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07/02/2019

Comme en 14 ! de Dany Laurent

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

 

75009 PARIS

 

(M° St-Georges)

 

LOC. 01 48 74 76 99

 

Places de 18 à 42€

 

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Du mardi au samedi à 21h

Matinée le samedi à 15h30

 

 

Mise en scène : Yves PIGNOT

 

 

avec : Marie VINCENT, Ariane BROUSSE, Axel HUET,

Katia MIRAN et Virginie LEMOINE

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En temps de guerre, les hommes s'engagent et les femmes se dévouent, même les pacifistes qui du reste, n'ont pas le choix car peut-on rester inactifs confrontés à de tels événements ? Impossible de rester en dehors de ce qui se passe ...

" C'est reparti, comme en 14 " fut la phrase prononcée par tous avec des sentiments divers bien sûr quand on constata en 39 que le " plus jamais ça " ne pourrait être que pour la fois suivante, peut-être ?  … Sans doute qu'à la fin de la guerre de 1870, les réactions furent identiques.

Pour l'heure nous sommes en 1917 dans un hôpital où l'on manque de presque tout comme toujours en pareille circonstance. C'est l'hiver et le malheureux poêle est chichement alimenté.

Mademoiselle Marguerite ( extraordinaire Marie Vincent ! ) est à pied d'oeuvre. Elle prétend du reste que se lever à cinq heures est bon pour les artères et en qualité d'infirmière-chef, la responsabilité du lieu lui incombe.

Or aujourd'hui on doit couper la jambe du jeune Henri de Méricourt tout simplement parce que le vieux médecin a trop tardé et que la gangrène s'y est mise.

Suzy ( Ariane Brousse ) qui n'a pas froid aux yeux dénonce l'incapacité de ce vieux monsieur qui est en âge d'être son grand-père. Or les médecins plus efficaces que lui et plus jeunes sont au front alors il faut faire avec ce qu'on a !  C'est elle qui a assuré la garde de nuit et elle est épuisée mais conserve le verbe haut et un humour parfois ravageur.

Arrivée de Pierre ( Axel Huet ) jeune frère d'Henri, très perturbé bien sûr et pas seulement à cause des circonstances car disons qu'il est ( comment dire ? ) ... spécial.

Sa mère Adrienne, la comtesse ( Virginie Lemoine ) veille jalousement sur lui. C'est une veuve un peu guindée qui fait preuve d'une grande force de caractère en se dopant quand elle peut à l'alcool, comme en témoigne cette main droite agitée d'irrépressibles tremblements.

Il y a Louise aussi ( Katia Miran ) dont le fiancé, Georges, est au front et qui supporte très mal la situation ce qui ne l'empêche nullement d'apporter son concours à Suzy qui en sa qualité de pacifiste s'implique doublement, prenant ainsi un maximum de risques.

On ne verra jamais Henri mais il sera souvent question de lui, de son courage face à l'épreuve … Chacun essaie de faire face à la situation et ces femmes sont toutes admirables.

 

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( photos : LOT )



Le texte écrit par Dany Laurent - qui ne manque pas d'esprit - est émaillé de touches d'humour, ce qui rend la dramaturgie supportable. Nul misérabilisme à aucun moment, il convient juste de faire face à la situation. Les blessés restent invisibles protégés par un rideau pudique, seuls les commentaires de ces femmes et quelques retours sonores précisent ce qui se passe de l'autre côté.

Et puis c'est Noël et en dépit des circonstances il faut bien faire un peu la fête ?
Tous vont s'y employer avec les moyens du bord.

Cette pièce a obtenu 3 Molière en 2004 lesquels furent amplement mérités.

Le Théâtre La Bruyère nous propose cette nouvelle création depuis le 22 janvier avec bien sûr une distribution remaniée et une nouvelle mise en scène d'Yves Pignot.

Voilà donc un spectacle mené de main de maître et que l'on ne peut que recommander très vivement.



Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

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15:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/02/2019

La Parure de Guy de Maupassant

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LE GUICHET MONTPARNASSE

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse)

 

 

LOC. 01 43 27 88 61

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

Chaque dimanche à 15h

 

 

Adaptation et interprétation : Annie VERGNE

 

Mise en scène : Isabelle DELAGE

 

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Du temps de sa jeunesse, Mathilde rêvait du prince charmant comme toutes les filles de sa génération du reste. Et puis, faute de posséder une dot, elle se trouva à 18 ans mariée à un petit employé du Ministère de l'Instruction publique ( auquel l'auteur avait lui-même appartenu en 1879 avant que commence sa réelle carrière .)

Oh certes, elle s'acquitta de ses devoirs d'épouse, tenant du mieux possible son intérieur, s'appliquant à concocter ponctuellement le pot-au-feu que son époux appréciait tant, mais continuait à rêver d'une autre vie désormais inaccessible car à l'époque on ne divorçait pas aussi aisément qu'aujourd'hui.

 

Gageons que l'idée ne l'effleurait même pas : elle n'était pas très heureuse mais résignée.

Or un jour, qui se trouvait être celui de son anniversaire, son mari arriva porteur d'une enveloppe laquelle contenait une invitation à un bal organisé par le Ministère.
Il pensait lui faire plaisir et fut bien étonné du résultat.

 

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Durant son enfance, Mathilde avait sympathisé avec une camarade de pension, " une  fille de la haute " comme on disait alors puis les liens s'étaient un peu distendus car la jeune femme ne pouvait sans un pincement de coeur supporter la comparaison.

Alors que son mari l'agaçait parfois par son manque d'ambition, celui-ci ne refusait rien à sa femme aussi sacrifiera t'il sans hésiter les économies qu'il avait péniblement réalisées afin de s'offrir un fusil en prévision de ces parties de chasse, seul luxe qu'il s'octroyait dans la plaine de Nanterre, durant l'été.

Une superbe robe fut achetée mais une fois en possession de celle-ci, l'épouse se dit qu'un bijou faisait cruellement défaut ! Heureusement qu'il y avait Jeanne Forestier, l'amie en question qui pourrait facilement lui en prêter un. Ce que cette dernière fit spontanément.

 

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La soirée fut une mirifique parenthèse dans la vie de Mathilde Loisel. Telle la parure de diamants, elle brilla de tous ses feux. Vers 4 heures du matin il fallut rentrer et c'est une fois de retour à domicile que le drame se déclencha.

Annie Vergne qui a adapté cette nouvelle de Maupassant incarne cette femme qui des années plus tard, après mille épreuves, se souvient …

Oserai-je dire que son adaptation va beaucoup plus loin que la nouvelle initiale, forme d'expression dans laquelle pourtant Maupassant excellait lui qui n'en écrivit pas moins de 260.

Et puis mettre en scène cette histoire en notre époque de grand consumérisme ( pour ne pas dire macronisme aigu ) tombe à point nommé.


Eternelle confrontation entre l'être et le paraître entre ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ...

 

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Du temps où se situe l'action, le réflexe automatique consistant à assurer un bijou n'était sans doute pas de mise et du reste pourquoi la propriétaire l'aurait-elle fait ? puisque … mais chut !

Je vous laisse découvrir la suite.

Ce dimanche la salle du Guichet Montparnasse était pleine à craquer et les réactions favorables allaient nombreuses de la salle à la scène. Il faut dire qu'Annie Vergne s'est tellement impliquée dans ce " seule en scène " que l'incarnation ( ce phénomène si rare au théâtre ) est ici parfaite.

Aussi ne saurais-je trop vous encourager à aller l'applaudir. Cela se passe chaque dimanche en matinée à 15h. et qui sait, peut-être acquerrez-vous sur place, une once de philosophie et de sagesse, ce qui n'est jamais inutile.



Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

 

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15:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/02/2019

Annonce : La parure de Guy de Maupassant

 

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

10:17 Publié dans Annonces | Lien permanent