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31/10/2017

Mon Ange de Henry Naylor

Mon-ange-h.jpg

 

 

TRISTAN BERNARD

 

64, Rue du Rocher

 

75008 PARIS

 

 

 

(M° St-Lazare ou Villiers)

 

 

Loc. 01 45 22 08 40

 

 

Pl. de 20 à 36€ - T.R. 11€

 

http://www.theatretristanbernard.fr/

 

du mardi au samedi à 21h

 

matinée le samedi à 16h30

 

 

Traduction : Adélaïde PRALON

 

Mise en scène : Jérémie LIPPMANN

 

 

avec LINA EL ARABI

 

 

" Inspiré d'une histoire vraie, " Mon Ange " relate l'incroyable destin d'une jeune fille kurde devenue malgré elle le symbole de la résistance lors du siège de la ville syrienne de Kobané en 2014/2015 "

 

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( photo : F. RAPPENEAU )

 

 

Plus que tout autre, l'écriture théâtrale est le reflet d'une époque.
 
Quand Henry Naylor décida d'écrire ce qui allait devenir la trilogie qui s'intitulera : " Cauchemars d'Orient " son intention était toujours d'être drôle, de façon satirique certes, comme à l'accoutumée, lui qui durant 23 ans avait écrit des sketches et puis cette fois, en fonction des thèmes abordés, le ton général s'est littéralement imposé à lui, surprenant tout le monde, à commencer par lui.

" Mon Ange " constitue le troisième volet de cette oeuvre, témoignage terrible situé sur une terre de conflits.

O certes, l'humour parvient encore, çà et là, à se faufiler et c'est tant mieux pour nous mais le récit est âpre, tragique comme la courte vie de cette amazone des temps modernes.

Rehana sera donc et contre son gré, l'Ange de la Mort, l'implacable exécutrice d'un Destin qui lui fut imposé en ces temps terribles de feu et de sang qui dévastent cette partie du globe : la Syrie.

Dans la pénombre, sur fond sonore de réel Apocalypse, avec un décor tout à la fois sobre et fantastique, LINA EL ARABI, jeune, belle et altière se présente à nous, personnage vibrant de la tragédie qui se déroule sous nos yeux et qu'elle évoque avec intensité.

La phrase de Prévert " quelle connerie la guerre " paraît bien dérisoire en fonction de tout ce que nous entendons ici : cette monstrueuse atrocité n'épargnant rien ni personne.

 

En pareille circonstance, certains fuient vers d'autres cieux supposés plus cléments car en réalité s'ils parviennent à avoir la vie sauve, de multiples épreuves les attendent encore.

D'autres restent là et résistent bien que persuadés de l'issue fatale qui sera la leur.  

Nous qui confortablement installés face à notre petit écran visualisons avec plus ou moins d'émotion ces villes dévastées mais pour qui une pieuse censure évite les images horrifiques d'explosions ou décapitations, le verbe est là pour y suppléer.

Il faut absolument aller entendre ce monologue porté par cette jeune artiste que certains connaissent déjà pour l'avoir vue jouer dans le film de Xavier Durringer " Ne m'abandonne pas " et qui est accessible par internet puisque c'est ainsi que j'en ai pris connaissance.

Vous pouvez également au sortir du spectacle vous procurer le texte de la trilogie pour la modique somme de 10€, édité par L'avant-scène théâtre dans la collection des Quatre Vents.

On nous rebat constamment les oreilles avec " le devoir de mémoire " alors qu'il existe un devoir de présence ( au moins morale ) bien plus important puisque c'est la vie même d'êtres humains qui se joue dans le même temps que d'autres vivent en toute quiétude. Merci à l'auteur pour cette tentative de réveiller les esprits !

Sciemment, je ne vous en dirai pas plus mais sachez que la jeune comédienne mérite bien vos applaudissements.

Et qui sait, en cette époque de gloires éphémères, une nouvelle Rachel est peut-être née ?




Simone Alexandre

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

11:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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