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05/05/2017

Douce vengeance et autres piécettes de Hanokh Levin

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Essaïon

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

 

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

Du 4 au 20 MAI 2017

 

les jeudi, vendredi, samedi à 21h30

 

 

Traduction : Laurence SENDROWICZ

 

Mise en scène : Didier BLAU

 

avec Anaïs JEAN - Cyril DAMET et Didier BLAU

 

 

 



Pour 6 représentations exceptionnelles à l’Essaïon, l’aventurier théâtre de la rue Pierre au lard, c’est « Douce vengeance et autres piécettes… » de Hanokh Levin que vous pourrez aller applaudir, si vous le souhaitez.

Dans une mise en scène de Didier Blau, qui joue également en compagnie de Anaïs Jean et Cyril Damet, c’est une suite de petits moments de vie qui vous sont donnés d’être vus.


Ils reflètent tous plutôt les bassesses et ridicules des uns et des autres qu’ils ne mettent en valeur des qualités ou des vertus, et c’est en cela que ces moments joués, qui tiennent davantage des sketchs que de pièces courtes, tant on attend la chute, inéluctable et soulignée à chaque fois par un noir brutal, sont assez dérangeants. Il y a dans tout cela un côté « no future » qui laisse peu de place à l’optimisme.

Parfois, des incursions dans une sorte de « non-sense » britannique permet de retrouver des pistes, et nous sommes alors sur le fil assez ténu d’un humour entre Wodehouse et le surréalisme, tant l‘humour anglais nous paraît relever de cette école.

Ces courts textes sont autant de satires à l’encontre de la société dans laquelle Levin, disparu en 1999, vivait, et dans laquelle nous continuons de tenter d’évoluer, et nombre de situations peuvent se reproduire ou se perpétuer, ce qui n’est pas sans susciter un peu d’effroi.


Cet humour du désespoir, entre Woody Allen, moins photographe de la société qu’admirateur de son propre nombril, et Groucho Marx, franchement allumé et véritable iconoclaste, est typique et marqué. On peut y être sensible ou pas.

Il faut toutefois reconnaître à l’auteur une certaine acuité visuelle et une qualité de synthèse assez puissante pour brosser en quelques phrases les situations auxquelles il s’attache.


En quelque sorte il est, avec les mots, un caricaturiste, c’est-à-dire un rapporteur du quotidien, en d’autres termes, un journaliste,  dans la tradition du genre, et du plus loin qu’elle apparaisse dans les profondeurs de l’histoire.

Avec une grande économie de moyens, les trois comédiens interprètent une douzaine de mini pièces, soit environ une vingtaine de rôles au final, qui laissent tous entrevoir les failles et les incohérences de la société et des individus.

C’est vif, sans temps mort  et le spectacle file sans qu’on voie le temps passer. C’est pour encore 5 représentations.

A vous de voir.


Frédéric Arnoux ©

 

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11:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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