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06/10/2014

LA PÉLERINE ÉCOSSAISE de SACHA GUITRY

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Théâtre DAUNOU

7, rue Daunou

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

Loc. 01 42 61 69 14

 

 

Pl. 25 à 45 €

 

Depuis le 25 Septembre 2014

 

 

 

A 21h. du mardi au samedi

Dimanche à 15h.30

 

Mise en scène : PIERRE LAVILLE

 

 

avec ARNAUD DENIS, DELPHINE DEPARDIEU, MARCEL PHILIPPOT, SERGE RIDOUX, ANTOINE COURTRAY, MONA WALRAVENS, NATHAN DUNGLAS ( sans oublier le chien.)

 

 

 

Une demeure située en bord de mer …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPhilippe (Arnaud Denis) dont la tenue vestimentaire trahit quelques années d'utilisation fait une pause sur le canapé du salon.

A ses pieds, emmitouflée dans un plaid écossais, son épouse Françoise (Delphine Depardieu) joue avec un adorable bébé-chien.

Un visiteur parisien doit se joindre à eux et bien qu'à contrecoeur, Philippe s'apprête à aller le récupérer en gare. Petites vacheries dont les couples se gratifient à distance … car l'homme dont il est question, la cinquantaine bien sonnée, a coutume de venir accompagné de sa dernière conquête, laquelle n'est pas toujours choisie avec un goût certain.

Hoan (Nathan Dunglas) grimé en domestique chinois sorti tout droit d'un livre d'images d'avant Mao ouvre des parenthèses pour le moins hilarantes.

Marcel, un jeune voisin (Antoine Courtray) ne manque jamais une occasion de venir faire la cour à Françoise dès que Philippe a le dos tourné.

Le médecin-maire (Serge Ridoux) se verra habilement converti en vétérinaire et se paiera largement de retour en convertissant Philippe en actionnaire d'une régate pas vraiment indispensable à la poignée d'habitants de ce bord de mer.

Seulement voilà, la petite amie attendue avec résignation n'est pas celle qui était annoncée. Bien au contraire car Merissel (Marcel Philippot) plaqué une fois de plus a effectué un retour en arrière et la jolie Huguette (Mona Walravens) ne tardera pas à faire tourner la tête de Philippe alors que de son côté, son épouse sera sur le point de céder aux assiduités de Marcel, ce Brummell breton. 

Je me garderai bien de vous dire comment tout cela finira. Sachez toutefois que Arnaud Denis est remarquable dans le rôle de Philippe, que Marcel Philippot se révèle d'une drôlerie à toute épreuve, que la beauté des deux femmes justifie pleinement le désarroi de l'époux pris entre deux feux et qu'enfin le public est séduit par les irrésistibles interventions de Hoan, natte ancestrale au vent.

Quant au docteur-maire, ce dernier utilise la puissance de sa voix pour nous fournir quelques anecdotes flaubertiennes pour le moins décalées ...

Les applaudissements redoubleront d'intensité pour saluer le retour de Dick-le-chien qui doué comme il est risque fort de virer cabot à brève échéance !

La mise en scène de Pierre Laville est enlevée, le tout constituant une soirée réjouissante. Aussi, sans l'ombre d'une hésitation : allez-y, les occasions de rire intelligemment n'étant pas si nombreuses à l'époque actuelle.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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15:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/10/2014

CINQ DE CŒUR Le concert sans retour

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THÉÂTRE RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

( M° La Muette )

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

depuis le 27 SEPTEMBRE 2014

 

du mercredi au samedi à 21h

le dimanche à 17h

 

Mise en scène : MERIEM MENANT

 

avec : PASCALE COSTES, HÉLÈNE RICHER, SANDRINE MONT-COUDIOL, PATRICK LAVIOSA et FABIAN BALLARIN

 

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Si vous ne connaissez pas encore les « Cinq de cœur », c’est une excellente occasion de combler cette lacune en allant les entendre, et les voir, au théâtre du Ranelagh. Vous ne pouvez qu’y passer un excellent moment musical, a cappella, mais le talent de ces cinq-là est tel qu’il vous semblera entendre  boîtes à rythmes, trompettes et tambour.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe spectacle s’intitule  « Le concert sans retour », qui boucle joliment un cercle loufoque, à la manière des songes décousus d’une nuit de folie, dont on s’éveille enchanté et surpris, ravi, le cœur léger et l’âme chantante.

 

C’est dynamique en diable et propre à faire oublier le poids de la journée, mais aussi à nous permettre d’attaquer les suivantes avec des mélodies en tête, pas de ces scies de radio, mais  Schubert, Brahms, Bach, Bizet, Saint-Saëns, Grieg, mais aussi Mylène Farmer, Léo Ferré, Claude Bolling, Eurythmics et les Eagles, entr’autres, revus et personnalisés, pour le moins…

 

Si ce n’est un vague prétexte de récital teuton (qui n’est pas sans référence à Ulrika von Glott !...), il n’est pas question de fil rouge à ce déchainement vocal et scénique dont l’énergie épuiserait jusqu’au spectateur, mais tout le monde, du plus jeune au doyen y trouve son compte musical. Il suffit de se laisser prendre en charge depuis la première parole jusqu’à la dernière note, et le tour est joué. Nous sommes embarqués volens nolens dans ce « concert sans retour », auquel il convient de retourner néanmoins, pour passer une des meilleures soirées qui soient. 

 

C’est drôle de surcroît, sans méchanceté, avec une douce ironie parfois, colorée de nostalgie, pimentée d’émotion et agrémentée d’une gentille et souriante dérision.

 

Parce qu’il convient de placer des noms sur les voix, citons-les : Pascale Costes et Hélène Richer (sopranos) Sandrine Mont-Coudiol (alto) Patrick Laviosa (ténor) et Fabian Ballarin (baryton), mis en scène par Meriem Menant, qui a oeuvré sobrement et avec conviction tant ce spectacle est enjoué, enlevé, et prenant, aux enchaînements presqu’invisibles.

 

Ce quintette solide et loufoque se produit depuis plusieurs années maintenant et il mérite un plus large public, une véritable audience, parce que, avec conviction et un dynamisme épuisant, il sait faire passer l’esprit et l’énergie du music-hall dans l’austérité (souvent très relative) du monde de la musique dite classique.

 

Ce mélange des genres est heureux et la fusion sans confusion qui est opérée pour le public, ravi, justifie amplement de se déplacer au Ranelagh.

 

Un bon spectacle, vraiment !

 

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Charlotte SPILL )

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13:07 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

01/10/2014

L'entretien de M.Descartes avec M.Pascal le jeune de Jean-Claude Brisville

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THÉÂTRE de POCHE MONTPARNASSE

75, boulevard du Montparnasse

75006 PARIS

 

(M° Montparnasse)

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

Pl. 15 à 35€

 

- 26ans : 10€ selon disponibilités.

 

Du mardi au samedi jusqu'à 19h

Dimanche à 17h.30

 

jusqu'au : 2 NOVEMBRE 2014

 

 

Mise en scène de Daniel Mesguich et Willam Mesguich

avec Daniel Mesguich (Descartes) - William Mesguich (Pascal)

 

 

 

C’est une rencontre qui ne se fait pas, en cela que les corps se font face, que les paroles s’échangent, mais le contact n’y sera jamais. Jean Claude Brisville, décédé en août dernier, a écrit « L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune » en 1985.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCe texte est d’une actualité totale, parce que Descartes et Pascal restent modernes au travers des questions qu’ils ont soulevées.

Une génération les sépare, mais, plus que cela, c’est leur idée respective idée de l’homme et de Dieu qui ne leur permet pas de se rencontrer, voire qui les oppose.


L’un, bâti à chaux et à sable, voyageur impénitent, amateur de la vie fait confiance aux forces de l’esprit, de l’intelligence, de la raison.

L’autre, hâve maladif, vieux jeune homme appelé à peu vivre ne cherche que son salut, se retient de vivre, et n’aime en lui que la part de Jésus Christ, oubliant que son corps qu’il méprise est aussi la demeure de Dieu.

 

Venu chercher l’engagement formel de Descartes en faveur d’Antoine Arnault, il ne sera que davantage dépité de constater que ce cher René balance, pas seulement entre le cœur et l’esprit, mais entre la confiance aveugle et le doute raisonnable.

 

Jean Claude Brisville  a écrit un texte intemporel, parce que les grandes interrogations humaines, auxquelles il n’est pas question d’apporter de réponse, scientifique ou religieuse, sont contenues dans ce vif dialogue, sans humour vraiment, fait tout d’une certaine hauteur de vue entre deux grands penseurs français.

 

Ce sont les Mesguich père et fils qui se partagent chaque côté de la table, et qui se mettent, plus que sobrement, en scène, plutôt en place. C’est réussi, parce qu’il n’y a nulle recherche d’effet, nul mouvement inapproprié, nul éclat hors de propos.

 

Daniel Mesguish a été  le jeune Pascal lors de la création de cette pièce, face à Henri Virlogeux, ce comédien magnifique qui fut un Jacques Duèze formidable pour la télévision. Il est aujourd’hui M. Descartes, face à son fils William, qui reprend son rôle.

 

L’entente est parfaite et le spectateur, ravi, ne peut que sortir en se posant quelques questions, non sur ce qu’il a vu, mais sur la résonance de ce qu’il a entendu.

 

L’intelligence est toujours surprenante tant elle revêt de formes, et elle se fait souvent rare sur les planches parisiennes.

 

 

Il faut aller au Théâtre de Poche, à 19h du mardi au samedi, dimanche à 17h30, et vous avez jusqu’au 2 novembre pour cela.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Brigitte Enguerand )

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10:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent