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28/03/2018

Lettres à Elise de Jean-François Viot

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L' ATALANTE

 

10, Place Charles Dullin

 

 

75018 PARIS

 

( M° Anvers)

 

LOC. 01 46 06 11 90

 

Pl. 20€, T.R. 8, 12, 15€

 

Mercredi, Vendredi, Lundi : 20h30

Jeudi et Samedi à 19h

Dimanche à 17h

 

Durée : 1h15

 

 

Du 23 Mars au 14 Avril 2018

 

 

Mise en scène : Yves Beaunesne

 

avec Lou Chauvain et Elie Triffault

 

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Toute la romanesque nostalgie d'une sonate de Beethoven, toute l'intensité d'un drame historique qui à l'époque ( celle de la Grande Guerre ) fabriquait les héros à la pelle ( celle du fossoyeur ) et ces 18 millions de victimes qui ici passent par le prisme de deux comédiens …

Que les pacifistes ne prennent surtout pas la fuite, épouvantés par le thème. Ils auraient bien tort car Jean-François Viot a écrit cette page d'Histoire tout à la fois intime et universelle avec une indéniable subtilité.

Jean, instituteur dans un petit village est mobilisé comme tous ceux de sa génération.

Il laisse derrière lui ses élèves bien sûr, ses amis et surtout : une épouse, deux enfants : Camille et Arthur ainsi qu'une petite fille à venir ...

 


La guerre entre l'Allemagne et la France est une fois de plus déclarée mais pas seulement puisqu'il s'agit cette fois de la Première Guerre Mondiale, " la Grande Guerre " comme on dira plus tard en comparaison avec " la drôle de guerre " qui a repris après la signature de l'Armistice du 11 Novembre 1918 … 21 ans plus tard.

 

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L'esprit de revanche est souvent ce qui sert de moteur en pareille circonstance mais quand un conflit que l'on pensait vite réglé s'éternise, que les victimes succèdent aux victimes, le combattant se met à faire le bilan, à réfléchir et constate qu'il est dupe de la politique plus cruellement encore qu'en temps de paix.

Beaucoup de lettres ont été échangées entre ceux du front et leur famille. La censure a - certes - fait disparaître bon nombre d'entre elles car il ne fallait pas que certaines informations soient divulguées. Dans le même temps, la presse tenait plus de la propagande et à ce titre de la désinformation que de la stricte vérité. Il en est chaque fois toujours ainsi.

 

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( photos : Guy Delahaye )

 



Grâce à une scénographie qui a son mot à dire, l'action se déroule sous nos yeux servie par deux comédiens exceptionnels. Le piège du mélo' fut ici écarté et Lou Chauvain ainsi que Elie Triffaut nous offrent l'un et l'autre un jeu savamment dosé mais criant de vérité.

" Quelle connerie la guerre ! " dira plus tard Prévert, à juste titre.
 
Nous savons malheureusement que le " plus jamais ça " relève de l'utopie mais en revanche aller voir et entendre ce texte fait de nous des êtres plus humains et plus intelligents aussi.

La mise en scène que l'on doit à Yves Beaunesne, l'effet de surprise passé, s'avère très efficace.

Par conséquent, c'est une réelle réussite qu'il ne faut surtout pas manquer.




Simone Alexandre

 

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14:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent