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23/01/2017

Les amoureux de Goldoni

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THEATRE DEJAZET

 

41, boulevard du Temple

 

75003 PARIS

 

 

 

(M° République)

 

 

Loc. 01 48 87 52 55

 

 

http://www.dejazet.com/

 

Pl. 21 à 32€

 

du jeudi au samedi à 20h45

 

matinée le samedi à 17h

 

 

Adaptation et mise en scène : MARCO PISANO

 

 

avec BENOIT SOLES, APHRODITE DE LORRAINE,

DAVID HALEVIM, ROTEM JACKMAN, SOPHIE NICOLLAS, JEAN-MARC GABRIEL, ELISA ALESSANDRO et YOANN SOVER

 

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De plus en plus souvent les metteurs en scène effectuent des re lectures de pièces appartenant au répertoire classique afin de rendre le langage plus contemporain, donc plus accessible à ce que l'on nomme communément " le grand public."

 

( Si tu ne viens pas à la culture, la culture viendra à toi ! ) 

La démarche n'en reste pas moins spécieuse aux yeux des puristes ...

L'action est donc ici transposée au début des années 60.

Les robes imprimées faisaient alors fureur, les talons aiguilles également et les larges ceintures avaient pour mission de souligner la taille de guêpe de ces demoiselles dont les cheveux étaient souvent crêpés pour avoir plus de volume.

Un poste TSF figure dans le décor et semble remonter à la décennie précédente tant ce genre d'objet avait la vie dure en ces temps là. Aux accents dudit poste, les deux soeurs, Eugénie et Flaminia se lanceront dans la démonstration d'un twist quelque peu approximatif mais plein d'allant.

Tonin, serviteur de Fulgence en l'absence de son maître apporte une corbeille de fruits à la capricieuse Eugénie laquelle en profite pour le faire parler et apprend ainsi qu'il est allé se promener en compagnie de sa belle soeur, ce qui ne manque pas de déclencher sa jalousie.

Faut-il préciser que nos deux amoureux ont coutume de se chamailler à tout bout de champ ? Et quand il n'y a pas de raisons, ils les inventent.

 

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( photos : Sandra Sanji )



L'oncle des demoiselles, Fabrice est un bon bourgeois dont l'aisance fut quelque peu compromise par sa malchance au jeu et là, précisément, il vient de perdre aussi va t'il miser sur le hasard ( décidément ) pour amener le comte Robert d'Otricoli à épouser Eugénie plutôt que Fulgence qu'il déteste car non fortuné.


Ce sera au tour de ce dernier qui se croit éconduit, d'être fou de jalousie ...

Dans l'ensemble, le jeu est volontiers pléthorique mais il faut saluer la prestation très intéressante car intelligemment nuancée de Benoit Soles ( Fulgence )

Tout ce petit monde s'agite souvent au rythme d'une musique complètement anachronique or c'est un parti-pris qui doit donc être réceptionné comme tel.

Goldoni écrivit cette pièce en 15 jours ce qui ne signifie nullement qu'elle fut bâclée.


D'autant que l'auteur en fin observateur avait connu un couple d'amoureux souffrant du même travers qui jouait à se compliquer la vie pour le seul plaisir de souffrir …

Il en existe toujours qui agissent ainsi et peut-être même en connaissez vous ?

La pièce a démarré le 12 janvier et se joue en ce mythique Déjazet du jeudi au samedi à 20h45, matinée le samedi à 17heures.




Simone Alexandre

 

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10:36 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

20/01/2017

Moi, Caravage de Cesare Capitani

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame-des-Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

 

Pl. de 14 à 20€

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

 

Tous les jours sauf dimanche et lundi à 18h30

 

Dimanche à 16 h.

 

 

Mise en scène : Stanislas Grassion

 

avec Cesare Capitani et Laetitia Favart ou Manon Leroy

 

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( photo : Philippe Bruchot )

 

 

Ce n’est pas un spectacle nouveau qui se donne actuellement dans la salle Rouge du théâtre du Lucernaire, puisqu’il a débuté en 2010, mais pour autant, cela reste une nouveauté pour tous ceux qui ne l’ont encore vu.


Dans une adaptation de lui-même de l’ouvrage de Dominique Fernandez, paru en 2002, « La Course à l’abîme », Cesare Capitani donne à voir et à entendre la vie triste et chaotique de Michelangelo Merisi, dit Le Caravage, peintre italien né en 1571 à Milan et mort à Port Ercole en 1610.


C’est peu de dire que cette vie somme toute assez brève a été semée d’aventures, ponctuée de faits divers dont notre peintre fut l’auteur ou la victime, de séjours en prison, de réussites et d’échecs !


A la manière de François Villon en France, pour la littérature, comme plus tard Jean Genêt, Caravage eût-il eu le même rayonnement s’il avait eu la vie installée d’un Titien ? C’est fort douteux.


On l’a décrit comme l’inventeur du clair-obscur, dans sa volonté de ne jamais placer de lumière vive dans sa peinture, dont les thèmes, souvent imposés par les commanditaires, le renvoyaient le plus souvent à des scènes violentes, toutes inspirées des Ecritures saintes. Mais la Bible n’est-elle pas un ouvrage plein de fracas et de fureurs, d’atrocités, de meurtres et de passions ?


Homme du peuple, et ne cherchant jamais à courtiser, bien qu’il bénéficiât de protections tantôt aristocratiques, tantôt cardinalices voire papales, Caravage cherche ses modèles dans le peuple, et St Matthieu prend les traits d’un aveugle mendiant, la Vierge ceux d’une prostituée enceinte et retrouvée noyée, un archange ceux d’un gigolo.


Il lui en est fait grief, et ses toiles, parfois, assez souvent, sont refusées, ce qui le renvoie d’une part à ses démons que le doute alimente, d’autre part à une gêne qui le pousse à tenter tout et n’importe quoi.

 

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( photo : B. Cruveiller )

 


Dans une mise en scène sobre et pleine d’inventions, de suggestions, avec une grande retenue de mouvements et sans effet d’esbroufe ni de déclamations intempestives, Stanislas Grassin met en scène, dans une direction d’acteurs de Nita Klein un Cesare Captitani qui vit son personnage, qui devient Michelangelo Merisi, avec, en alternance, la participation Ô combien fine et délicate, toute en subtilité et en esquisse explicite de Laetitia Favart ou Manon Leroy.


Marcel Proust a écrit quelque part « Sa jeunesses lui fait du bruit, il n’entend pas ». Caravage veut, lui, que sa peinture soit toute de bruit, et que ce bruit fracasse tout. Il n’a toute sa vie entendu que cela, les bruits et les fracas du monde, et il veut les donner à voir, les jeter aux yeux de qui le regarde.


L’évocation subtile et réussie de nombre de ses oeuvres nous fait voyager de France avec « Le Christ à la colonne » qui est au musée des Beaux Arts de Rouen, en Italie bien sûr, que ce soit à St Louis des Français avec le triptyque de saint Matthieu, ou à la galerie Doria Pamphilj.


C’est là une jolie prouesse de théâtre que suggérer la peinture, et donner au public d’entrapercevoir , par fragments, les tableaux, souvent fort grands, que Caravage a peints.


Ce spectacle, osons le jeu de mots, joue sur plusieurs tableaux, et il importe vraiment d’aller l’applaudir. L’oeuvre littéraire de Dominique Fernandez, foisonnante, y est rendue dans l’essentiel de la vie de son héros, avec ses excès et ses faiblesses, son peu d’espoir et ses blessures profondes.

Cet homme, Caravage, qui semblait ne pas s’aimer beaucoup est sous nos yeux un être déchiré qu’on a tous envie d’aider, d’aimer et d’applaudir.


C’est jusqu’au 12 mars au Lucernaire, la représentation étant donnée en italien, le mardi.



Frédéric Arnoux ©

 

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11:04 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/01/2017

Drôles de vampires de Richard Demarcy

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LE GRAND PARQUET

 

Jardins d'Eole

 

35, rue d'Aubervilliers

 

75018 PARIS

 

 

 

 

(M° Marx-Dormoy)

 

 

Loc. 01 40 03 72 23

 

resa@legrandparquet.fr

 

http://www.legrandparquet.fr/

 

Pl. 10€ - T.R. 8€

 

Prochaines représentations

 

Mardi 17 Janvier à 15h30 - Jeudi 19 à 14h30 -

vendredi 20 : 15h30 - Samedi 21 à 17h

& dimanche 22 janvier 2017 à 15h30

 

Texte et mise en scène : Richard Demarcy

 

avec : Antonio Nunes Da Silva, Nadja Maire, Dima Smirnov, Nicolas Le Bossé, Alvie Bitemo, Théodora Sadek

 

Création Avignon, juillet 2016

 

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SLURP ! ...

 

Mais rassurez-vous, " aspirer le sang, c'était avant "


Ouf ! on est rassurés car il ne faudrait pas que nos petites têtes blondes, rousses ou brunes aient ensuite des cauchemars. Ceci étant dit, inutile de venir avec le cou protégé par une minerve puisque vous ne risquez rien !


Vous allez récupérer une atmosphère à la Tim Burton avec cette comédie-musicale-rock où le fantastique le dispute incroyablement à l'humanisme car c'est le mode d'expression cher à Richard Demarcy qui rêve d'un monde où tous et toutes cohabiteraient pacifiquement et dans la joie.


Or c'est bien connu, les enfants adorent avoir peur, les adultes aussi, quand c'est " pour de rire " et pas " pour de bon."


Donc, imaginez une vampirette fille unique d'un couple de vampires très conformes à la règle établie et dont bien entendu, la couleur préférée est le rouge … sang.

 
Certains s'enivrent au beaujolais, d'autres à l'hémoglobine mais là, " c'était avant " ( bis repetita … ) et comme nous aimons frémir en remontant le temps et bien allons y !


Comme n'importe quelle ado qui se respecte, la fifille en question se révolte contre l'ordre établi.

Les repas familiaux ... BEURK !


Depuis quelque temps, certains découvrent que l'on peut fort bien vivre sans absorber de viande et être en pleine forme or notre adolescente vient tout simplement de décider de changer de vie.


Aussi, dès que le jour poindra, les parents se réfugieront en hâte vers leur cercueil capitonné tandis que la jeune demoiselle tentera le tout pour le tout en affrontant délibérément les premiers rayons du soleil.


O miracle ! il ne se passe rien, la désintégration promise n'a pas eu lieu et un monde merveilleux s'offre à la découverte.

Il en sera de même pour vous car je ne vais tout de même pas vous raconter la suite ...

 

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Toute la troupe du Naïf Théâtre est composée de comédiens-chanteurs-musiciens et croyez-moi, avec eux, ça déménage !
Les petits spectateurs regardent ce qui se passe avec des yeux tout ronds tandis que les adultes suivent le déroulement du spectacle, un sourire amusé sur les lèvres tout en affichant un contentement évident.

A la fin, Richard Demarcy montera sur scène pour nous présenter ses interprètes en résumant le parcours de chacun ; bref tout se passe pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Cette parenthèse musicale non seulement n'est pas inutile mais s'avère indispensable en ces temps de grande confusion où la cohabitation avec et entre les êtres venus d'un peu partout est souvent difficile ...

THEATRAUTEURS assiste rarement à des spectacles " Tout public " : il y a tellement de pièces pour adultes à voir que nous n'y suffisons pas mais si je vous dis avoir passé là un excellent moment, sans doute aurez-vous envie d'y aller à votre tour et je ne puis que vous encourager en ce sens.

 

Il ne vous reste plus qu'à rassembler la petite famille, sans oublier les copains de vos enfants et " en route, mauvaise troupe ! "




Simone Alexandre

 

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15:20 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

12/01/2017

Résister c'est exister de Alain GUYARD

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STUDIO HEBERTOT

 

78 bis, boulevard des Batignolles

 

75017 PARIS

 

 

 

(M° Villiers)

 

 

Loc. 01 42 93 13 04

 

 

https://www.studiohebertot.com/

 

Pl. de 10 à 28€

 

Tous les jours à 19h

 

( sauf dimanche & lundi )

 

Dimanche à 17h

 

Du 10 JANVIER au 19 MARS 2017

 

D'après des témoignages authentiques

 

sur une idée originale de François BOURCIER

 

Mise en scène : Isabelle STARKIER

 

avec François BOURCIER

 

et les voix d'Evelyne BUYLE, Daniel MESGUICH, Yves LECOQ, Stéphane FREISS

 

 

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( photo : Caroline COSTE )

 

Si on entend par le mot « spectacle » un moment de pur divertissement, il faut ici passer son chemin. Mais si on entend derrière ce mot, toute représentation visant à tenir éveillée la conscience, il faut s’y précipiter.

Le Studio Hébertot, avec « Résister, c’est exister » donne à voir et à entendre une violente charge contre l’oppression, et au travers d’une multitude de très brefs dialogues parfois, de transformations de personnages, rappelle que la résistance c’est savoir, parfois avec de minuscules actions, faire comprendre ou témoigner d’une opinion contraire.

Certains des personnages évoqués se sont parfois opposés au prix de leur vie, certains ont traversé l’époque de l’Occupation et ont continué de vivre ensuite avec le souvenir de leur résistance personnelle; chaque témoignage porte sa charge d’émotion.

 

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( photo : Emilie Genaedig )



Ecrit par Alain Guyard et fondé sur des témoignages authentiques ainsi qu’il en rappelle au début de la représentation, ce spectacle met en scène un seul comédien, François Bourcier, qui donne vie à tout un peuple d’anonymes parfois, de personnages plus célèbres aussi, Colonel Fabien, Olga Bancic du groupe Manoukian, Jean Moulin, silhouette aperçue, avec une force et une conviction telles que le public est comme figé.

Cet effet de quasi sidération n’est pas sans évoquer celui dans lequel les Français de l’époque, du moins un certain nombre, a dû se trouver face à la capitulation si rapide du pays à l’armée réputée la plus puissante du monde d’alors ! Est-ce assez dire qu’il faut toujours commencer par se méfier des discours, et des apparences…

 

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( photo : Emilie GENAEDIG )



Et justement, les apparences ne sont pas pour peu dans les figures que François Bourcier nous donne à voir.

Qui présumerait que tel monsieur promenant son chien prend en fait des notes sur les mouvements des militaires ennemis dans sa ville ? Qui penserait que cet ouvrier agricole normand serait celui qui paralysera un moment les communications de l’Occupant, que cette femme de ménage est en fait un agent infiltré, que ce policier n’est pas antisémite ?

Ils sont multiples et sur tout le territoire, ces héros parfois minuscules qui vérifient l’adage que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Est alors posée la question de savoir si la résistance peut être quantifiée, si véritablement il y a de petits et de grands actes de résistance ? Sur le fond, il nous est donné à comprendre que c’est au final un tout, un ensemble cohérent qui ne demande qu’à être consolidé pour en garantir l’efficacité. Et c’est fort à propos que l’évocation de Jean Moulin intervient en fin de représentation.

 

 

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( photo : Emilie GENAEDIG )

 



Le travail  littéraire  et historique de l’auteur est indéniable et grande est la difficulté de fédérer ainsi des témoignages divers. Le texte final auquel il parvient est cohérent, construit et passionnant de bout en bout, à cela près que l’évocation d’une célèbre actrice quasi centenaire maintenant est inopportune et infondée au regard de la réalité.


Il serait inconvenant de ne pas saluer la performance d’acteur de François boursier, partout à la fois, un peu Frégoli, poignant souvent, inquiétant parfois, juste et profondément humain toujours.

C’est une pièce qu’il faut recommander à tous, et à tout le monde, qui prouve que le théâtre  a également une mission pédagogique et, disons le mot à la mode, même s’il est galvaudé, mémorielle. Nous vivons des moments difficiles, certes pas à la hauteur de ceux que nos grands-parents ont connus, mais il est utile et nécessaire de savoir ce qu’ils ont vécu pour tout mettre en œuvre afin de ne pas , à notre tour, connaître des moments d’angoisse.

Tout engagement est respectable ; celui qui consiste à lutter contre l’intolérance, l’abus, la malfaisance est indispensable

Le Studio Hébertot au travers de « Résister, c’est exister » est un bel agitateur de conscience. C’est salvateur.



Frédéric Arnoux ©

 

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19:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/01/2017

Zonzon Pépette d'après André BAILLON

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Le Guichet Montparnasse

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 43 27 88 61

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

du 6 JANVIER au 19 FEVRIER 2017

 

Vendredi & Samedi à 22h

 

Dimanche à 18h

 

 

Adaptation et mise en scène : Françoise TAILLANDIER

 

avec Françoise TAILLANDIER et Ben DEVIE

 

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La pièce commence telle une enquête de l'inspecteur Columbo, par la fin, ensuite nous remonterons le temps par le biais de propos bien sentis et de ritournelles issues du classique répertoire populaire.

Pénétrons donc dans les bas-fonds de la capitale anglaise où suivant son julot du moment, Zonzon est allée s'exiler.

Car avant que Georges Neveux écrivit " La Voleuse de Londres " - le sieur Baillon ( qui décidément nous la bâillait belle ) nous présente cette chapardeuse à la gouaille sans égale dont pourtant il y a fort à parier que Victor Hugo l'inspirait peu ( ce n'est pas sa tasse de thé, elle préfère le gin ...) mais qui résume toute situation par un retentissant : " Ch ' t' emmerde " rédhibitoire et sans appel.

Zonzon et sa bande de marlous s'est donc installée à Londres.
 
Leurs blazes ? - explicites ô combien ! - Fernand le-Lutteur, Ernest les-beaux-yeux, Kiki le-boiteux, François l'Allumette

( qui en craque pour Zonzon ) ne vont pas tarder à alimenter la chronique de ces lieux.

Un vent d'anarchie souffle sur la Tamise aux accents de l'orgue de Barbarie qui égrène ses ritournelles à grand renfort de manivelle. Le spectacle est haut en couleurs, vous l'avez compris et la complicité qui règne entre Françoise Taillandier et Ben Devie fait ici une fois de plus merveille.

La compagnie Le MatouKiTouss a pour habitude d'appeler un chat un chat, le langage est donc direct, sans fioritures et imagé. En ces temps ravagés par le politiquement correct, c'est une bourrasque d'air décoiffant qui nous est offerte.

C'est drôle, truculent et nous prouve que le pittoresque n'est pas complètement mort en cette époque de nivellement suicidaire car tout comme à Waterloo : " la garde meurt mais ne se rend pas ... et merde pour la perfide Albion ! "

 

( Vous comprendrez mieux le propos après avoir vu le spectacle.)


Simone Alexandre

 

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12:57 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent