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31/03/2010

ATTITUDES de Benoït Marbot

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L'action se situe dans le jardin d'une maison de campagne en Normandie où deux personnages, (frère et soeur) Damien et Laurence attendent l'arrivée de leur aîné,  Francis tout en essayant vainement d'allumer le barbecue qui se dérobe à leurs efforts comme tout bon barbecue qui se respecte.
Le voisin d'à côté les épie mais on ne le verra jamais pas plus du reste que tous ceux qui seront évoqués tout au long de la pièce.
Au fil de la conversation nous allons tenter de reconstituer l'arbre généalogique de la famille et les prénoms vont s'ajouter les uns aux autres en un long chapelet dont l'énumération nous fera penser à autant d'arlésiennes invisibles et présentes qui vivront le temps d'une elliptique évocation. Les personnages ainsi esquissés se déroberont résolument à une approche plus précise. Le fantôme de la danse nous gratifiera de quelques entrechats avant de se tordre la cheville et même le satellite des communications téléphoniques se fera désirer. Le portrait le plus précis restera celui du Roi-Soleil, sans doute parce que la nuit tombe tandis que les rêves de gloire des danseuses tardent encore à prendre leur envol.
Vous l'avez compris, tout repose sur les épaules de deux comédiens qui ont pour mission de nous faire voir les absents. Le spectacle se donnait à Courbevoie vendredi 26 mars en deux représentations (14h. & 21h) mais hélas, en dépit de mes prévisions, il m'a été impossible de m'y rendre ... Il ne reste donc plus qu'à espérer une prochaine reprise pour une durée plus longue. En attendant vous pouvez tout comme moi découvrir le texte paru à l'Harmattan en janvier 2010.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:45 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent

18/12/2009

La trappe de Robert Poudérou.

L'Harmattan - Théâtre des 5 continents - 11,50€

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Dans sa présentation de pièce écrite en Septembre 1978, l'auteur précise,

" la rébellion solitaire est un leurre. Qui dérange tout le monde. "


J'ai immédiatement envie de m'inscrire en faux. Si elle est solitaire, comment peut-elle déranger ? C'est la rébellion organisée qui dérange le plus, non ? ... Voilà un sujet de polémique à développer la prochaine fois que je verrai Robert Poudérou ...

En attendant, rejoignons les personnages puisque ma religion m'interdit de raconter les pièces sinon où serait le plaisir de la découverte ?

David (25 ans) est un autonome qui s'amuse de temps à autre à commettre de petites plaisanteries subversives qui ne doivent pas être du goût de tout le monde !

Moïse et Max, (la soixantaine approchante ou installée) sont deux amis, camarades de beuveries que la vie ne semble pas avoir épargnés.
Leur sobriquet respectif en dit long : "Coup-de-coude" pour Moïse et "Cul-sec" pour Max. Ils sont l'un et l'autre à la fin du parcours, le savent - comment pourraient-ils l'ignorer ? Et cela n'arrange rien.

Un jour, ces trois là vont se rencontrer ... le lieu est situé au sous-sol d'un grand restaurant. C'est là également que se trouve la trappe justifiant le titre.

Mais surtout, il y a Juliette, la métaphore de l'amour, et ce petit surnom mi-tendre, mi-machiste qui résume à lui seul comment fonctionnent les hommes,  profanateurs déclarés et adorateurs muets, leur truculence ayant pour objet de masquer leur timidité.

On ne vante plus depuis longtemps le style poudérien, c'est un fait avéré mais cette pièce nous prouve si besoin est, qu'un Poudérou peut toujours en cacher un autre.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

08:02 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent | Tags : l'harmattan

20/04/2008

Pas d'homme d' Ophélie Grevet-Soutra

Pièce en 3 Actes (5 personnages : 3 hommes et 2 femmes)

Parue en 2007 aux Editions Vermifuge - Prix : 11€

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Mais qui est donc cet Emile Beauvoisin, détective " plus que privé " installé au numéro 13 de la rue de Maubeuge ?
- un célibataire endurci qui meuble sa solitude en espionnant la vie des autres ?
- un transformiste raté qui n'ose affronter les feux de la rampe ?
Dans son quartier, quand il se déguise tout le monde le reconnaît ... L'homme travaille seul, " à l'ancienne " sans secrétaire ni ordinateur, uniquement " au pifomètre " et à la déduction.
Un jour, lors d'une enquête, il a pris une balle perdue et depuis boite légèrement. Tiens, au fait, ne cherchez plus, c'est bien ainsi que les gens de son quartier l'identifient et non grâce à son eau de toilette car avoir un flair de chien de chasse n'est pas à la portée de tout le monde.  Evidemment !
Marguerite viendra faire le ménage dans son bureau, virtuelle tornade blanche car la dame a l'humour plus alerte que le plumeau.  " vaccinée avec une aiguille de phonographe " aurait dit sa grand-mère ... Comme Emile n'est pas un détective du dimanche, la chasseuse de poussière à peine partie, le premier client du jour fera son apparition.
Encore un cervidé qui se demande après quelques années de mariage s'il avait réellement trouvé chaussure à son pied ?
- " Le monde me désole et la vie m'angoisse " confiera t'il en un soupir, confondant notre détective avec un psy ...
Mais revenons en arrière, un an plus tôt, pour faire la connaissance de Jeanne, qui elle, semble avoir confondu ce bureau avec la SPA alors que son Hercule a disparu ... Fugue ? Enlèvement ?  Vengeance d'un amant jaloux ? ... Violence d'un père tyrannique ?
 L'affaire semble complexe et pourtant notre détective découvrira le pot aux roses.  L'enragée du sécateur poireaute depuis en prison tandis que son Hercule retrouvé peut désormais se prendre pour Milou.
Un bénéfique intrus (absolu contraire du client de l'autre jour) va sur le point de se marier, prendre la poudre d'escampette entraînant notre détective dans son sillage pour le meilleur ou pour le pire car pour nous, l'enquête n'est pas résolue.

Ophélie Grevet-Soutra soumet ses personnages à une folie libératrice au moyen d'un verbe imagé et comme dans la vie de chaque jour, on a coutume de dire " un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(es) " celui qui se dérobe à la chaîne s'écriera en conclusion " Pas d'homme, en voilà une histoire ! "

A nous d'imaginer la suite ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

19:51 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent