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02/09/2019

Madame de la Carlière de Denis DIDEROT

aff.Mme-Carliere.jpg

 

 

THEATRE LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 42 22 66 87

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

du mardi au samedi à 20h

dimanche à 17h

 

Adaptation et mise en scène : Hervé DUBOURJAL

 

avec Caroline SILHOL et Hervé DUBOURJAL

 

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( photo : Jan Malaise )

 

 

 

A quoi servent les philosophes sinon à dénoncer les travers d'une époque ? ...
Pourtant, chacun sait que les moeurs humaines perdureront en dépit de leurs critiques avisées.

 

Jadis, les parents organisaient ce que l'on désignait sous le vocable de " mariage de raison " lequel servait le plus souvent à enrichir la famille …

Madame de la Carlière fut ainsi vendue à un barbon dès l'âge de 14 ans et nonobstant le caractère jaloux dudit époux, fut une remarquable épouse.

 

De son côté, le chevalier Desroches était ce que l'on désignait alors avec complaisance par le terme de libertin. Il collectionnait les bonnes aventures bien qu'il ait par ailleurs de rigoureux principes.

 

C'est ainsi qu'il fut successivement ecclésiastique, ( son tempérament ardent l'en éloigna ) puis magistrat au Palais de Justice. Un condamné l'amena par son commentaire à déchirer sa robe magistrale, quitter ses fonctions pour acheter le droit de commander une compagnie d'infanterie qu'il cèdera plus tard au frère de Madame de la Carlière car ces deux personnages allaient se rencontrer.

 

Qui décide du sort des individus ? Le hasard que certains nomment Dieu mais également la société et les lois qu'elle s'est elle-même forgées. Madame de la Carlière avait des principes que notre époque qualifierait de psychorigides et l'homme était de parfaite bonne foi ...

 

Un dicton populaire précise : " chassez le naturel, il revient au galop " et le Hasard, toujours lui, favorisé par les circonstances fit que l'homme qui avait juré fidélité pleine et entière commit un léger faux pas. Avec une once de sagesse la dame eut pu fermer les yeux mais non, elle rendit le scandale public et ainsi transforma un simple incident de parcours en drame épouvantable. La rumeur fit le reste …

 

Il fallait deux comédiens chevronnés pour aborder pareil texte et ici Caroline Silhol et Hervé Dubourjal

( adaptateur et metteur en scène ) rivalisent d'élégance et de virtuosité.

 

Cette nouvelle rentrée théâtrale et le Lucernaire peuvent donc s'enorgueillir de compter ce texte de Diderot à l'affiche.

 


Simone ALEXANDRE

 

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09:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent