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07/01/2019

Jeanne PLANTE est chafouin en Mars à l'EUROPEEN

 

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( photos : Nicolas DARTIAILH )

 

 

C’est toujours un plaisir que découvrir une artiste nouvelle, surtout qui ne se forge pas un embryon de gloire –  heureusement et justement fugitive le plus souvent – au travers de scènes désormais spécialisées dans le lancement de carrières de prétendus comiques, ou via les réseaux sociaux ou grâce à une des nombreuses et lamentables émission de télévision proposant du rire –nerveux et contraint-  au kilomètre.
Non avec Jeanne Plante rien de tout cela : du spectacle du vrai, du solide, du travaillé, avec de la recherche et de l’allant. Et cela fait  beaucoup de bien aux spectateurs !

Avec  « Jeanne Plante est chafouin » , le ton est donné dans l’incorrection, grammaticale d’abord puisque l’article n’est pas accordé, du mot rare ensuite car «chafouin » fleure son désuet, son côté vieillot qui tente de repointer le bout du nez avec plus de recherche que les formules toutes faites actuellement fort en cour et qui sont surtout vides de sens.

Avec une affiche qui n’est pas sans évoquer les dessins de Cappiello, prometteuse et colorée comme l’étaient les annonces de ce merveilleux affichiste, avec un sous- titre  « la comédie burlesque musicale » le ton est donné et tout au long d’une représentation nerveuse, c’est-à-dire enlevée, généreuse, en chansons toutes ou presque de la main de l’interprète, nous voyageons dans ce qui pourrait être un caf’conc’ de la Belle Epoque avec une dame bien plantée , bien présente et qui mène son monde.

 

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Ce monde précisément est celui que constitue un trio de musiciens assez pitres, talentueux  et complices en diable et qui ajoutent  davantage encore de fantaisie au spectacle, avec  des instruments inattendus et variés, que nous vous laissons découvrir. Jacques Tellitocci, Jérémie Pontier et Philippe Desbois apportent leur grande part de loufoquerie entraînant la salle dans des rires opportuns et répétés, sans jamais une once de vulgarité, sans jamais blesser, sans jamais se compromettre dans la facilité. Et cela, c’est drôlement bon !

C’est ce qui donne à cette Jeanne Plante une saveur un peu particulière, avec ses textes certes chantés mais également interprétés, comme autant de sketches, autant de petites histoires tragi-comiques. Elle joue certes un rôle de diva un peu bon marché, qui se rêve un destin  et qui court surtout le cachet, n’attirant  que des hommes un peu «  troisième mi-temps », un peu « fin de soirée », mais elle ne renonce pas, et donne le meilleur d’elle-même. Le personnage est attachant, touchant. Et l’interprète est si talentueuse !

Dans une mise en scène de Patrice Thibaud, sans temps mort, qui tient sa salle en haleine, ce spectacle actuellement en tournée sera à Paris dès le 23 mars prochain à L’Européen. Ne le ratez sous aucun prétexte , c’est un remède à la morosité et aux angoisse du temps présent .

 

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En attendant vous pouvez retrouver la Dame et ses complices le 25 janvier à Nantes, le 5 février à Gauchy (02), le 23 février à Lignières (18) et le 16 mars à St. Vincent de Paul (40).
Ne boudez pas ce plaisir et ne passez pas à côté de cette future très grande interprète, dont le disque CD est sorti en novembre.


Frédéric ARNOUX ©

 

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09:46 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent