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05/02/2018

LA FOLLE EN COSTUME DE FOLIE de Charles-Ferdinand RAMUZ

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LA VIEILLE GRILLE

 

1, rue du Puits-de-L'Ermite

 

75005 PARIS

 

 

 

(M° Place Monge)

 

 

LOC. 01 47 07 22 11

 

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

- de 13 ans : 12€

 

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Prochaines représentations,

 

Vendredi 16 & Samedi 17 février 2018 à 20h30

 

Adaptation, mise en scène et interprétation,

Françoise Taillandier

 

Musique : Paul Hautreux

 

Patrick Quichaud à l'accordéon.

 

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Parmi les 67 millions de français ( en théorie car le chiffre est fluctuant bien sûr … ) combien d'entre nous connaissent Charles Ferdinand Ramuz ( 1878 - 1947 ) dont l'effigie ( précise Wikipédia ) figure sur les billets de 200 fr suisses depuis 1997.
 
Encore faut-il effectuer le voyage pour le constater de visu, là où l'homme est considéré comme une gloire nationale.

Certes, depuis que le Poche-Montparnasse nous a présenté l'Histoire du Soldat de ce même Ramuz avec la musique de Stravinsky, nous sommes un peu plus nombreux à nous intéresser à son oeuvre.

Fort judicieusement, Françoise Taillandier a écrit l'adaptation de la nouvelle intitulée " La folle en costume de folie " et ne tardera pas à arborer pour nous ce couvre-chef tintinnabulant au gré de ces fameux grelots, qui eurent l'insigne honneur d'inspirer Pirandello.

L'amour obsessionnel n'est il pas une sorte de folie ?

 

Il faut dire qu'à l'époque quand on aimait, c'était pour toute la vie ( les femmes surtout ) aussi quand La Tià vit partir son bien aimé, elle ne douta pas un instant qu'il reviendrait vers elle. Alors obstinément, elle attendait en ne pensant qu'à lui.

" Le monde est méchant ma petite, avec son sourire moqueur " disait Théophile Gautier. Et oui, c'est même ainsi que quelques gars du village eurent l'idée de lui faire une méchante blague.

Ils lui offrirent ce costume que la Tià accepta sans y voir de malice. Mais tous se gaussaient de l'amoureuse un peu fêlée qui croyait ainsi ne surtout pas être transparente aux yeux de celui qui allait revenir, assurément.

Contrairement aux précédents spectacles où Françoise Taillandier campait des personnages féminins volontiers gouailleurs et teintés de truculence, c'est une âme sensible qu'elle nous présente ici, et après l'exubérance du début, elle jouera avec de plus en plus de nuances jusqu'à l'inéluctable fin.

C'est ainsi que l'émotion nous gagne quand le regard triste, La Tià troque ce chapeau ridicule pour une sombre mantille après s'être débarrassée de ce fichu costume pour retrouver sa prude tenue noire et blanche. Nous comprenons alors que pour elle, la farce est jouée.

Le musicien qui l'accompagne en la personne de Patrick Quichaud possède lui aussi un indéniable talent. Beau duo que celui-là !  Aussi ne saurais-je trop vous conseiller de prendre le chemin qui mène à la Vieille Grille où deux représentations sont prévues les Vendredi 16 et samedi 17 février à 20h.30.

Allez y nombreux car ils le méritent bien.




Simone Alexandre 

 

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21:45 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

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