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04/12/2007

L' EDUCATION DE RITA de WILLY RUSSELL

THEATRE MOUFFETARD
73 Rue Mouffetard
75005 PARIS
(M° Place Monge)
Loc. 01 43 31 11 99
Prix des places : 22€
TR : 15€

du 22 novembre au : 5 janvier 2008
du mercredi au vendredi à 20h.30
samedi à 17h & 21h.
dimanche à 15h.
ATTENTION : du 19 au 31 décembre, du mercredi au samedi à 21h.
samedi à 17h. dimanche à 15h. lundi à 21h.
matinée supplémentaire mardi 18 décembre à 18h.

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Adaptation : Adriana SANTINI
Mise en scène : Christophe LIDON

avec Pierre SANTINI & Adriana SANTINI.

J'ai - en son temps et comme beaucoup - vu le film mais comme cela ne date pas d'hier et ne l'ayant pas revu depuis, me voilà du même coup à l'abri de toute comparaison.
Du reste, peut-on mettre en parallèle cinéma et théâtre, j'aime à croire que cela est impossible, même si parfois les deux disciplines se confondent au mépris de toute imagination.
Ah ! cet abus de vidéos sur scène ... Ici, il n'en est rien, fort heureusement et la bibliothèque aura même certains aspects ludiques ...
Pierre Santini sera Frank, ce vieux professeur alcoolique et sa fille Adriana jouera les tornades sous le nom de Rita. Nous ne sommes pas loin du Pygmalion de Shaw et la jeune femme a (presque) tout à découvrir ... Ce faisant, elle va peu à peu inciter son mentor à reprendre goût à la vie. Ce ne sera pas sans heurts ni sans difficultés car ces deux personnalités d'âge différent vont nécessairement s'affronter. Les milieux sociaux diffèrent aussi ce qui est un obstacle de plus pour cette coiffeuse de 26 ans sorte de petit canard sur le point de devenir cygne, qui n'appartient plus à l'univers qui est encore le sien et pas encore à celui auquel elle aspire. Il n'est pas rare que stimulé, l'élève dépasse le maître ou du moins le suppose ce qui peut déboucher sur un conflit. Ces deux là vont vivre sous nos yeux toutes les phases de leur évolution jusqu'à ce qu'ils prennent conscience de leur complémentarité.
Adriana Santini apporte sa fougue volontiers iconoclaste au personnage de Rita tandis que son parental homonyme lui oppose sa proverbiale solidité. Le fait que père et fille jouent ensemble ces deux personnages leur enlève peut-être un peu d'ambiguïté mais les spectateurs pourront bien sûr, imaginer la suite de l'histoire selon leur gré et ce avec d'autant plus de facilité qu'il m'a semblé que la fin restait ouverte.
A voir, bien sûr !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

18:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

La Petite Sirène, conte musical d'après Andersen

THEATRE de PARIS
15, rue Blanche
75009 PARIS
(M° Trinité, Blanche, St-Lazare)
Loc. 01 48 74 25 37
Prix des places : 38€, 30€, 16€

Du : 24/11/07 au : 5/1/08 à 14h & 16h.30
chaque mercredi & samedi du 24 nov. au 22 déc.
tous les jours du 24 au 29 décembre 2007
& du 2 au 5 janvier 2008 (le 25/12 à 16h.30 uniquement)

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Conte musical tout public, à partir de 4 ans.

Paroles, musique et scénographie : Christian SCHITTENHELM
Chorégraphie et mise en scène : Sébastien SAVIN

avec : Albane CHATEAU ou Gaëlle GAUTHIER, Sébastien AGIUS ou Antony VERONESE, Germinal TENAS ou Christophe JEANNEL, Florence TRINCA ou Léovanie RAUD, Joanna MICHEL ou Caroline ROËLANDS, Anne-Marie GANCEL ou Sandrine SEUBILLE

La Petite Sirène, conte d' Andersen qui a ému, ravi nos parents et grand-parents (sans doute même, au delà pour les plus jeunes). On se pose alors une question : Andersen est il toujours autant lu ? ...
Qui connait encore, " La Vierge des Glaciers ", " Une Histoire dans les Dunes " ou " La Soupe à la brochette " ? ... nos petites têtes blondes, rousses ou brunes étant désormais captées, captivées par la télévision.
Il nous faut donc du grand spectacle et pour beaucoup, le merveilleux ne saurait se concevoir sans strass et paillettes !
Christian Schittenhelm et Sébastien Savin l'ont bien compris car nous assistons à une débauche de lumières, de sons, de danses et chansons, bref tout ce qui constitue un spectacle qualifié de vivant.
Un peu dans le style Notre-Dame de Paris mais cette fois, en destination des plus petits.
Bien sûr, tout est sonorisé mais comment pourrait-il en être autrement vu l'énergie de la réalisation, cet espace scénique et les proportions de la salle ? Nous ne sommes pas à l'Opéra tout de même ! Par conséquent, les quelques vieux grincheux qui redoutent un larsen produit par leur appareil acoustique devront sans nul doute le régler.
Que diable, il faut vivre avec son temps !
Certes, l'histoire initiale était plus destinée à nous attendrir qu'à nous transporter mais la vie n'est-elle pas déjà la plupart du temps, assez triste pour ne pas en rajouter ?
Laissons donc nos enfants croire encore durant quelques temps que l'existence est féérique, que les princes peuvent tomber amoureux des petites sirènes et inversement. Ici, même la sorcière est sexy, vous voyez bien, ce n'est pas par hasard !
Les danseurs évoluent à ravir et il y en a même un qui s'offre le luxe de ressembler au mythique Rudolph Valentino dont il n'a peut-être jamais entendu parler ? Allez savoir ...
Certains objecteront que les chanteurs donnent l'impression de sortir tous de la même école (à peu de choses près) Germinal Tenas (le roi de la mer) faisant exception. Oui, mais il a l'expérience et un timbre de voix si particulier qu'il en devient inimitable.
Par conséquent, il s'agit ici du spectacle idéal pour toute la famille en période de fêtes. Les interprètes se donnent sans compter et méritent qu'on leur rende la politesse. A voir et applaudir, sans modération.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

18:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

02/12/2007

BASILE de Caroline DARNAY

THEATRE DU PETIT GYMNASE
38, bd. Bonne Nouvelle
75010 PARIS
(M° Bonne Nouvelle)
Tél. 01 42 46 14 07
Pl. 25€ TR. 10€

jusqu'au : 23 décembre 2007
chaque samedi à 18h.

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Mise en scène : Rémi PRECHAC
avec Caroline DARNAY et Damien BOISSEAU.

Une histoire un peu ... " brut de décoffrage " issue d'un cerveau actuel, traitant d'une période que Dumas illustra avec talent, des sentiments que Marivaux traita avec subtilité mais il serait - il est vrai - malaisé d'être les deux à la fois.
Basile en sa qualité de chef de la police, appartenant au sieur Mazarin et cadet (non de Gascogne) mais celui du surintendant Fouquet (pleurez, Nymphes de Vaux ... là, j'anticipe ! ) va malencontreusement tomber amoureux d'une femme au dessus de sa condition puisqu'il s'agit de la duchesse de Châtillon laquelle à ses heures perdues, complote quelque peu pour le Prince de Condé ...
Bien entendu, la belle n'a que mépris pour le commensal du célèbre cardinal.
Il va donc sous couvert de disgrâce royale, la kidnapper afin de l'avoir à disposition. On ne saurait être plus expéditif !
N'oublions pas que le Siècle de Louis XIV fut également celui de " l'affaire des poisons " mais notre homme ne courtisait pas La Voisin et de toutes façons, l'amour rend aveugle quand ce n'est pas complètement idiot, comme chacun sait.
Croyant tenir sa proie en ses griffes acérées, Basile va avaler le poison après avoir fait cadeau de l'antidote. Pas très finaud, notre chef de la police !
Rassurez-vous, tout coeur de pierre comporte une faille par laquelle Cupidon parviendra à se faufiler. Ouf ! on a eu peur ...
Le spectacle se partage entre séquences filmées et scènes jouées. Les costumes sont superbes, le décor à la fois fonctionnel et très beau. Il est seulement dommage que l'on voit les interprètes eux-mêmes le modifier sous nos yeux à une époque où l'on ne manquait pas de domestiques.
Damien Boisseau nous campe un Basile au jeu nuancé quant à son auteur(e)-partenaire, cette dernière boule le texte de façon littéralement suicidaire.
On est tenté d'ajouter : après tout c'est le sien et elle en fait ce qu'elle veut !
A ce détail près et si l'on n'est pas allergique à la mixité des genres actuellement à la mode, (vidéo-théâtre) les spectateurs pourront passer cette heure et demie d'assez agréable façon.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

10:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent