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24/01/2019

BRAISE ET CENDRES de BLAISE CENDRARS

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Tous les jours sauf dimanche & lundi, à 19h

 

Durée : 1h10

 

 

Mise en scène : JACQUES NICHET

 

avec : CHARLIE NELSON

 

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Blaise Cendrars, pseudonyme de Frédéric-Louis Sauser, écrivain d'origine suisse, baroudeur impénitent qui traîna sa carcasse de légionnaire un peu partout car il ne pouvait décidément rester en place.
 
- " Quand tu aimes, il faut partir " disait-il.

Son style d'écriture est assez disparate mais c'est lui qui le voulait ainsi comme s'il craignait d'être enfermé en un mode d'expression unique, sa singularité se nourrissant de perpétuels changements.

Paul Morand ne le qualifia t'il pas d' " aventurier spirituel, à l'oeuvre frénétique et aux vingt-sept domiciles " ?

Après les poèmes à l'inégale métrique mais aux réelles fulgurences, viennent les romans ( " L' OR, MORAVAGINE, L'HOMME FOUDROYE ", pour ne citer que ceux-là ) puis le journalisme, ce qui ne constitue pas l'ordre chronologique habituel, bien au contraire ...

Et l'auteur choisira parfois le silence lui, qui fut engagé volontaire au moment de la guerre de 14 au cours de laquelle il perdra un bras ; la défaite de 1940 l'accablera au point de l'amener à se taire durant trois longues années.

Quant aux poètes de la Résistance, il les prend pour des opportunistes ou de grandiloquents raseurs ...

Car il n'aimait rien tant que déconcerter en cultivant l'art de la rupture, dénonçant le narcissisme de ceux qui écrivent face à un miroir … Son démon était celui de l'impermanence et cet errant s'adressait parfois à Dieu auquel il prétendait ne plus penser. ( Les Pâques à New-York )

 

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( photos : VINCENT LACOTTE )

 



Tout comme Rimbaud qu'il admirait au plus haut point, il était persuadé que toute vie est mouvement, ajoutant " je ne suis qu'un mot, un verbe, une profondeur, dans le sens le plus sauvage, le plus mystique, le plus vivant." ( fin de citation )

Par son physique, Charlie Nelson nous fait penser à Jean Genet.
Contrairement à Vicky Messica qui en son temps s'était spécialisé dans les textes de Blaise Cendrars, il ne se fait pas plaisir en les disant. Il se contente d'être, tout simplement avec la ferme sobriété de son expression où chaque mot sonne juste.

L'espace scénique peint par Jean-Paul Dewynter est de feu pour mieux accueillir cet éternel phoenix qui renaîtra d'un pays à l'autre, de New-York à Paris, de Berlin à St-Pétersbourg sans oublier ses séjours au Brésil …

Je ne saurais trop vous conseiller d'aller vous dépayser au Lucernaire où de multiples et exaltants voyages vous attendent.


Simone ALEXANDRE

 

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10:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent