Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/06/2018

UNE ACTRICE de Philippe MINYANA

aff.1actrice.jpg

 

 

 

THEATRE DE POCHE

 

MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

LOC. 01 45 44 50 21

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

du mercredi au samedi à 19h

 

le dimanche à 15h

 

 

jusqu'au : 15 JUILLET 2018

 

 

Mise en scène : Thierry HARCOURT

 

 

avec Judith MAGRE, Thierry HARCOURT

 

ou

 

Christophe BARBIER

 

 

ph.Pascal-Victor.jpg

( photo : Pascal VICTOR )

 

 

On dit communément que les acteurs - à fortiori les actrices - appartiennent à leur public. Certes ! quand ils - ou elles - sont sur scène, mais qu'en est-il de leur vie privée ? ...

Notre époque est friande de connaître tout du monde des peoples -  des stars si vous préférez - c'est le miroir aux alouettes qui fait rêver … Alors on cherche à ne rien ignorer au risque d'être indiscrets.

Ici, un journaliste-éditorialiste connu et reconnu grâce à son éternelle écharpe rouge ( mais pas seulement ) Christophe Barbier ( bien sûr ) a décidé un peu aidé en la démarche par Philippe Minyana et Thierry Harcourt qui parfois prend sa place, d'interviewer Judith Magre qui vient juste de nous conter la rencontre survenue entre Anne-Laure et le dos d'André qui subjugua celle-ci au point de l'épouser avec toutes les conséquences qui s'ensuivirent ...

La comédienne est formidable comme d'habitude ( elle ne saurait faire autrement ) et notre Christophe de service vient la féliciter, puis lui parle de son projet d'écrire un livre sur elle. Refus catégorique !

 

Il en faut plus que cela pour décourager cet admirateur zélé qui peu à peu, jouant de la corde sensible va glaner des bribes de confidences afin de tenter de les mettre bout à bout en dépit de l'interdiction qui lui est opposée.

Le public bien évidemment n'en perd pas une miette !

Nous allons découvrir celle qui deviendra l'actrice que nous connaissons ( elle n'a encore que 16 ans ) laquelle s'ennuie tellement dans sa famille qu'elle va tout naturellement faire une fugue, puis être recueillie par cette Anne-Laure dont elle vient de nous narrer l'histoire avec un savoureux humour.

Peu à peu, patiemment, l'auteur en puissance prend des notes au vol ( dans tous les sens du terme ) consignant la rencontre de Judith Magre avec Céline grâce à Marcel Aymé qui en avait été l'instigateur puis celle qui aura lieu avec Sartre et son Castor au café de Flore, bien entendu, avec durant ces années cinquante, le jazz en fond sonore …

 

Giacometti et Max Ernst complèteront le tableau des rencontres exceptionnelles sans oublier Jean Genet ou Picasso car l'époque était riche en personnalités.

Pourtant Judith Magre précisera que seul le présent compte pour elle. Elle déclare avoir détruit lettres et photos ce que nous trouvons dommage bien sûr, n'ayant conservé qu'un poème écrit de la main d'Aragon.

Comme beaucoup d'artistes de spectacle, la dame est insomniaque et affirme prêter plus d'importance aux mots

( autrement dit au texte ) qu'aux personnages, logique puisque ces derniers en sont issus.

Tous ces propos sont délivrés par à coups, presque contre son gré et parfois une herse tombe sans appel quand elle ne veut rien dire. N'importe, une belle complicité finira par s'installer entre questionneur et questionnée lesquels entonneront même de concert une petite chanson avant qu'un pas de danse les réunisse sous nos yeux attendris.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent