Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/12/2011

French class de et par Frédéric Strouck

Strouk-h.jpg


THEATRE des BLANCS-MANTEAUX

15, rue des Blancs-Manteaux

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville)

Loc. 01 48 87 15 84

www.blancsmanteaux.fr

Un cours d'anglais musical en 50 tubes

Du lundi au mercredi à 21h.

le dimanche à 16h.

Mise en scène par : Sophie Tellier & Olivier Podesta.

 

Rêver de l'Amérique (depuis quelques temps) révèle une sévère myopie !  N'importe, laissons nous porter d'autant que les chansons s'étalent sur une assez belle période. Georges Michel entendez Frédéric Strouck nous fait partager ce qui fut le rêve de beaucoup. Or entre rêve (projet) et utopie (constatation) quelques décennies peuvent parfois s'intercaler. Il ne suffit alors que de vivre intensément le temps qui s'écoule entre les deux. 

Précisément, il est là pour nous le raconter et nous allons le suivre tout au long des péripéties. Car depuis le garçon timide jusqu'au prof d'anglais qui maîtrise parfaitement sa fonction, il s'en est passé des choses ! ...

Saluons tout d'abord l'intelligence des vidéos (une fois n'est pas coutume) -

Celles-ci ont l'avantage de nous mettre immédiatement dans l'ambiance " et plus si affinités " bien sûr, " comme d'habituuuude " ...

Les chansons qui illustrent le propos se succèdent à un rythme dingue et on aurait le vertige à essayer de les mémoriser. Pour les spectateurs, la pléthore de références rend la mémorisation quasi impossible ce qui nous amène à nous interroger. Car enfin, comment fait-il pour maîtriser tout cela ? Il faut dire que notre auteur-interprète mouille la chemise et pas seulement au figuré. Quelle énergie dans le coca ! On sait qu'il a fait installer une fontaine de ce liquide dynamisant dans le jardin et confrontés à ce punch, on finit par se demander si sa douche n'en recrache pas également ? Qui sait, peut-être est-ce grâce à ce liquide " trop sucré et marronasse " qu'il scotche les spectateurs ? Car le public n'est pas oublié dans ce spectacle survitaminé et aura plus d'une fois la possibilité de coller à l'action en y participant de sa place. (Là je pense à ceux qui sont terrorisés à la perspective de monter sur scène : qu'ils se rassurent, ils pourront rester entre eux. )

L' humour est omniprésent et même un certain humour (...) et je n'en dirai pas plus puisque c'est ici que les athéniens s'atteignirent. Mais, chut ! allez-y, vous saurez tout ! 

 Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Strouck-Dallas.jpg

photos : B.Fortrye

15:49 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

06/12/2011

Si par une nuit bleue et froide de ... Nicole Gros.


nuit-bleue.jpg


THEATRE DU NORD-OUEST

13, rue du Fbg. Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc. 01 47 70 32 75

www.TheatreDuNordOuest.com

 

Pièce écrite et mise en scène par Nicole Gros

avec Jeanne Carré (Louise) et Jeff Esperansa (Alex)

 

parunenuit-1.jpg

La pièce commencerait presque de façon ludique car les personnages semblent jouer à cache-cache et ce va-et-vient excite notre curiosité.

Une femme qui se révélera être une mère et un homme jeune à la fauve démarche  se croisent un temps sans se rencontrer. Est elle la proie ? Lui le tigre à l'arrêt ? 

En ce cas, dans quel but ? Nous ne tarderons pas à entendre l'expression d'une solitude. Sur la table, en permanence, une bouteille cadeau hospitalier toujours disponible ou planche de survie ? Louise (ainsi se nomme la femme) parle à un fantôme et le visiteur prendra peu à peu la place de ce dernier. Ce qui surprend alors le spectateur est l'absence d'étonnement de la mère qui d'emblée joue le jeu comme si c'était bien son fils qui se trouvait là. Nous apprendrons peu à peu ce qui s'est passé tout au long de cette identification provisoire ... 

L'homme à l'allure souple de samouraï se nomme Alex. Le fils quant à lui avait pour nom Alban. Obscure affinité de ces deux prénoms dont la première lettre est identique ... Un invisible aimant attire les deux personnages l'un vers l'autre comme si le Destin l'avait voulu afin d'offrir une compensation.

Louise ne supporte absolument pas la violence et finira par en fournir l'explication.

Le souvenir dévastateur d'une date : 4 octobre 1994, Nanterre, une tuerie qui a fait 4 victimes. A la similitude des lettres se juxtapose la répétition des chiffres ...

Jeanne Carré ne joue pas à ressembler à son personnage, elle l'incarne parfaitement, et bien que moins expérimenté, Jeff Esperansa lui fournit la réplique en donnant l'impression qu'il est en permanence en situation.

Par son écriture précise Nicole Gros nous tient en haleine jusqu'au bout de cette nuit bleue et froide. Le grand espace scénique inconfortable à certains, utilisé par l'auteur-metteur en scène nous amène à découvrir une foule de possibilités car ici rien n'est laissé au hasard, chaque recoin ayant son utilité.

Le Nord-Ouest n'est certes pas un lieu de velours et d'or comme nous en connaissons mais en revanche, il s'y passe discrètement de grandes choses que je ne saurais trop vous inciter à aller découvrir ...

 

Nuit-bleue.jpg

(photos : Claire Besse)

Prochaines représentations,

 jeudi 8 décembre, 19h - samedi 10 décembre, 19h - samedi 17 décembre, 19h - vendredi 23 décembre, 19h - vendredi 30 décembre, 19h - samedi 31 décembre : 22 heures.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

14:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent