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19/11/2019

Une des dernières soirée de carnaval de Carlo GOLDONi

Carlo-Goldoni.jpg

 

 

Théâtre des Bouffes du Nord

 

37 bis, boulevard de la Chapelle

 

75O1O PARIS

 

 

 

( M° La Chapelle )

 

LOC. 01 46 07 34 50

 

Pl. de 18 à 32€ ( Abonnés de 14 à 25€)

T.R. de 14 à 28€ ( Abonnés de 11 à 22€)

 

http://www.bouffesdunord.com/

 

du mardi au samedi à 20h30

Matinées samedi à 15h30

Dimanche 24 novembre à 16h

 

 

Texte français de Myriam TANANT

et Jean-Claude PENCHENAT

 

(Acte-Sud-Papiers)

 

 

Mise en scène : Clément HERVIEU-LEGER

 

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avec : Alba : Aymeline ALIX - Cosmo : Erwin AROS  Anzoletto : Louis BERTHELEMY 

Marta : Clémence BOUE  Lazaro : Jean-Noël BROUTE 

Polonia : Adeline CHAGNEAU 

Madame Gatteau : Marie DRUC 

Elenetta : Charlotte DUMARTHERAY 

Baldissera : M'hamed EL MENJRA 

Momolo : Stéphane FACCO - Domenica : Juliette LEGER  Agustin : Jeremy LEWIN - Tognina : Clémence PRIOUX  Bastian : Guillaume RAVOIRE 

Zamaria : Daniel SAN PEDRO

 

 

 

Voulant rénover l'art dramatique en rompant avec la tradition de la commedia dell'arte, Carlo Goldoni se fit bon nombre d'ennemis à commencer par Carlo Gozzi, le plus virulent d'entre eux lequel le haïssait pour avoir

" représenté des aristocrates ridicules et des bourgeois, voire des prolétaires vertueux et actifs."

( Michel Corbin dixit )

 

Or, si Goldoni était excellent observateur et nourrissait ses pièces de vérités finement ciselées, Gozzi quant à lui accumulait l'irréel, la fable, les masques bien évidemment et les bouffonneries.

 

En dépit d'outrances et de textes bâclés, ce dernier fit illusion lors du Carnaval de Venise en prenant visiblement le contrepied de la réforme prônée par Goldoni.

L'auteur offensé - déjà victime de pamphlets - décida de quitter sa pourtant chère Venise pour s'exiler à Paris.

 

Pensionné par le Roi, il fut professeur d'italien à la Cour et écrivit ses pièces dans la langue de Molière pour la Comédie Française ce, jusqu'à la Révolution.

 

De la comédie improvisée, il conserva l'élan alerte par le biais de vifs dialogues où son talent de peintre et de fin observateur ( bis repetita … ) faisaient merveille.

Cette pièce " Une des dernières soirées de Carnaval " constitue ses adieux à son pays d'origine.

 

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Ses sentiments sont ceux d'Anzoletto, le jeune dessinateur qui s'apprête à partir pour Moscou, non sans quelques regrets et par le biais de cette allégorie où l'action se situe dans le monde des tisserands, il met en scène des figures de couples qu'il avait sans nul doute rencontrés dans la vie.

 

Zamaria est tout à la fois le patron respecté de tous mais également le père veuf et aimant de son unique fille : Domenica. Celle ci s'est secrètement amourachée d'Anzoletto et il semble bien que leurs sentiments soient réciproques.

 

Les couples invités vont faire leur apparition successive,

 

- Elenetta à l'incroyable chevelure et son époux Agustin, filleuls du maître de maison, l'un et l'autre ne cessant de se chamailler, ayant trouvé dans l'irraisonnable jalousie le moyen de nourrir un amour pour le moins possessif !

 

- Bastian ( marchand de soie ) et son épouse Marta dont on devine l'aisance pécuniaire ne tarderont pas à suivre puis Momolo le calandreur personnage fantaisiste au possible mais qui finira par tomber dans les filets d'or de Polonia, celle par qui Domenica apprendra la vérité.

 

N'oublions pas Lazaro mari résolument paternel vis à vis de son épouse Alba, hypocondriaque et capricieuse, véritable trouble-fête et enfin, Madame Gatteau " brodeuse française " tombée amoureuse d' Anzoletto en dépit de la différence d'âge mais qui finalement se consolera très vite ...

 

Et les apprentis de Zamaria : Cosimo lequel chante à ravir et Baldissera accompagneront ponctuellement l'action après l'avoir en quelque sorte introduite en compagnie du Patron.

 

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( photos : Brigitte ENGUERAND )

 

 

Programme des réjouissances : partie de cartes pour le moins animée, dîner au cours duquel les situations elles aussi prendront place et enfin, bal pour couronner la soirée qui pour nous, spectateurs fut un enchantement.

 

Vous avez encore jusqu'au 29 novembre pour voir cette pièce : courez y car c'est un régal pour l'esprit, l'oreille et les yeux.

 


Simone ALEXANDRE

 

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11:27 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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