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07/11/2014

Fratricide de Dominique Warluzel

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THÉÂTRE de POCHE MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

À 19h. du mardi au samedi

 

À 17h.30 le dimanche

 

 

Mise en scène : Delphine de Malherbe

 

avec Jean-Pierre Kalfon, Pierre Santini, Bertrand Nadler

 

 

 

C’est toujours une joie et un plaisir que savoir sur une scène réunis deux grands noms du théâtre. C’est le cas pour « Fratricides » de Dominique Warluzel, au Théâtre de poche Montparnasse, petite salle mais grande scène ce dont la riche et importante programmation atteste. 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe sont Jean Pierre Kalfon et Pierre Santini qui s’affrontent ici, dans un texte dont hélas, nous n’avons pas vraiment apprécié la solidité ni la juste épaisseur.

 

Nous avons face à nous deux frères qui ne se sont vus ni parlé depuis 17 ans qui se retrouvent chez le notaire à l’issue des funérailles de leur père, vieux milliardaire dont on croit comprendre qu’il était peu aimable, peu aimé, et à tout coup assez maladroit dans ses rapports avec ses enfants.

Naturellement les deux frères se mangent un peu le visage et s’aboient des vérités assez pathétiques compte tenu de leur âge et de leur manque apparent de maturité respective. Ils semblent souffrir d’être restés collés sur des rancœurs de vieux adolescents, des jalousies recuites, des aigreurs inguéries. Une banale situation de famille comme les notaires en rencontrent souvent au moment de partages aléatoires de fortunes héritées. Bon, en gros, « nihil novi sub sole ».

Naturellement pour que l’intérêt subsiste il faut un de ces bons gros vieux secret de famille qui, en général, sont assez bien connus de tous mais que l’on tait à un seul, et la pièce n’échappe pas à cela.

 

L’auteur, Dominique Warluzel, est avocat.  Un de ses personnages a donc la même profession que lui et nous avons en conséquence droit à un texte mâtiné de droit, enfin le droit pour les Nuls, rassurons-nous, car cela reste simple, mais pour autant cela fait un peu poussiéreux, un rien pédant par moment. La qualité des dialogues s'en ressent, qui nous a gêné souvent, parce qu’ils font vieillots, plaqués, artificiels pour tout dire et peu spontanés. Les effets réputés comiques sont assez pesants, les traits d’esprit un peu potache.

 

Delphine de Malherbe a mis en scène ces personnages dans un bureau de l’étude notariale, espace clos, faussement convivial, impersonnel et froid en dépit des couleurs. C’est sobre, c’est efficace, mais un dialogue en fait ne laisse que peu de place à des effets scéniques d‘envergure. Les deux lions vieillis s’observent, tournent dans la pièce, rugissent et se mordent, mais pour autant, et malgré le grand talent des interprètes, on peine à s’intéresser à leur histoire, déjà vue, entendue, connue d’avance.

 

Pourtant, si on avait voulu rompre la convention de la distribution des rôles, peut être que la pièce y aurait gagné en intérêt, trouverait un nouveau volume.

 

Voltaire disait que tous les genres sont possibles hormis le genre ennuyeux. L’auteur aurait dû relire cette phrase.

 

 

À voir pour la performance d’acteurs, mais uniquement pour cela.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photo : Patrick Osenda )

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10:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/11/2014

CRAVATE CLUB de Fabrice Roger-Lacan

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COMÉDIE des 3 BORNES

32, rue des 3 Bornes

75011 PARIS

 

(M° Parmentier ou Goncourt)

 

Loc. 01 43 57 68 29

 

A 19h : jeudi, vendredi, samedi

 

 

jusqu'au : 3 JANVIER 2015

 

 

Mise en scène : Julien KIRSCHE

 

avec : Franck DUARTE et Thomas ZAGHEDOUD

 

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Quarante ans, la moitié d'une vie, la pleine force de l'âge (comme on dit) le moment de l'existence où si l'on n'a pas réussi à concrétiser ce que l'on voulait faire, il y a peu de chance que cela puisse encore arriver.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe n'est pas le cas pour Bernard, (Franck Duarte) bien au contraire ! Ce dernier exerce un métier qui lui plait, il est marié, a fondé une famille et son associé est son meilleur ami. Les deux hommes n'ont pas de secret l'un pour l'autre du moins en sont-ils persuadés.

Or ce jour correspond précisément à la date anniversaire dudit Bernard qui s'apprête à passer la soirée en famille et joyeusement, avec bien sûr, la présence de l'incontournable Adrien. (Thomas Zaghedoud) Car, comment pourrait-il en être autrement ?

En guise de prémisses, (encore au bureau) les deux hommes ont de surcroît, un succès commercial à arroser. La soirée par conséquent s'annonce bien : Champagne ! 

On a coutume de parler de l'amour-passion, l'amitié possessive est plus rarement évoquée. Faut-il ajouter que les deux hommes sont absolument " normaux "  et que jamais l'ombre d'une équivoque ne s'est glissée entre eux.

Brusquement et de façon inexplicable Adrien se défile, fournissant un fallacieux prétexte pour ne pas se joindre à cette soirée de fête : comportement inexplicable qui à force d'incompréhension, ne va pas tarder à mettre Bernard en rage ! 

Vous croyez tout savoir de quelqu'un, bénéficier d'une entière et réciproque confiance depuis des années et brusquement tout s'écroule. Quel est donc ce mystérieux et rigoureux club auquel Adrien est affilié ? Pourquoi fait-il autant de mystère ? Serait-il membre d'une Loge maçonnique ? Auquel cas, Bernard veut absolument qu'il le parraine au plus vite afin de se joindre à lui. Les propos échangés ne vont pas tarder à prendre un tour dangereux et l'irréparable se produire ... 

Cette pièce qui avait commencé à la façon d'une joyeuse comédie est peu à peu devenue un drame psychologique durant lequel les deux comédiens ont excellé à vivre cette métamorphose. 

Un beau moment de théâtre et même plus car on y pense encore durant les jours qui suivent. Certaines pièces comme celle-là font qu'en sortant, le spectateur est devenu un peu plus intelligent qu'il n'était en entrant. Situation suffisamment rare pour ne pas la laisser passer ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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09:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/11/2014

Cravate Club (bande annonce)

09:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/11/2014

Des gens intelligents comédie de Marc Fayet

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THÉÂTRE de PARIS

 

( Salle Réjane )

 

15, Rue Blanche

 

75009 PARIS

 

(M° Trinité)

 

 

loc. 01 42 80 01 81

 

 

du mardi au samedi à 21h

 

 

matinées samedi à 17h et dimanche à 15h.

 

 

jusqu'au : 4 JANVIER 2015

 

 

Mise en scène : JOSE PAUL

 

avec MARC FAYET, GERARD LOUSSINE, LISA MARTINO, LYSIANE MEIS, MARIE PITON, STEPHAN WOJTOWICZ

 

 

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Que font les couples mariés quand ils ne sont pas en tête-à-tête durant leurs loisirs ? Ils rencontrent d'autres couples, mariés également ( de préférence ) histoire de cultiver les affinités. Bien entendu et ne déplaise à ceux qui veulent nous faire croire qu'un homme et une femme c'est la même chose … ces messieurs ont nettement tendance lors de ces réunions à faire bande à part en s'intéressant au foot ou au poker tandis que ces dames vaquent de leur côté à d'autres occupations.

Ce qui reste identique, c'est l'objet des propos tenus de part et d'autre puisque les hommes parlent des femmes et ces dernières … devinez de qui ?

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAujourd'hui, David (Marc Fayet) a une grande nouvelle à annoncer à ses copains.

Estimant que la vie qu'il mène avec Chloé (Lisa Martino) n'est plus suffisamment " virevoltante " il a décidé unilatéralement d'y mettre fin - disons en théorie - car il compte bien bénéficier des mêmes avantages sans les inconvénients. En clair, rompre tout en restant là. Surprise admirative de Thomas (Gérard Loussine) " le ravi de la Crèche " scepticisme et désapprobation d'Alexandre ( Stephan Wojtowicz) lequel a sur les couples en général et le sien en particulier des convictions inébranlables.

Passons du côté femmes maintenant où Chloé relatera mot pour mot les faits avec cependant une réaction nettement différente de celle perçue par son époux.

Ah ! la psychologie des hommes …  Tandis que David se félicite de son exploit, Chloé précise " je vais le cuire à petit feu." Effectivement notre homme ne va pas tarder à s'empêtrer dans ses contradictions et les couples amis à bénéficier de dégâts collatéraux. C'est ainsi que nous découvrirons le caractère des deux autres femmes : Marina (Lysiane Meis) mariée à Alexandre qui feignait de ne pas voir les incartades récurrentes de celui-ci et Gina (Marie Piton) épouse du fidèle Thomas, laquelle pour faire preuve d'une imprécision langagière n'en est pas moins une fieffée rouée.

Marc Fayet excelle à nous fournir ces analyses de caractères, le tout sur un ton enjoué qui fait notre plaisir, grâce également à la mise en scène précise de José Paul.  Aussi allez y, vous n'oserez peut-être pas vous reconnaître mais reconnaitrez à coup sûr presque tous vos amis !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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08:27 Publié dans THEATRE | Lien permanent