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22/11/2018

VIOLETTE FUGASSE - Méfiez-vous du petit personnel -

aff.Violette.jpg

 

 

AKTEON

 

11, rue du Général Blaise

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° St-Ambroise)

 

LOC. 01 43 38 74 62

 

Pl. 18€ - T.R. 14/12€

 

http://www.akteon.fr/

 

les mercredi et vendredi à 20h

 

jusqu'au : 28 DECEMBRE 2018

 

Durée du spectacle : 1h10

 

THRILLER MUSICAL

avec,

 

Sandrine MONTCOUDIOL : chant, jeu, écriture

 

Julien GONZALES : accordéon, jeu

 

Marc LOCCI : mise en scène

 

Jacques ANGOT : lumières

 

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( photo : Gabrielle LEPISSIER )

 

 


Bureaux de placement parisiens et maisons bourgeoises, aux abris : Violette Fugasse est dans nos murs !

Ce spectacle sous-titré « thriller musical » est une véritable joie, une bouffée d’humour et d’humeur joyeuse, porté par Sandrine Montcoudiol, supportée à l’accordéon, mais pas uniquement,  par Julien Gonzalès, plein de finesse et de tact élégant.


Durant un peu plus d’une heure et dans un langage assez imagé droit issu de la région stéphanoise, Violette nous conte ses aventures ancillaires et, un peu à la manière de James Ellroy dans un de ses ouvrages dont nous tairons le titre par trop évocateur, le spectateur est entrainé dans sa logique et en rit, écartant et oubliant tout drame.

Emaillé de chants et de chansons qui procurent à Sandrine Montcoudiol l’occasion de nous faire entendre sa très belle voix d’alto, entendue déjà dans les spectacles qu’elle donne avec le groupe « Cinq de cœur », véritables artistes comiques musicaux, eux, à la différence d’un certain nombre qui s’y essaient avec moins de bonheur et de finesse, ce thriller musical donc est une opportunité de rire sainement, en se moquant gentiment, sans vulgarité, sans malice, avec une sorte de bonhomie des petits travers des uns, des petites manies des autres.

Grâce à son personnage, et c’est un vrai personnage, une personnalité même que cette truculente et volubile personne, qui confond les mots, parle un patois réjouissant, Violette donne à voir, d’une certaine manière, les grandes maisons bourgeoise par les fenêtre étroites de l’office, son escalier mal entretenu quand celui des réceptions est rutilant, ses espaces contraints, ce lieu de confinement de toute une partie de la population qui regarde vivre les « maîtres » selon l’affreux mot en vigueur avec envie, crainte ou détestation.

Le bon sens apparent de Violette a quelque chose de jouissif, car même dans le « non sense » si cher à Raymond Devos, elle trouve et donne une logique. Rien n’est vraiment fondé et pourtant tout se tient, tout fait corps et le monde un peu absurde dans lequel elle nous a entraînés devient réel.

Tout est normal, si ce mot a un sens, et c’est bien ce qui est surprenant.

Dans une mise en scène ludique et inventive à bien des égards de Marc Locci, Sandrine Montcoudiol et Julien Gonzalès nous font partager un moment un peu hors du temps, et ce thriller sans drame, sans frisson réel, sinon de rires partagés vient réchauffer cette fin d’automne.

Dans un répertoire très éclaté où des chansons connues voisinent avec des airs à découvrir, Sandrine Montcoudiol fait passer des émotions que son personnage de Violette peut ressentir mais ne sait et ne peut elle-même exprimer.

C’est là une des grandes finesses de ce spectacle vif, fin, truculent même, à la mesure de la fantaisie qui émane de ces deux personnages avec lesquels on partagerait bien davantage de temps.

Leur reste à trouver des nouveaux contrats pour poursuivre leurs aventures. Maisons bourgeoises, gare à vous, Violette Fugasse est là et bien là !




Frédéric ARNOUX ©

 

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11:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

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