulain est très précis, mais il faut rester vigilant, à l’heure ou des politiques sans conviction mais frileux et avides de tenir les places n’hésitent pas à dire tout et n’importe quoi à propos de la littérature pour la jeunesse, dans un premier temps.

 

La censure nouvelle est en marche, il convient de lui faire, comme dans la cour de l’école, le croche-pied utile qui la fera chuter.

 

Un seul regret à la lecture de cet imposant ouvrage, savant et passionnant, qui est le style assez peu littéraire de Madame Poulain, qui lectrice dans l’âme, est une scientifique, pas un écrivain.

 

C'est publié chez Folio Histoire, n° 224.

 

Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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15:14 Publié dans Livre, Musique | Lien permanent