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21/10/2019

Madame Zola d'Annick Le Goff

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PETIT MONTPARNASSE

 

31 Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

( M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

LOC. 01 43 22 77 74

 

Pl. de 18 à 34€

10€ pour les moins de 26 ans

 

https://www.theatremontparnasse.com/

 

du mardi au samedi à 21h

dimanche à 17h

 

 

Mise en scène : Anouche SETBON

 

 

avec : Catherine ARDITI et Pierre FOREST

 

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1908, transfert des cendres de Zola au Panthéon. Alexandrine était arrachée à son époux pour la seconde fois et définitivement puisqu'elle ne reposerait plus auprès de lui. Cette femme passionnée se trouvait ainsi reléguée pour toujours au second plan.

Evelyne Bloch-Dano puis Annick Le Goff ont voulu réparer cette injustice.

 

Car enfin, à de rares exceptions près, qui parle des femmes d'écrivains ? Une étude comparative reste à écrire sur ce sujet car presque toutes ces épouses furent des victimes. Femmes de l'ombre, elles furent néanmoins d’indispensables accompagnatrices, voire davantage.

 

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On connaît un peu mieux Simone de Beauvoir ou Louise de Vilmorin mais l'une et l'autre étaient écrivains donc absolument libres, et même elles n’étaient les épouses de personne, elles ne furent que des compagnes, sinon ...

 

Parmi les survols biographiques, on associera certes, Ida Ferrier, parce qu'elle fut actrice, au nom d'Alexandre Dumas, Madame Hanska, ancienne passion qui finit par devenir une épouse, à celui de Balzac dont elle partage le tombeau au Père Lachaise, Adèle Hugo devra plus à Sainte-Beuve qu'à son illustre époux qui fera de Juliette Drouet sa victime et sa proie et dont nombre de personnes imaginent qu’elle fut son épouse !

Quant à Flaubert, Louise Colet lui sera associée mais reste naturellement moins connue que lui.

 

Il y aurait donc beaucoup à dire, et surtout à écrire, à propos de ces dames !

 

Ici, nous assisterons aux rencontres réitérées entre la veuve Zola et Fleury, son apothicaire, Madame Zola souffrant de fréquentes crises d'asthme, depuis le fatal accident qui déclencha la mort de son époux.

 

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( photos : J. STEY )

 

 

Les confidences suivront de façon assez tumultueuse de la part de cette femme de caractère, tout à la fois excessive, jalouse à juste titre et néanmoins généreuse avec, au centre des problèmes, le fameux " J'accuse " qui éloignera un temps les deux époux, Zola étant contraint à l'exil.

 

Sur le fond, femme dont on disait alors, suivant le vocabulaire du temps, qu’elle était bafouée ( ! ), Alexandrine n’en reste pas moins Madame Zola, la seule, avec son tempérament, son caractère et sa vie partagée avec un auteur difficile, critiqué, malmené, et dont elle fut le soutien sans faille.

 

Le reste du temps, Zola se partage entre deux ménages : l'officiel auprès d'elle et un autre, officieux, mais qui lui donnera les enfants qu'il n'eut jamais avec Alexandrine.

 

Les deux formidables comédiens que sont Catherine ARDITI et Pierre FOREST se donnent ici la réplique. La mise en scène réalisée par Annick SETBON apporte une touche d’humour à la situation et les applaudissements de fin sont amplement mérités et sans réserve aucune.

 

 


Simone ALEXANDRE

 

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10:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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