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12/04/2017

Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde

aff.Dorian-Gray.jpg

 

 

 

ARTISTIC THEATRE

 

45 bis, RUE Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Voltaire)

 

Loc. 01 43 56 38 32

 

 

http://www.artistic-athevains.com/

 

Pl. de 10 à 30€

 

les mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h30

samedi 18h et 21h.

dimanche à 17h

 

Durée du spectacle : 1h40

 

 

Adaptation théâtrale et mise en scène : Thomas Le Douarec

 

avec Arnaud Denis ou Valentin de Carbonnières ( Dorian Gray )

 

Caroline Devismes ou Solenn Mariani, seront successivement,

(Sybil Vane, Sally la prostituée, La Duchesse)

 

Fabrice Scott ou Maxime de Toledo,

(Basil Hallward)

 

Thomas Le Douarec ou Olivier Breitman

( Lord Henry )

 

Le portrait DG.jpg

( Photo : LOT )

 

 

Le jeunisme, obsession de l'époque actuelle où ceux - et surtout celles - qui en ont les moyens, confient leur visage et leur corps à ces sortes de magiciens modernes qui les transforment en poupées lisses et stéréotypées.

Or comme cette obsession ne date pas d'hier, qu'Oscar Wilde était un dandy amoureux de ses semblables, il est donc logique qu'il lui soit venu l'idée d'écrire cette fable fantastique.

 

Goethe n'avait-il pas avant lui abordé le thème de l'éternelle jeunesse ? Le naturaliste Buffon ne prétendait-il pas que l'homme devrait pouvoir vivre 130 ans ?

Mieux, des chercheurs travaillent actuellement à repousser les limites de l'existence humaine …

Bref, ayant presque abandonné l'idée de comprendre pourquoi la vie apparaît pour disparaître inéluctablement sans autre forme de procès, tous les efforts de l'homme tendent à rester le plus longtemps possible en vie et dans les meilleures conditions.
Là où les choses se compliquent c'est lorsque l'on aborde le problème sur le plan de l'esthétique !

Dorian Gray est un beau jeune homme dont le narcissisme l'a amené à passer commande d'un portrait et il pose donc sous l'oeil énamouré de l'artiste censé immortaliser son image.

La sagesse aurait voulu qu'il récupérât comme prévu ledit portrait une fois terminé, acceptant ou non de le confier lors de certaines expositions et reprit le cours normal de son existence incluant l'évolution commune à toute vie.

Mais en découvrant l'oeuvre terminée, il formula ce voeu imprudent qu'un malin démon entendit.

Comme tout être jeune, Dorian est influençable et le malheur voulut qu'il rencontrât lors d'une séance de pause chez Basil Hallward ( le peintre en question ) un ami de ce dernier : Lord Henry, personnage cynique lequel prendra une influence croissante sur l'esprit du jeune homme, jusqu'à devenir son âme damnée.

On a coutume de penser qu'une vie dissolue accélère le vieillissement des êtres or Dorian Gray se lancera dans toutes les expériences possibles et imaginables sans ménagements ni l'ombre d'un scrupule, tout en restant jeune et beau.

J'avais vu la pièce en 2011 ( c'est dire le succès qu'elle a rencontré ! ) et Grégori Benchenafi incarnait alors Dorian de toute sa féline beauté. Arnaud Denis nous offre un physique plus classique dirons-nous, tout entier investi dans ce qu'il représente.

Le soir où j'ai assisté à la représentation Thomas le Douarec prêtait sa puissance d'expression à Lord Henry.

Fabrice Scott, " enkilté de première ! " ( on a bien le droit d'être écossais, non ? ) était Basil Hallward dont le malheur fut d'être un portraitiste de talent.

Seule interprète féminine en cet univers masculin, Caroline Devismes déploie toute l'étendue de ses possibilités en se glissant successivement dans la peau de Sybil Vane, de Sally la prostituée et finalement de la duchesse.

La scénographie que l'on doit également à Thomas Le Douarec est sobre mais brillante, mise en valeur par les judicieuses lumières de Stéphane Balny.

Les spectateurs sont littéralement sous le charme du spectacle, c'est donc un rendez-vous à ne pas laisser passer !




Simone Alexandre

 

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15:49 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

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