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18/02/2019

Jean-Louis XIV de Nicolas LUMBRERAS

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Théâtre des BELIERS parisiens

 

14 bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Jules Joffrin)

 

LOC. 01 42 62 35 00

 

Pl. de 18 à 36€

- de 26 ans : 10€

 

www.theatredesbeliersparisiens.com

 

du mardi au samedi à 21h

matinée le dimanche à 15h

 

Texte et mise en scène : Nicolas LUMBRERAS

 

avec,

 

Emmanuelle BOUGEROL, Constance CARRELET,

Serge DA SILVA, Benjamin GAUTHIER, Nicolas LUMBRERAS, Benoît MORET.

 

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Qu'opposer au totalitarisme sinon la subversion ?

Même si cette dernière est rétrospective, elle n'en est pas moins savoureuse un peu à la façon de ces kouign-amann - certes un peu lourds - mais qui révolutionnent à coup sûr nos papilles gustatives ! …

Ce n'est donc pas par hasard si le spectacle en fait mention.

Louis-Dieudonné, dit le Grand, dit également le Roi-Soleil sera pour les besoins de la cause, c'est-à-dire, la Montespan, rebaptisé Jean-Louis.


Mais en attendant, nous découvrons Sa Majesté dans son intimité avec la favorite du moment quand l'annonce de l'arrivée de sa royale épouse tombe inopinément pour mettre fin à leurs ébats.

Marie-Thérèse n'est pas commode et bien qu'appartenant à la famille des Habsbourg coule en ses veines du sang espagnol.

A défaut de " rumba dans l'air " il va y avoir de la corrida.

( Signalons au passage que la dame danse parfaitement le flamenco ce qui dans les moments critiques la défoule sans nul doute. )

Afin d'échapper aux foudres de son épouse et rejoindre au plus vite sa tendre Athénaïs Louis s'invente en catastrophe une

" tata Régine " qu'il lui faut aller voir, la dame en question étant à la dernière extrémité.

C'était compter sans l'opiniâtreté de Marie-Thérèse d'Autriche laquelle va sans illusion aucune se lancer sur la trace du couple adultérin.

Sous nos yeux éberlués, le lit nuptial se transformera en carrosse et vogue la galère !

 

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Le point de chute est une auberge pour le moins interlope ( sans jeu de mots ou plutôt … si ! ) où un manant aux allures de petit marquis accueillera tout ce monde.
Ceux qui prétendent que la Bretagne est ennuyeuse comme la pluie devront réviser leur jugement.

Tous ces personnage du grand Siècle, vont et viennent sous nos yeux, jouent à ravir, chantent à l'envi ( la voix d'Emmanuelle Bougerol est une pure merveille ) et quand la comédie musicale prend fin nous ne rêvons plus déjà que d'y revenir car il est des plaisirs dont on ne se lasse jamais.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire …




Simone ALEXANDRE
www.theatrauteurs.com

 

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14:55 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

16/02/2019

En ce temps là, l'amour de Gilles SEGAL

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THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

 

(M° Rambuteau

ou Hôtel de Ville)

 

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Chaque lundi et mardi à 19h45

 

 

jusqu'au : 2 Avril 2019

 

 

Texte : Gilles SEGAL (Editions LANSMAN)

 

Mise en scène et interprétation,

 

Pierre-Yves DESMONCEAUX

 

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" En ce temps là l'amour était de chasser ses enfants " …



Encore fallait-il avoir eu le temps de s'organiser en ce sens, ce qui ne fut pas toujours possible, hélas car les rafles survenaient brusquement et au moment où l'on ne s'y attendait pas. Du moins au début et puis, il y a toujours chez l'homme quelque soit sa religion, et sans doute à cause d'elle, un sentiment d'espoir qui empêche de voir la réalité des choses. Une telle monstruosité était elle imaginable ?

Les prédateurs avaient sans nul doute, eux aussi, une famille, des enfants ; en ce cas comment supposer qu'ils allaient se comporter de la sorte ? Or en temps de guerre, la compassion n'est pas de mise c'est même pour cela qu'il faut préserver la paix à tout prix. Il est vrai que les pacifistes étaient mal vus à l'époque.

Un homme, un rescapé, se souvient …

 

Il vient de recevoir les photos de son arrière petit fils, venues d'outre Atlantique. Tous n'ont pas eu cette chance bien sûr. Le destin est-il ou non écrit ? Bien malin celui ou celle qui pourrait répondre à semblable question que nous nous posons tous pourtant et que nous nous poserons jusqu'à notre dernier jour.

Pierre-Yves Desmonceaux est seul en scène, debout, face à nous, une valise à la main, car l'homme est en partance peut-être définitive, très digne et cependant non dénué d'humour. Le personnage qu'il interprète fut un jour embarqué dans l'un de ces wagons à bestiaux dont peu devaient revenir ...

 

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( photos : Eric BLAISE )



Le comportement d'un homme et de son enfant âgé de 12 ans retint alors son attention. D'abord incrédule par ce qu'il voyait et entendait, un long cheminement philosophique se fit peu à peu en son esprit. Lui, avait eu la chance de pouvoir écarter les siens, de les mettre à l'abri avant de partager le sort des possibles sacrifiés.

Heureusement, après bien des épreuves dont l'énumération nous sera épargnée certains ont réussi à survivre, à revenir de cet enfer.
Aucun misérabilisme ne figure au texte de Gilles Segal mais bien au contraire, une dignité absolue.

Beaucoup de spectateurs voudront emporter avec eux le texte à l'issue de la prestation de ce comédien exceptionnel mais peut-être le liront ils plus tard, quand l'émotion ne sera plus aussi prégnante car cette histoire est bouleversante.

En ces temps où certains disent et font n'importe quoi, il n'est pas inutile de méditer sur ce thème et l'occasion vous en est ici fournie. Cela se passe désormais à l'Essaïon chaque lundi et mardi à 19h45. Croyez-moi, allez-y !




Simone ALEXANDRE

 www.theatrauteurs.com

 

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18:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/02/2019

BARBER SHOP Quartet - Chapitre IV

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Théâtre ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

( M° Hôtel de Ville

ou Rambuteau )

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

Pl. de 15 à 25€

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Chaque mardi à 19h45

 

Durée : 89 mn

 

Spectacle d'humour musical

 

conçu par : Bruno BUIJTENHUIJS

 

avec,

 

Marie-Cécile ROBIN-HERAUD ( soprano )

France TURJMAN ( alto )

Xavier VILSEK ( basse )

et Bruno BUIJTENHUIJS ( ténor )

 

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Allez savoir pourquoi il y a à Paris en ce moment un nombre vertigineux de spectacles musicaux ! Faut-il mettre cela sur le dos de la morosité, voire davantage induite par la saison et l’ennuyeux quotidien ?


Quoi qu’il en soit, certains d’entr’eux sont de vrais remèdes et notre posologie serait d’user sans modération des Barber Shop Quartet qui se produisent, trop rarement, chaque mardi à 19h30 à l’Essaïon.

Une fois de plus ils offrent à des spectateurs ravis l’image ( et le son ! ) d’un ensemble baroque, mais l’adjectif n’a rien à voir avec la musique ainsi qualifiée, quatre personnages en quête de hauteurs et qui surfent sur les sommets de l’humour et de l’intelligence.


Programme extrêmement construit, complicité et bonne humeur  font de cette heure et demi en leur compagnie un moment un peu hors du temps. On ressort ragaillardi, joyeux, chantant et heureux de vivre ces moments.

 

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Bruno Buijtenhuijs,  brillant auteur et meneur de jeu,  sorte de Monsieur Loyal de sa mini troupe, Marie-Cécile Robin-Héraud, soprano extraordinaire qui semble se déjouer de toutes les difficultés vocales qu’elle accumule à loisir en se risquant même sur le plus que casse-gueule mozartien « Reine de la nuit », aux paroles très ré écrites…, France Turjman qui fait entendre sa belle voix d’alto et compose un personnage de ménagère délurée et Xavier Vilsek, basse loufoque mais aussi prodigieux imitateur de sons et bruits divers.

Le plaisir de les entendre passe par les textes à l’écriture incisive, aux piques très fines et qui touchent souvent, une véritable prise en compte de l’actualité, et nos quatre fantaisistes ne reculent pas devant une forme d’engagement ; on peut entendre de très nettes et claires prises de position, réjouissantes ou navrées.

L’élégance de leur expression ajoute à la pertinence du propos, vif, rapide, sans cet étalage à la manière de ces sortes d’odalisques dégoulinantes produites par la mode, qui veut que le yaourt soit une langue, le décibel une expression du talent et l’agitation du mouvement.

 

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( photos : Philippe ESCALIER )



Cet opus 4, comme ils le disent eux-mêmes est plus abouti encore que le précédent que nous avions déjà chroniqué ici-même, plus enlevé,  plus nerveux, mais tout aussi joyeux. Et nous retrouvons ces personnages avec le même plaisir gourmand.

Enchaînés sans temps morts, les titres se succèdent que ne viennent scander que les applaudissements d’un public ravi.

Nous en étions ! Et nous ne résistons pas à les citer, «  On souffre moins des cons, quand on est près du solstice, non pas qu’il y ait moins de cons, mais les jours raccourcissent ».


Cela, en musique et joué par nos lascars, c’est une pure merveille ! On se croirait avec un moderne Offenbach…


Allez dare-dare à l’Essaïon, c’est un moment de pur bonheur.




 Frédéric ARNOUX ©

www.theatrauteurs.com

 

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11:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent