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15/11/2018

CASSAVETES de Thomas RESENDES

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LUCERNAIRE

 

53, rue N.Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

THEATRE ROUGE

 

du mardi au samedi à 19h

dimanche à 16h

 

 

Mise en scène : Alain CHOQUART et Vanessa LHOSTE

 

avec : Florian CHOQUART

 

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N'en doutons pas, tous les nostalgiques des films de John Cassavetes ( dont je suis ) vont se précipiter au Lucernaire en souhaitant assister à sa résurrection.

Le jeune Florian Choquart - seul en scène - sera donc le temps d'une représentation ce réalisateur-scénariste et acteur qui a fourni un mode d'expression tout à fait personnel et particulier en ce monde où Hollywood " faisait ( encore ) la pluie et le beau temps ! "

Il prouva avec quelques copains qui deviendront ses fidèles, qu'un cinéma indépendant pouvait parvenir à s'imposer aux USA et partout dans le monde, avec pour seul atout la persévérance, la conviction et beaucoup de talents.

Son premier film : " Shadows " fut réalisé grâce à une souscription qu'il obtint suite à une annonce pour le moins improvisée lors d'un passage à la radio. Les auditeurs crurent spontanément en son projet et lui adressèrent les fonds ...

Par perfectionnisme, il tournera une seconde version de ce film que Gena Rowlands imposera par la suite, interdisant que la première mouture soit exploitée.

Gena Rowlands, comédienne exceptionnelle dont le réalisateur tombera très rapidement amoureux et qui deviendra son épouse, la mère de ses enfants et sa Muse incontestable.

" Une femme sous influence ", " Opening Night " et " Gloria " sont les trois films qui viennent immédiatement à l'esprit parmi la douzaine de longs métrages que John Cassavetes a tourné.

Chaque fois, bien qu'entourée de comédiens de talents, tels que Seymour Cassel, Peter Falk ou Ben Gazzara, dès que Gena Rowlands paraissait sur l'écran, les spectateurs ne voyaient plus qu'elle, son visage incroyablement expressif et ce jeu sans limite aucune.

 

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( photos : Xavier Bouvier )



Car Cassavetes qui ( contrairement à Fassbinder ) vivait en parfaite symbiose avec ses comédiens, leur laissait un maximum de liberté d'action, misant sur l'improvisation de chacun ; force est de reconnaître qu'il obtenait ainsi des résultats exceptionnels.

L'homme avait fait ses classes au théâtre et rompu au jeu scénique transposait avec naturel son expérience à l'écran.

Avec charme et souplesse, guidé par les soins conjugués de Alain Choquart et Vanessa Lhoste, Florian Choquart se faufile dans la peau de ce personnage qui a indubitablement marqué l'expression cinématographique.

Le texte du spectacle s'inspire d'un entretien que John Cassavetes accorda aux Cahiers du Cinéma tandis que de façon ponctuelle de courts-extraits de films en illustration du propos sont projetés sur un écran en fond de scène.

Gageons qu'après avoir assisté à une représentation, vous ne manquerez pas de vous ruer en direction de votre fournisseur habituel de DVD afin de voir ou revoir les films du grand John dont la disparition nous a laissé inconsolables.




Simone ALEXANDRE

 

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11:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/11/2018

annonce : CASSAVETES

 

 

http://www.lucernaire.fr/

10:03 Publié dans Annonces | Lien permanent

12/11/2018

Dans la luge d'Arthur Schopenhauer de Yasmina REZA

 

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LA SCALA

 

13, boulevard de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

LOC. 01 40 03 44 30

Pl. de 32 à 49€

 

https://lascala-paris.com/

 

du mardi au samedi à 21h

dimanche à 17h

 

Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia

 

avec,

 

Yasmina REZA : Nadine Chipman

Jérôme DESCHAMPS : Serge Othon-Weil

André MARCON : Ariel Chipman

Christèle TUAL : La psychiatre

 

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Yasmina Reza a trouvé le titre qui intrigue à coup sûr, un bon titre étant garant de la réussite d'une bonne pièce.

 

Or il ne s'agissait nullement ici d'un texte écrit spécifiquement pour le théâtre. Le propos est purement littéraire et correspond plutôt à une réflexion ironique sur la philosophie en général, le pessimisme et l'ennui ...

Grâce à Frédéric Bélier-Garcia qui a signé la mise en scène, le texte se transforme en une succession de dialogues à sens unique, lesquels en dépit de leur contenu se révèlent hilarants au possible !

Les intellectuels se choisissent souvent des maîtres à penser or passer de Spinoza à Schopenhauer témoigne d'un singulier parcours …

Nadine Chipman est donc l'épouse d'un universitaire qui enseigna Spinoza durant toute sa vie et de même que Nietzsche détesta Wagner après l'avoir adoré ( n'est-ce pas le sort induit à toute passion ? … ) Ariel Chipman finira par embrasser les théories de Schopenhauer en tous points opposées à celles de son premier Maître.

La logorrhée des personnages est débordante, quasi fluviale, pire que cela : torrentielle ! Il fallait donc des interprètes exceptionnels pour maîtriser avec brio un tel texte. C'est un tsunami de paroles prononcées chaque fois face à un interlocuteur complètement muet et chacun à tour de rôle sera le réceptacle des confidences de son vis à vis.

 

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( photos : Pascal Victor / ArtcomPress )



Ce trio qui n'a rien de vaudevillesque passera son temps à parler des autres, agaçants pour la plupart, dénonçant les manies de chacun, nous amenant à conclure que la philosophie ne serait que la vaine tentative à transcender l'anecdotique.

La psy' elle-même, quatrième personnage de la pièce fera part de son manque de compassion face à une vieille femme rencontrée sur un trottoir que cette dernière obstrue de toute sa volumineuse personne aggravée par les paquets qu'elle porte et qui empêchent tout dépassement.

Ceux qui étaient persuadés que la philosophie aidait à sinon comprendre du moins supporter le monde, devront réviser leur jugement.

Le texte porté avec brio par ces comédiens exceptionnels nous permet contrairement aux personnages de passer un excellent moment. A voir pour la beauté du style et l'ironie du propos.




Simone ALEXANDRE

 

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15:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent