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15/03/2010

Ca travaille encore - Spectacle musical -

VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

Réserv. 01 43 66 01 13

Pl. 24/19/12€

du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30

jusqu'au : 14 avril 2010

Mise en scène : Jean-Luc Paliès

Textes : Louise Doutreligne

Direction musicale : Isabelle Zanotti.

avec : Claire Faurot, Laura Pélerins, Isabelle Zanotti, Alain Guillo, Miguel-Ange Sarmiento.

au piano : Jean-Christophe Déjean ou Thierry Pichat

Contrebasse : Alexandre Perrot

Batterie : Jean-Baptiste Paliès.

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Certains diront que ça travaille (non pas) encore mais (en plus) du chapeau car les couvre-chefs sont nombreux et quasi omniprésents. 
Cette rétrospective musicale démarre carrément à Zola et pour être plus précis au 21 mars 1877 afin d'arriver jusqu'à nous (ou presque) avec " Les mains d'or " de Bernard Lavilliers grâce à un fil conducteur ayant pour prétexte " le Travail " car sans  cette obligation, comment vivre ? Au fait, à quoi sert le travail ? A avoir de l'argent, pardi ! Car il en faut pour gagner le droit de s'amuser, de célébrer l'Amour et la beauté et tout cela en chansons.
Certes, les amateurs de hip-hop et de rap trouveront peut-être que tout cela est passé de mode mais leurs aînés grâce à ce témoignage vocal se souviendront des moments qu'ils ont vécus, le répertoire musical populaire pouvant se comparer à ces bornes qui jalonnaient jadis les routes que nous empruntions. Maintenant par mesure de sécurité (sans doute) on a placé les indications en hauteur car comme chacun sait, " la route est un long ruban, qui défile, qui défile ... " mais c'est bizarre, on ne retient plus les paroles de chansons nouvelles. Tout va tellement vite !
Et puis, n'en doutons pas, il en a fallu du travail pour mettre au point ce spectacle car Jean-Luc Paliès est avant tout un perfectionniste. Ici, point de nostalgie il convient que la joie domine, s'impose, explose ! Ils vont tous s'y employer afin de nous rappeler que - en cette période de chômage généralisé - évoquer le travail est encore le meilleur remède pour retrouver la bonne humeur. Les textes de liaison sont signés Louise Doutreligne et ces dialogues permettent à l'action de rebondir de chanson en chanson.
A voir, ne serait-ce que pour s'offrir une petite révision d'un répertoire que finalement nous n'avons pas oublié.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photos : Cécile Abescat)

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23:49 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

10/03/2010

reprise de la pièce de Kazem Shahryari ...

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ART STUDIO THEATRE

120 bis, rue Haxo

75019 PARIS

M° St-Fargeau ou Télégraphe.

Loc. 01 42 45 73 25

Pl. 12 & 9€

les jeudi, vendredi et samedi à 20h.30

jusqu'au 3 avril 2010.


Après un mois passé au Lucernaire (voir chronique du : 31 janvier 2010 en empruntant le moteur de recherches situé à gauche de l'écran, il suffit pour cela de taper le titre de la pièce : L' AUTOMNE PRECOCE) les comédiens ont retrouvé ce lieu qu'ils connaissent bien puisque c'est en quelque sorte le leur et le résultat se traduit par une fluidité qui ira n'en doutons pas en grandissant au fil des représentations.

Lors de la première j'avais trouvé Lélé Matelo époustoufflant dans le rôle d'Africa " L'homme noir suspendu " tellement son jeu est particulier mais je voudrais cette fois ajouter une mention spéciale pour Elisabeth Commelin qui joue ici deux personnages, Kobi (la mère) et Madame Vesta, alias Jeannine (la gardienne) la première tout en douceur et la seconde dont l'autorité fait merveille. Bel exemple de contre-emploi réussi sans oublier Geneviève Esménard dans le rôle de Mali (la tante) belle autorité là aussi ainsi que Gilles Ikrelef qui est Bo, le père tour-à-tour drôle et attendrissant.

Que les autres ne se croient pas oubliés car chacun investit son personnage avec justesse ce qui est une façon détournée de rendre hommage à la direction d'acteurs ...

Une pièce à voir et revoir avec un plaisir constant.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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13:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LOS DEMONIOS de Valérie Boronad

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Vingtième Théâtre

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

Loc. 01 43 66 01 13

Pl. 24, 19 & 12€

Du mercredi au samedi à 19h.

Dimanche à 15h.

Jusqu'au : 25 avril 2010


Texte et dramaturgie : Valérie Boronad

Mise en scène : Philippe Boronad.

avec : Philippe Boronad, Moana Ferré et Luis Jaime-Cortez.


Même en pensant les connaître, chacun de nous va - à un moment donné de son existence - partir à la recherche de ses origines. Chaque écrivain fait cela, chaque exilé est hanté par cela,Tango alias Samuel plus que tous. Sa mère vient de mourir après avoir vainement attendu le retour de celui qui a disparu, tombé d'un avion sans doute quelque part en Argentine; les militaires avaient coutume de survoler l'océan afin d'y précipiter le passager politique. Beaucoup de destins s'achevèrent de la sorte après la prison et la torture. Luis, le père a sans nul doute fini ses jours ainsi. Mais faute de preuves, Samuel ne peut qu'imaginer ce qui s'est passé. Devenu définitivement orphelin, il va retourner dans l'hôtel de son enfance et là, convoquer les fantômes de son existence afin de coucher leur histoire sur le papier.
Symboliquement l'espace scénique est composé de deux écrans comme les deux pages d'un livre ouvert ou d'un cahier sur lequel tout va s'écrire à mesure ...
L'écriture est belle, poétique, et le comédien Philippe Boronad l'accompagne de tout son corps en une presque chorégraphie, pliant sa voix et son jeu (ce qui peut créer une impression d'inégalité) à tous les registres nécessaires afin de nous faire voir ce que Tango a vécu ou imaginé.
Augusto Angel Zapatas interprété avec maestria par Luis Jaime-Cortez est celui qui accueille le petit garçon qui a grandi et une fois arrivé à l'âge adulte, veut comprendre ce qui s'est passé afin d'exhumer ce que d'autres ont voulu enfouir.

Augusto évoque lui aussi un être disparu (sa femme) à laquelle il s'adresse en quasi permanence ...
Samuel s'est fixé la tâche de témoigner à la face du monde de façon non oculaire bien sûr, mais affective et pour se retrouver aussi tout simplement.
Ce n'est donc pas un livre politique qu'il a entrepris d'écrire mais l'histoire d'une famille broyée par l'engrenage d'une époque.
Moana Ferré est Ana la mère mais également Camilia puisque le fils désigne la ressemblance cause de son attirance sans doute ? La comédienne est belle a une indéniable présence scénique et apporte la part de tendresse indispensable à cette histoire que les militaires ont rendue effroyable.
La musique de scène signée Philippe Laccarrière  habille le spectacle en nous permettant d'adhérer complètement au texte tandis que les effets visuels font le reste. Vous l'avez compris, la mise en scène est belle, le propos intéressant, que demander de plus ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent