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29/04/2017

Annonce : Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

 

 

http://www.lucernaire.fr/

10:11 Publié dans Annonces | Lien permanent

27/04/2017

Hommage aux castrats (pièce musicale contée)

 

 

THEATRE de NESLE : 8, Rue de Nesle 75006 PARIS 

 

Réserv. 01 46 34 61 04

 

le dernier lundi de chaque mois, jusqu'à MAI 2017 à 19h

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

Un voyage qui vous fera découvrir le répertoire baroque des ces sublimes " voix d'anges "

 

Contre-ténor : Mathieu Salama

 

Viole de gambe : Bruno Angé

 

Mise en scène : Violette Angé

 

 

 

 

Un personnage en costume d'époque arrive sur scène, découvrant symboliquement, un à un, les meubles recouverts d'une pièce d'étoffe comme nous le faisons après le retour en un lieu resté inhabité un fort long temps ce, jusqu'à la découverte de la viole de gamme, instrument précieux, à mi-chemin entre le violon et le violoncelle.

Bruno Angé car c'est lui, nous précise alors que le mode d'expression de l'objet en question est celui qui se rapproche le plus de la voix humaine. Ce musicien-conteur interviendra tout au long du spectacle afin de nous guider en cet univers magique.

Mathieu Salama ne tardera pas à le rejoindre nous donnant aussitôt un aperçu de ce que d'aucuns nomment " la voix des anges " entendez par cette expression la tessiture de contre-ténor qui est la sienne. On se dit alors qu'il a fallu des années de préparation pour arriver à ce résultat là.
 
Car les contre-ténors sont sensés couvrir trois octaves ce qui ne constitue pas une mince affaire ...

Nous sommes nombreux à avoir vu le film Farinelli et nous frémissons à l'évocation de la castration imposée à de jeunes chanteurs durant les XVII et XVIII ème siècle, pratique barbare destinée à préserver la pureté de la voix.

Ces moeurs furent interdites par un pape un peu plus humain que les autres et désormais seule la technique permet d'accéder à ce répertoire aux incroyables aigus !
C'est ainsi que l'Orphée de Gluck pourra indifféremment être chanté par une contralto ou un contre-ténor … N'importe, ce n'est pas ici un mince exploit.

Donc, avec un sens inné de la pédagogie mais également beaucoup d'humour, chanteur et musicien illustrent ce répertoire allant de Pergolèse à Scarlatti en passant par Bach et Haendel sans oublier Purcell ...

Certes, une oreille profane sera peut-être quelque peu déroutée mais gageons que le charme du spectacle ne tardera pas à s'imposer et des enregistrements sont à la disposition du public qui pourra ainsi tout à loisir approfondir à domicile ce mode d'expression hors normes.

Hélas, ce spectacle n'est donné que le dernier lundi de chaque mois ( ce qui explique ma présence tardive ) et je crains fort que la dernière représentation ne se situe le 29 Mai prochain, aussi notez bien cette date dans vos agendas afin de ne pas manquer ce dernier rendez-vous et n'oubliez pas de réserver à l'avance car il est difficile de reculer les murs de cet endroit si charmant soit-il.


Simone Alexandre

 

 



09:16 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

26/04/2017

Le silence du miroir d'après Théâtre décomposé ou L'homme poubelle de Mateï Visniec

aff.Silence-1.jpg

 

 

 

MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

 

 

(M° Abbesses)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

jeudi, vendredi, samedi à 21h

 

dimanche à 17h

 

jusqu'au : 7 MAI 2017

 

 

Adaptation, interprétation et mise en scène : Bruno ABADIE

 

Création sonore : Bruno COFFINEAU 

Lumières : Antoine DERMAUT

 

 

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( photos : Philippe HANULA )

 

 

 

Voici un spectacle insolite dans lequel se faufile le miroir symbolique, cher à Cocteau.

Or, nous sommes ici plus proche de Beckett, d'Orwell ou de Kafka sans parler d'Antonin Artaud !

Ces comparaisons ne sauraient faire injure à Mattei Visniec qui est et demeure un auteur singulier.

Solitude de l'exilé mais certains peuvent l'être en leur propre pays …

Peur panique, obsédante de l'Autre, celui qui interfère en permanence dans ce " quant à soi ", cercle invisible que certains tracent - consciemment ou non - tout autour d'eux.
Espace imaginaire, magique ou maléfique dans lequel nous pouvons être protégés ou piégés au gré du sort qui nous est imparti.

Cet homme raconte, se raconte, s'adressant à un invisible ami qui n'existe peut-être pas, qui n'est en fait que le reflet de lui-même, qui sait ?


Ce texte a valeur d'ultime appel au secours quand ayant conscience que tout est perdu,  on perçoit qu'il y a constamment, Soi et les autres, ceux qui se situent juste à l'extérieur du cercle et qui - sans scrupules - jettent leurs détritus par dessus le mur d'enceinte.

Etre né, avoir vécu à l'époque des Ceausescu - ce couple maudit - ne peut que dessiller à jamais le regard que l'on porte sur le monde, quelque soient les illusions et l'espoir que l'on tient à conserver.

Ainsi, ce personnage sorti tout droit d'une oeuvre foisonnante, sculpté en quelque sorte au fil des pages, avance dans un noir quasi absolu ; seuls les mouvements saccadés, désordonnés parfois, de sa démarche nous permettent de le découvrir, de le deviner ...

 

 

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Il avance dans les ténèbres de son existence, tout de noir vêtu, cheveux et barbe hirsutes, faisant part à ce mystérieux Bartoloméo de ses délires fous.
L'homme possède un petit lopin de terre qui lui permettait de vivre simplement ( il est végétarien ) or chaque nuit des lapins viennent dévorer ses plantations.  

Il les capturera un à un mais comme il ne veut pas les tuer, il faut bien entendu les nourrir et pour cela, qu'a t-il sinon les choux qu'il a plantés ? … L'absurdité grotesque de la situation se met en place.

Dehors, c'est pire : des ordures sont déversées sur ses chaussures, quand les chiens ne lèvent pas la patte sur elles ! On lui fourre des écorces d'oranges dans la bouche, ses poches se transforment en corbeilles à papiers et sa sacoche est pleine de débris de verres ou de lames de rasoir. Un vrai cauchemar !

Alors il court, encore et encore et quand de retour chez lui son miroir non content de lui renvoyer une image dérangeante se met brusquement à produire des bruits pour le moins insolites ... il ne lui reste plus que la présence d'un cafard pour le rassurer tout en l'inquiétant.

L'histoire de cet homme dérange et fascine à la fois et le comédien s'implique totalement en ce rôle d'une portée quasi métaphysique. Sartre prétendait que " l'Enfer, c'est les autres " mais n'est-ce pas tout simplement soi-même quand à force de solitude, l'esprit a basculé ? …

Voici un bien étrange et intéressant monologue. Ajoutez à cela la performance de l'acteur et vous serez alors persuadés que vous n'êtes pas venus pour rien.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

15:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent