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22/11/2017

LES MONSTRUEUSES de Leïla ANIS

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Maison des Métallos

 

94, rue Jean-Pierre Timbaud

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Couronnes ou Parmentier

 

Loc. 01 47 00 25 20

 

Tarifs : de 5 à 15€

 

(Etablissement culturel de la Ville de Paris)

 

 

http://www.maisondesmetallos.paris/

 

Du 21 NOVEMBRE au 2 DECEMBRE 2017

 

 

mardi, mercredi, vendredi à 20h

sauf vendredi 24 novembre à 14h

jeudi et samedi à 19h

dimanche à 15h

 

Durée : 1h10

 

Texte et interprétation : Leïla ANIS

(Lansman Editeur)

 

Mise en scène et interprétation : Karim HAMMICHE

 

 

Dans le cadre du focus " Femmes ! "

 

 

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Leila Anis, auteur et comédienne incarne Ella, jeune femme de 30 ans, pour qui l'annonce de sa proche maternité va créer un choc émotionnel qui l'amènera à évoquer cette double lignée de femmes dont elle est issue.

C'est certes, une lapalissade que de rappeler que nous sommes tous les descendants d'une double chaîne qui s'est perpétuée au fil des temps laquelle a peut-être créé une mémoire génétique, prônée par certains, décriée par d'autres …

Ici, il est permis de supposer que la mémoire d'Ella est composée de témoignages recueillis, grappillés ça et là, parfois en confidence car les familles ont toujours été jalouses de leurs secrets.

Seule en scène - en dehors des interventions ponctuelles de Karim Hammiche, metteur en scène et interprète du rôle du médecin, cette jeune femme apparemment fragile puisera sa force dans l'évocation de ses ancêtres féminines ainsi que des épreuves qu'elles ont dû obligatoirement traverser.

 

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( photos : Pierre FRANCOIS )

 



Chaque peuple possède une mythologie qui lui est propre.
 
Ici la Majnouna, cette femme folle qui fend l'air en coupant la nuit en deux, flairant l'odeur de l'enfant à peine sorti du ventre de sa mère, prête à bondir comme une hyène monstrueuse a hanté les mémoires du Yémen au fil des générations.

En apprenant la concrétisation de ce qu'elle espérait tout en le redoutant mais n'est-ce pas là le sort commun à toute femme ? Ella fut victime d'un malaise, d'une perte de conscience qui la fera échoir en cet hôpital où pendant plusieurs jours elle plongera en un délire évocateur.

Elle se confondra alors avec ces femmes des deux lignées qui tout au long du 20ème siècle l'ont précédée tandis que le médecin, complètement dépassé la croira prise de démence. Quand elle émergera de cette plongée en ses origines, sa combativité prouvera qu'elle est bien la jeune femme en parfaite symbiose avec son époque.

Ce superbe texte vient à point nommé nous rappeler que nous ne devons jamais oublier nos racines en ce siècle où les repères ont quelque peu tendance à disparaître. Ce spectacle est tout à la fois sobre et puissant, émouvant aussi et programmé à la Maison des Métallos jusqu'au 2 décembre.

Par conséquent, faites vite car vous regretteriez sans nul doute de ne pas l'avoir vu.




Simone Alexandre

 

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17:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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