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09/10/2017

Une ombre dans la nuit de Julien Séchaud

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LE GUICHET MONTPARNASSE

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 43 27 88 61

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

Vendredi & samedi à 19h

 

 

Mise en scène : Annie VERGNE - Isabelle DELAGE

 

 

avec : Ghislain GEIGER, Julien SECHAUD, Juliette STEVEZ, Annie VERGNE, Isabelle DELAGE

 

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Rien n’est difficile comme d’écrire une pièce dite policière, et suivant le mot de Voltaire, « Tous les genres sont possibles, hormis le genre ennuyeux ». C’est d’autant plus difficile que le cinéma a saisi ce genre à bras le corps depuis des années, et déploie des moyens que nulle scène ne peut offrir.

La pièce de Julien Séchaud, dont il est  par ailleurs l’un des interprètes dans une mise en scène de Annie Vergne, également sur scène ne saurait être rangée dans ce genre tant elle mêle les climats et les ambiances.


Certes, on enquête, du bout de la curiosité nécessaire, mais on se promène aussi du côté du paranormal, un peu à la manière de Jean-Christophe Grangé qui ne recule jamais devant une dose de surnaturel et on rencontre des personnages légèrement frappés, relevant parfois de la psychanalyse.

Nous sommes enfermés dans une pièce, pour une durée indéterminée, qui paraît interminable aux protagonistes, puisque le temps qui nous est suggéré va bien au-delà d’une journée…


Nous sommes donc dans  une sorte de panic-room inversée, c’est-à-dire au final, une geôle privée, à l’intérieur de laquelle trois personnages – puis quatre- vont devoir répondre aux questions et interrogations d’une voix qui, pareille à celle d’un jeu télévisé, s’adresse à eux, tout en restant très dématérialisée. C’est assez dire si la modernité dans laquelle nous sommes contraints de vivre, car « nous vivons une époque moderne », reste au cœur de cette pièce.

Un peu à la façon du « Crime de l’Orient Express » d’Agatha Christie, où chacun a une bonne raison de tuer l’autre, chacun des quatre personnages qui nous font face, connaissait la victime, mais ils s’ignoraient les uns les autres. C’est bien là ce qui constitue la zone d’ombre dans laquelle nous allons évoluer.


Et il est d’autres ombres que nous devrons croiser, celles qui se rencontrent sur le Pont Neuf, pourtant fort éclairé …, celles de la vie passée des personnages, celle de leurs craintes et de leurs espoirs, celles volontairement maintenues en place par l’auteur.

Car au final, c’est moins la résolution de l’intrigue qui importe, mais de savoir que la victime n’est pas sanctifiée par son seul état de victime, moins de savoir que ce personnage qui lie tous les autres n’était pas des plus sympathiques, c’est moins la question « qui ? » que la question  « pourquoi ? » qui importe.

 

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Comme semble l’indiquer son titre « Une ombre dans la nuit » est une pièce sombre, sans beaucoup d’optimisme, forte des caractères de ses quatre personnages, très marqués, tous très différents, tous ambigus, et le restant.

C’est au Guichet Montparnasse, et c’est une nouvelle création, dont il importe que chacun aille se faire sa propre idée, puisqu’aussi bien, on ne peut en raconter quoi que ce soit à peine de priver le spectateur d’une grande partie de son plaisir futur.




© Frédéric Arnoux

 

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11:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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