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27/03/2015

Annonce : Ancien malade des hôpitaux de Paris de Daniel Pennac

 

09:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/03/2015

Le Banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset

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THEATRE 14

 

20, Avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

Loc. 01 45 45 49 77

 

theatre14.fr

 

Pl. 25€ -T.R. 18€ -

 

-26 ans, chômeurs : 11€

 

A 20h30 : mardi & vendredi

 

A 19h : mercredi & jeudi

 

A 16h & 20h30 le samedi

 

 

jusqu'au 25 AVRIL 2015

 

 

Mise en scène et scénographie : Régis de Martin-Donos

 

avec Jean-Baptiste Marcenac (Molière) - Hervé Lassince (Chapelle) - Félix Beaupérin (Baron) - Frédéric Quiring (Lully) - Quentin Moriot (Osman) - Roman Girelli (Jonsac) - Grégory Cartelier (Nantouillet) -Dominique Ratonnat (Dassoucy) - Antoine Baillet-Devallez (Pierrotin) - Alain Marcel (Cyrano) 

 

 

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Après Mauriac, c'est à Molière qu'échoit le triste privilège d'être soupçonné de gaytitude ! … ( pire que soupçonné, formellement inculpé ! ) Oui, nous savions déjà que l'époque est propice à de telles récupérations, tant il est vrai que l'on fait dire aux textes ce qu'on souhaite y trouver.

 

Donc, Molière las des infidélités d'Armande aurait décidé de tourner le dos ( … ) à ce que l'on nomme communément le beau sexe pour se pencher vers l'autre ? Jean-Marie Besset n'y était pas, nous non plus, l'affirmation est donc gratuite.

Du reste, peu nous chaut puisque ce qui nous intéresse n'est pas l'homme mais ses écrits. Que cette hypothèse ait donné lieu à un spectacle ludique, le fait est indéniable bien que j'aie quelque peine à me résoudre à supporter les libertés prises avec les costumes ( quand les acteurs bien sûr, ne s'offrent pas à nos yeux dans le plus simple appareil, ce qui est une manière de résoudre la question. )

 

Un autre détail m'a interpellée et ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce qui me semble constituer une pure et simple aberration : quand les hommes n'avaient pas encore contracté l'habitude de sortir tête nue, une élémentaire politesse voulait que par égard pour son hôte on retirât son chapeau en pénétrant dans une maison; n'en est-il pas de même pour une épée laquelle de surcroît est ici glissée dans la ceinture, la lame à nu. ( baudrier et fourreau étant ici purement et simplement oubliés, abandonnés au magasin des accessoires ) Un peu de crédibilité messieurs ! ... ( pardon si je me trompe ) 

 

 

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 ( photos : LOT )

 

 

Certes, la pièce est bien écrite et la mise en scène rondement menée, c'est juste le prétexte qui semble à tout le moins fallacieux. En effet, Molière bisexuel, pourquoi pas ? Mais à présumer que ce fût vrai, s'il n'a pas jugé utile d'en faire mention dans ses écrits pourquoi ne pas respecter sa volonté ? De même qu’il importe de s’insurger chaque fois que l'Etat s'immisce dans nos vies privées, nul besoin d'accepter que, quelques siècles plus tard, de semblables allégations voient le jour sans que l'intéressé puisse se justifier. Nous mettrons cela, par charité, par retenue, par souci d’élégance, sur le compte de la licence littéraire, qui est la seule excuse envisageable.

 

Voilà, c'est à peu près tout ce que j'avais à dire concernant un spectacle ni pire ni meilleur que les autres mais qui m'a quand même quelque peu agacée, soucieuse que je suis du respect de la vie privée, fût-ce : post mortem.

 

Simone Alexandre 

 

 

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10:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/03/2015

Annonce : Le Banquet d'Auteuil

 

08:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/03/2015

Strip-tyque de Denys Treffet

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Théâtre Essaïon

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

(M° Rambuteau)

 

 

loc. 01 42 78 46 42

 

http://www.essaion.com/

 

Les lundi et mardi à 21h30

 

 

jusqu'au : 21 AVRIL 2015

 

 

Mise en scène : Anne de Broca

assistée de : Muriel Piquart

 

avec Anne de Broca, Erwan Daouphars 

 

Pablo Nemirovsky au bandonéon

 

 

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Blonde, petite, menue, Anne de Broca vient à nous, les yeux bandés. Avec des mots crus, aussi insolites qu’incongrus, voire davantage dans la bouche d'une femme, ce personnage fragile - du moins en apparence - relate ici une sexualité multiple, protéiforme et pour tout dire, débridée.

 

Victime consentante, elle dira (entre autres) " je m'offre à vos effractions. ". Ce consentement suffit à ce que le délit ne soit plus constitué, ce qui fait de la phrase une forme d’oxymore

Oreilles chastes, passez votre chemin ! Les détails abondent, précis et les moyens d'expression utilisés ne connaissent pas de limites. C'est un inventaire non à la Prévert mais à la Treffet auquel nous assistons ici.

 

Erwan-Daouphars.jpgA cette première partie du " striptyque " succèdera le monologue de l'homme, tout de noir vêtu mais portant de prime abord, un loup blanc et des gants non moins immaculés ; lui aussi entre dans le détail de sa sexualité ô combien exigeante, car elle est dépendante de cette boussole qui lui fait perdre le nord. L'analyse est incroyablement juste puisque la majorité des hommes n' obéit qu'à son sexe que notre personnage également désigne de façon crue mais cette fois, n'est-ce pas habituel ? Il s'ensuivra une longue description de ses pratiques, magnifiées par le désir impérieux du recommencement.

 

La troisième partie du spectacle correspondra à la rencontre des deux et nous assisterons à cette danse de l'amour ici symbolisée par le tango argentin, la musique s'étant tue comme pour mieux nous permettre de percevoir la sorte d’alchimie qui passe entre ces deux-là ...

 

Le lieu scénique est sobre avec seulement en fond de scène, côté cour, une table située peut être dans l'arrière salle d'un bistrot où les confidences ont lieu après la fermeture et où le vin coule à flot.

 

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Pablo Nemirovsky accompagne au bandonéon les chansons hispaniques qu'Anne de Broca interprète d'une voix plus grave, plus chaude, plus sensuelle que n’est sa voix parlée. J'ai presque reconnu des accents de Milva quand celle-ci se produisait de façon torride aux côtés d'Astor Piazzola mais le tango en est cause sans doute ? 

 

Erwan Daouphars possède une incroyable palette d'expressions et fait preuve d'un humour qui transforme le texte en agréable passe-temps. Ce faisant, il se joue de toutes les difficultés. Ah ! si DSK avait eu ce talent …

Le spectacle se donne chaque lundi et mardi à 21h30 jusqu'au 21 avril prochain et plus d'un couple en sortant risque de réinventer l'amour … ( physique, bien sûr ) -

 

Simone Alexandre

 

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14:46 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent