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11/11/2019

Le 20 Novembre de Lars Norén

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La Flèche Théâtre

 

77, Rue de Charonne

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Charonne, Ledru-Rollin,

Faidherbe-Chaligny)

 

LOC. 01 40 09 70 40

 

Pl. 20€ T.R. 15€

 

https://theatrelafleche.fr/

 

Chaque vendredi à 19h

 

 

jusqu'au : 29 NOVEMBRE 2019

 

 

Mise en scène : Laurent FRESNAIS

 

 

avec : Cédric WELSCH

 

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Lars Norén s'est spécialisé dans le théâtre coup de poing en analysant une société qu'il nous jette à la figure puisque ce constat est bien la conséquence de ce que nous sommes, même si nous ne l'avons pas voulu.

 

Comme bien souvent, le fait s'est déclenché prioritairement aux Etats Unis pour poursuivre sa course en Europe puisque décidément nous passons notre temps à singer ce qui se passe outre Atlantique  ...

 

L'exemple n'est pourtant pas particulièrement édifiant mais peut se produire n'importe où, sous n'importe quel prétexte, dans un lycée, un collège ou à l'université.

Il ne suffit pour cela que d'une frustration ayant cruellement froissé un être narcissique, avec à la base une bonne dose de paranoïa et le processus est enclenché.

 

Cette fois, le drame s'est déroulé en Allemagne, le 20 novembre 2006 date à laquelle Sébastian Bosse a " pété les câbles " comme on dit.

 

Des années de rancoeur, mal digérées, soigneusement entretenues ont permis que cette grenade humaine se dégoupille brusquement. Or tout fut longuement préparé, prémédité. L'homme une fois adulte, persuadé qu'il est un raté intégral va retourner sur les lieux de son enfance afin de se venger de ce qu'il a vécu.

 

A ses yeux, nous sommes tous coupables. Sauf lui, évidemment : le bourreau-victime. ( depuis Hitler, on connaît ça ) L' Histoire n'est-elle pas un éternel recommencement ? ...

 

Le personnage est donc enfermé dans cet état obsessionnel, mais Cédric Welsch va l'aborder d'une façon particulière en prenant le public à témoin, mieux en l'impliquant directement.

 

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( photos : Marie CHARBONNIER )

 

 

Ce n'est plus un fou en plein délire que nous avons sous les yeux mais un être qui raisonne, qui analyse le monde dans lequel nous vivons, qui dénonce la stupidité de l'existence telle que nous la subissons. A ses yeux, de l'enfance à la mort nous sommes des aliénés. La vie n'a aucun sens, aucune signification.

 

Les Autres ne sont que des frimeurs pour lesquels seule la société de consommation prime, en dehors de toute notion de Liberté. Alors pour lui, l'heure est venue et il va se prendre pour l'Ange exterminateur.

 

Interpréter un tel rôle est une rude épreuve pour un comédien mais dans ce presque corps à corps avec le public, cet interprète fournit une dimension supplémentaire au texte qui déjà lui-même, n'est pas anodin.

 

Quand le personnage quittera les lieux pour accomplir ce qu'il considère être son destin nous resterons sans voix, tétanisés, impuissants à intervenir, exactement comme dans la vraie vie, preuve que l'auteur a cherché ici à trancher un noeud gordien qui hélas, n'est pas prêt de se dénouer.

 

Vous avez encore jusqu'au 29 novembre pour découvrir ce monologue interprété de façon remarquable par Cédric Welsch et mis sobrement en scène par Laurent Fresnais. Ne manquez surtout pas ce rendez-vous.

 


Simone ALEXANDRE

 

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14:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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