Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/05/2017

Nature morte dans un fossé de Fausto Paravidino

aff.nature-morte.jpg

 

 

LA MANUFACTURE

DES ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Abbesses )

 

LOC. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

Les jeudi, vendredi, samedi à 21h

dimanche à 17h

 

 

jusqu'au : 11 JUIN 2017

 

 

Traduction : Pietro Pizzuti

 

Mise en scène : Céline Lambert

 

assistée de Gwanaëlle Hérault

 

 

dans-1-fosse.jpg

 

avec : Gwanaëlle Héraut (Mother) - Romain Pirosa (Boy)   Melchior Carrelet (Boyfriend) - Mehdi Harad (Pusher)   Isabelle Couloigner (Bitch) - Raphaël Beauville (Cop)

 

 

nature-morte.jpg

 

 

 

En fond de scène, un grand écran destiné à illustrer les lieux successifs de l'action.

Les codes habituels du théâtre ont volé en éclats.

La forme est cinématographique, version polar.

Le spectateur rivé à son fauteuil a parfois l'impression de lire un livre, images et son en plus, le style se voulant narratif. Chacun raconte ce qui se produit, ou est survenu, n'omettant pas de nous faire part de ses pensées les plus intimes.

" Un patelin paumé entre Gènes et Milan. La nuit. "

Nous allons donc découvrir les personnages un à un, sur fond de violence, de drogue et de crime. Ces gens là ne font pas de la littérature quand ils s'expriment. Le langage est cru. Direct.

J'ouvre ici une parenthèse pour recommander à ceux qui ont coutume d'aller au théâtre en famille de confier la garde des enfants en bas âge à une personne de leur choix car le risque de traumatisme est grand pour eux mais revenons à l'action.

Que font les jeunes dans un bled perdu ? Ils sortent en boîte, boivent un peu plus que de raison et se shootent au passage.

Il arrive ensuite ce qui devait arriver …

C'est BOY ( Romain Pirosa ) que nous découvrirons en premier. Pur produit de notre société actuelle, ni pire ni meilleur que les autres. Il consomme les filles comme l'alcool  de façon désabusée - histoire de se sentir vivre. C'est lui qui découvrira le corps ...

L'inspecteur SALTI ( COP pour simplifier ) en a vu d'autres, bien entendu et il va devoir résoudre cette affaire dans les meilleurs délais. La victime a subi de nombreux sévices et le résultat n'est pas beau à voir.

Quelques marlous vont se retrouver sur le gril : mi-dealers, mi-indics ...
 
COP ( Raphaël Beauville ) qui ressemble étrangement à Serpico a la pénible tâche d'informer MOTHER - mère de la victime comme le nom l'indique - ( Gwanaelle Herault )  laquelle avait une idée complètement décalée concernant la personnalité de sa fille mais n'en est-il pas toujours ainsi ? ...

L'implication physique des comédiens est totale, là je pense plus précisément à PUSHER- LA RUINA ( Mehdi Harad ) et BOYFRIEND alias GIPO ( Melchior Carrelet ) qui se débattent comme des fous entre drogue et trafic. ( l'un ne pouvant aller sans l'autre ) la violence étant le supplément gratuit.

Puis nous allons découvrir BITCH ( Isabelle Couloigner ) excellente comédienne qui à elle seule vaudrait le détour.

Avec elle on plonge en plein dans la sordide actualité internationale : guerre, émigration, prostitution.

 

Ce n'est plus seulement un quelconque fait-divers mais en filigrane, les conséquences de la géopolitique font leur apparition. Cette fille dans son charabia brosse la situation d'un monde peu reluisant dont elle est la triste victime.

L'enquête suivra son cours toujours de façon hyper-mouvementée et le coupable sera celui auquel on n'avait pas pensé mais là, pour le découvrir il vous faut aller sur place ou lire le texte éponyme qui est édité à L'Arche. Pourquoi me suis-je alors mis en tête qu'il pourrait peut-être un jour, y avoir une suite ? ...

En attendant, la preuve est faite, même sans dédaigner les projections, la présence de comédiens aura toujours plus d'impact que des moment passés face au petit ou grand écran surtout quand la mise en scène ( de Céline Lambert ) est menée tambour battant comme c'est ici le cas.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

19:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.