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29/09/2017

La Danse de mort d'August Strindberg

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THEATRE DE LA REINE BLANCHE

 

2bis, passage Ruelle

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° La Chapelle)

 

Loc. 01 40 05 06 96

 

Pl. de 12 à 25€

 

http://www.reineblanche.com/

 

Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h45

 

Dimanche à 15h30

 

jusqu'au 29 OCTOBRE 2017

 

 

Mise en scène : STUART SIDE

 

avec : Jean ALIBERT, Pierre BAUX, Karin PALMIERI et Hélène THEUNISSEN

 

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Confrontés à l'âpreté des dialogues ( toute oeuvre se nourrissant comme chacun sait de vécu ) il est permis de supposer que le personnage du Capitaine trouva perfidement son inspiration du côté du précédent époux de Siri von Essen, laquelle était mariée à cet officier de carrière, le baron Wrangel dont elle divorcera pour épouser Strindberg.

A t'elle gagné au change ? ... Il est permis d'en douter car notre auteur semble avoir eu des rapports conflictuels avec ses successives épouses. Les duels matrimoniaux n'avaient donc pas de secrets pour lui.

Ici, nul féminisme à la Ibsen, bien au contraire : deux cerveaux se combattent et le meurtre pour n'être que psychique n'en est pas moins réel. Etrange coïncidence, Siri regrettera elle aussi, de n'avoir pu mener à bien une carrière d'actrice du fait de son mariage avec cet auteur dramatique dont elle espérait tout.
 
Cela tend à prouver que ce théâtre recèle souvent d'obscures confidences ... A la veille de sa mort, bien que farouchement syncrétiste, Strinberg, La Bible serrée contre son coeur murmura : " Tout est expié " .

Mais revenons à cette pièce dont le titre fait référence à " La danse macabre " de Saint-Saëns. Alice est depuis des années enfermée en cette forteresse, en compagnie d'un mari caractériel et comme la vie en commun déclenche à la longue un certain mimétisme, la dame est peu à peu devenue aussi hargneuse et névrosée que lui.

Difficile de dire qui fait mouche le plus souvent, aucun ne voulant perdre un pouce de terrain. Survient Kurt après quinze ans d'absence pour célébrer les noces d'argent du couple. Ironie ! Alice en comédienne expérimentée va utiliser son charme et son aptitude au jeu, aux fins de récupération de la situation à son profit.

 

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( photos : Pascal GELY )



J'avais il y a bien longtemps vu la pièce interprétée par Michelle Marquais et Bernard Fresson ( mise en scène de Lucian Pintilié ) et redoutais un peu - je l'avoue - la comparaison. Mais dès les premières répliques je fus rassurée !

Hélène Theunissen dans le rôle d'Alice fait preuve d'une élégance et d'une autorité qui laissent l'auditoire admiratif.

Jean Alibert qui est Edgar, capitaine d'artillerie nuance ce rôle redoutable avec une ample envergure.

Le malheureux Kurt est intelligemment interprété par Pierre Baux et dans son épisodique prestation Karin Palmieri ( Jenny ) fait preuve d'un humour ravageur.

La mise en scène du célébrissime Stuart Side s'effectue au cordeau de façon précise sans aucun effet superflu.

C'est vraiment du très beau travail et un texte à savourer encore et encore ...




Simone Alexandre

 

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15:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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