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14/02/2019

BARBER SHOP Quartet - Chapitre IV

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Théâtre ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

( M° Hôtel de Ville

ou Rambuteau )

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

Pl. de 15 à 25€

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Chaque mardi à 19h45

 

Durée : 89 mn

 

Spectacle d'humour musical

 

conçu par : Bruno BUIJTENHUIJS

 

avec,

 

Marie-Cécile ROBIN-HERAUD ( soprano )

France TURJMAN ( alto )

Xavier VILSEK ( basse )

et Bruno BUIJTENHUIJS ( ténor )

 

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Allez savoir pourquoi il y a à Paris en ce moment un nombre vertigineux de spectacles musicaux ! Faut-il mettre cela sur le dos de la morosité, voire davantage induite par la saison et l’ennuyeux quotidien ?


Quoi qu’il en soit, certains d’entr’eux sont de vrais remèdes et notre posologie serait d’user sans modération des Barber Shop Quartet qui se produisent, trop rarement, chaque mardi à 19h30 à l’Essaïon.

Une fois de plus ils offrent à des spectateurs ravis l’image ( et le son ! ) d’un ensemble baroque, mais l’adjectif n’a rien à voir avec la musique ainsi qualifiée, quatre personnages en quête de hauteurs et qui surfent sur les sommets de l’humour et de l’intelligence.


Programme extrêmement construit, complicité et bonne humeur  font de cette heure et demi en leur compagnie un moment un peu hors du temps. On ressort ragaillardi, joyeux, chantant et heureux de vivre ces moments.

 

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Bruno Buijtenhuijs,  brillant auteur et meneur de jeu,  sorte de Monsieur Loyal de sa mini troupe, Marie-Cécile Robin-Héraud, soprano extraordinaire qui semble se déjouer de toutes les difficultés vocales qu’elle accumule à loisir en se risquant même sur le plus que casse-gueule mozartien « Reine de la nuit », aux paroles très ré écrites…, France Turjman qui fait entendre sa belle voix d’alto et compose un personnage de ménagère délurée et Xavier Vilsek, basse loufoque mais aussi prodigieux imitateur de sons et bruits divers.

Le plaisir de les entendre passe par les textes à l’écriture incisive, aux piques très fines et qui touchent souvent, une véritable prise en compte de l’actualité, et nos quatre fantaisistes ne reculent pas devant une forme d’engagement ; on peut entendre de très nettes et claires prises de position, réjouissantes ou navrées.

L’élégance de leur expression ajoute à la pertinence du propos, vif, rapide, sans cet étalage à la manière de ces sortes d’odalisques dégoulinantes produites par la mode, qui veut que le yaourt soit une langue, le décibel une expression du talent et l’agitation du mouvement.

 

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( photos : Philippe ESCALIER )



Cet opus 4, comme ils le disent eux-mêmes est plus abouti encore que le précédent que nous avions déjà chroniqué ici-même, plus enlevé,  plus nerveux, mais tout aussi joyeux. Et nous retrouvons ces personnages avec le même plaisir gourmand.

Enchaînés sans temps morts, les titres se succèdent que ne viennent scander que les applaudissements d’un public ravi.

Nous en étions ! Et nous ne résistons pas à les citer, «  On souffre moins des cons, quand on est près du solstice, non pas qu’il y ait moins de cons, mais les jours raccourcissent ».


Cela, en musique et joué par nos lascars, c’est une pure merveille ! On se croirait avec un moderne Offenbach…


Allez dare-dare à l’Essaïon, c’est un moment de pur bonheur.




 Frédéric ARNOUX ©

www.theatrauteurs.com

 

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11:06 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent